ETOILE ET SES POTES

*****Ephemeride des mois de janvier, fevrier et mars 2019 ****

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Message par Invité le Mer 9 Jan - 14:45

Saint Breton et Celtique Saint Adrian

Saint Adrian né en pays berbère au 6e siècle, refuse le poste d'archevêque de Cantorbery, mais y crée un centre d'enseignement

variantes : Adrian (Bretagne) - Adrien (France) - Aidrian (Irlande) - Hadrien (France) -

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Message par Invité le Jeu 10 Jan - 12:36

Bien  lu  l'éphémeride  mais  pas  eu le  courage  pour  l'historiette..Merci  Auzelles.  
Merci  cicise  pour  tes précisions

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Message par Auzelles le Jeu 10 Jan - 13:00



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L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Guillaume ainsi que les Billy, Guillemette, William et Willy.
Nous avons accompagné Michelle à sa dernière demeure, on pense à toi en ce jour triste pour nous.
Demain, nous fêterons les Paulin d'Aquilée.

Le 10 janvier est le 10e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 355 jours avant la fin de l'année, 356 en cas d'année bissextile.
C'était généralement le 21e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la pierre à plâtre.

à Marseille :
le soleil se lève à 8h 09
le soleil se couche à 17h 26
durée d'ensoleillement : 9h 16 (+1mn)

Citation du jour :
« Je sortirai du camp, mais quel que soit mon sort,
J'aurai montré du moins comme un vieillard en sort. »
Adolphe Dumas

Dicton du jour :
« Mieux vaut chien enragé, que chaud soleil en janvier. »
« Beau temps à la Saint-Guillaume, peu de blé, beaucoup de chaume. »

Proverbe du jour :
« Plus on sait, moins on affirme. »

Événement du jour :
1949 : RCA lance le 45 tours
La maison de disque américaine RCA met en vente un nouveau type de disque en vinyle qui prendra le nom de 45 tours du fait de sa rotation de 45 tours par minute. Grâce à cette invention, qui permet d'écouter 8 minutes de musique sur chaque face, les artistes vont se lancer sur un nouveau marché, la vente de "single".
1971 : Coco Chanel, la grande créatrice de mode française, s'éteint à l'âge de 87 ans. En 1955 elle a été reconnue comme le couturier le plus représentatif de son siècle.
1991 :La France adopte la loi Evin
La France se dote d’une loi visant à réduire la consommation d’alcool et de cigarettes, en tant que produits néfastes pour la santé et impliquant une forte dépendance. La voie choisie par le député PS Claude Evin repose essentiellement sur la neutralisation de la publicité et l’obligation de messages préventifs : promouvoir la cigarette est désormais interdit tandis que l’alcool n’a plus le droit de citer à la télévision et au cinéma. Concernant le tabac, le texte doit également défendre les « fumeurs passifs » en interdisant de fumer dans les lieux publics. Elle provoque la colère des producteurs d’alcool ainsi que des cafés et autres restaurants qui d’ailleurs opterons pour une application limité.

L'historiette du jour :
Je suis devenu méchant de Michel Wine

Merde !
La deuxième fois que je me casse la figure dans ce bois.
Heureusement que j'ai des gants, j'ai chaud maintenant, habillé avec un gros blouson et ma cagoule remontée en bonnet.
Depuis le chemin qui longe, ça paraît facile, mais à la tombée de la nuit, c'est une autre histoire.
Je viens de me taper un kilomètre en bord de route, maintenant je me farcis ces putains de branches et les ornières.
Je vois le petit bâtiment plus loin dans la clairière. Il va prendre cher, le mec, quand je vais le chopper.

Lire la suite:
Le plus important, surtout ne pas perdre mon petit sac à dos et le matériel.

***

Quelques jours auparavant

Ça doit faire une heure que je poirote dans la voiture à surveiller l'entrée du petit super marché.
Je sais qu'elle fait toujours quelques courses en sortant de son travail, juste à coté. Quelques voitures entre les nôtres me permettent de me dissimuler, mais je verrai bien quand elle va sortir du magasin.

Il n'est pas loin de dix-neuf heures, des tas de choses tournent dans ma tête.

Depuis six mois qu'elle m'avait quitté, je tournais comme un lion en cage, abusant d'alcool et de cigarettes. Mon boulot s'en ressentait, le patron m'avait convoqué pour une mise à pied.

Nos derniers échanges :

« Il ne faut plus que l'on se voit, je n'arrive plus à m'en sortir entre toi et mon mari qui commence à me soupçonner. Il va me rendre folle. »
« On peut se voir moins souvent, si ce n'est que ça. Tu sais que je tiens à toi. »
« Je le sais, mais je suis perdue, je n'arrive plus à réfléchir. Depuis plus d’un an que l’on sort ensemble, il faut qu’on fasse une pause. »
« On pourrait en discuter, se voir, je n'aime pas les SMS. »
« Je ne sais pas Jean-Luc, il faut que je me repose, que je me regroupe. »
« Je sais que tu tiens à moi également, il faut que l'on se voit. »
« Rendez-vous arrive. Bye. »

Plus aucune nouvelle depuis.
J'ai beau envoyer des messages, téléphoner, aucune réponse.
Elle a dû me mettre en liste noire.

De temps en temps je tente le numéro avec [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]#. Je tombe toujours sur son répondeur. La manière de me quitter, sans vraiment le dire explicitement, peut me donner de l'espoir ; je m'accroche à ça.

Depuis le temps, elle pourrait me remplacer, mais son mari veille au grain, sans doute. J’ai mis plus d'un an à pouvoir sortir avec elle, ce qui me rassure dans le fait qu'elle ne couche pas avec le premier venu.
Je cherche de l'espoir dans tous mes raisonnements.

Le parking se vide, je vais avoir du mal à me dissimuler malgré le peu d'éclairage.
D'habitude, elle est déjà sortie, je ne comprends pas.
Ou alors, elle s'est trouvé un petit ami et ils sont partis ensemble à la sortie du bureau.

Elle avait l'habitude d'inventer, pour son mari, quand on sortait ensemble, un repas de dernière minute avec des copines, ce qui lui permettait de rentrer tard.
Quelquefois, elle pouvait découcher, en invoquant le fait d'avoir trop bu au restaurant, de ne pouvoir conduire qu'après s'être reposée.
A priori, le mari était compréhensif, ou innocent. Je n'ai jamais approfondi la question, tant que c'était à mon avantage.

J'en étais à ce niveau de pensée quand la dernière voiture qui dissimulait la mienne s'en alla.
Je voulais juste la voir de loin, ce n'est pas mon genre de faire des histoires, me faire du mal à la voir passer simplement.

Je fume une dernière cigarette, et je vais partir.
Inutile d'attendre. Si elle est avec mon successeur, j'en aurai encore plus mal de le savoir.

Elle apparaît d'un seul coup à la sortie du magasin, je ne m'y attends pas, elle connaît ma voiture et regarde dans ma direction.
Elle se dirige vers moi, je n'ai rien préparé, je ne sais pas quoi faire.

— Bonsoir Jean-Luc, tu m'attendais ?
— Bonsoir. Un hasard. Je passais dans le coin, et j'ai reconnu ton véhicule. Ne t'inquiète pas, je m'en vais, je voulais juste te voir de loin.
— Attends, ne bouge pas, je viens avec toi. J'envoie un message chez moi et on va au restaurant.

Je ne sais plus quoi faire. Je suis heureux de la voir, mais je ne sais quelle attitude adopter.
J'ai l'impression d'être le fautif alors que c'est elle qui a décidé le « silence radio ».
Je ne suis pas prêt à lui faire des reproches ; je n'en ai pas envie, d'ailleurs.

Elle monte dans la voiture et me guide jusqu'à un restaurant qu'elle connaît.

— Depuis combien de temps on ne s’est pas vus ? J'ai eu pas mal de soucis, d'ailleurs.
— Six mois. Six mois que je n'ai plus de nouvelles. Je te trouve les traits fatigués, d'ailleurs.
— Ah bon ? Je travaille beaucoup, énormément. Mon mari m'a fait la vie dure, mais ça se calme. Je ne vois plus le temps passer.
— Je t'ai envoyé des messages, téléphoné, mais jamais de réponse. J'ai supposé que tu avais mis mon numéro de côté.
— Non, Jean-Luc. Mais au tout début, tu m'as appelée un soir. Mon mari est arrivé et m'a fait toute une histoire pour savoir qui appelait si tard. J'ai dû te mettre en liste noire pour éviter ça. Je vois bien arriver tes SMS mais je ne veux pas les lire, ça me ferait trop mal.

Je n'en sais pas plus, elle ne parle que des projets de la société qui l'emploie, de son implication, même le week-end, pour une future évolution et de nouveaux marchés à créer.
Elle se donne à fond pour s'occuper et dilue, par la même occasion, les suspicions de son mari.
C'est tout juste si elle me demande de mes nouvelles. Mais elle est ainsi, je la connais bien à ce niveau, toujours sur la brèche et sans vraiment s’intéresser aux autres.

Une question me brûle les lèvres, mais je n'ose pas.
M'a-t-elle remplacé ?
J'ai l'impression qu'elle parle beaucoup, pour ne pas devoir laisser des questions en suspens.

— Au fait, j'ai revu Gabriel, par hasard. Il est venu demander un devis au bureau et je m'en suis occupé. Mais je ne veux plus le revoir, c'est certain.

Là, j'ai eu un haut-le-cœur. C'est mon prédécesseur. Un cavaleur invétéré.
Je crois qu'elle tenait beaucoup à lui, et qu'elle est sortie avec moi pour se consoler.
Je pense le lui avoir fait oublié, quelquefois. Nos sentiments devenaient réciproques.
Il l'a ridiculisée plusieurs fois en draguant ses copines, mais je suis certain qu'elle y pense encore.

Nous avons changé de sujet rapidement, à mon initiative. Je n'ai pas envie que l'on parle d'un passé, et préfère me situer dans ce présent, avec elle.

Nous avons pris quelques nouvelles d'amis communs et, le repas fini, je l'ai raccompagnée à sa voiture.

— J'ai pris un peu plus d'assurance avec mon mari. De toute façon, nous avons pris l'initiative de divorcer. Ça ne va plus du tout.
— Tu vas pouvoir être libre maintenant, je vais pouvoir t'inviter au restaurant.
— On verra. De toute façon, c'est devenu un peu plus calme chez moi. Un soir, j'ai découché direct sans lui inventer de raison. Il n'a pu rien dire.

D'un seul coup, j'ai eu très mal et je lui ai demandé.

— Une sortie inopinée entre copines ?

Dans l'euphorie de me dire qu'elle avait découché sans mentir, je voyais qu'elle bredouillait, qu'elle était en train de réfléchir.

— Oui et non. Tu me connais, des fois je décide au dernier moment, mais c'est la seule fois. Nous allons nous séparer, mais j’ai un certain respect envers lui.

Je lis dans ses yeux quelque chose que je n'aime pas.
Je n'ose pas le lui demander directement, et je vois qu'elle n'a pas envie que j'insiste.

Je viens de comprendre instantanément. Elle a renoué, ne serait-ce qu'une fois, je tente d'y croire, avec son ex.
Je suis convaincu qu'elle n'est pas du genre à se laisser aller avec quiconque – il n’est pas quiconque justement – mais j'ai très mal au fond de moi.

— Tu sais que je t'aime toujours, et que tu vas devenir indépendante si tu divorces. Mais je ne te demande rien.

On s'est embrassé, elle n'a pas fait de difficultés à ce que l'on fasse presque comme avant.
Il manque un peu d’un certain moment, mais après six mois.

Je n'ai rien demandé et rien obtenu de plus sur nos sentiments, je n'ai pas voulu la bousculer.

Elle a décidé de passer ce soir avec moi, mais je ne comprends pas, rien n’a été échangé sur le devenir.
On s'est promis de se rappeler.

J'ai toujours été trop respectueux, trop poli : ça va changer.
Quelqu'un va l'apprendre.

***

Le puni de service

Patron d’une petite société, je savais qu’il finissait toujours tard le soir, largement après ses employés.
Situé juste à un kilomètre de la route principale, on accède dans une clairière où se trouve l’entrepôt.
Je suis passé plusieurs fois pour repérer l’endroit, mais plus souvent de jour et à bonne distance, pour éviter que l’on me voit. Le chemin se termine en impasse.

Je suis préparé ce soir-là : quelques bonnes rasades de mon alcool préféré, histoire de me donner du courage, un jouet pistolet, plus vrai que nature, des morceaux de bois solides, genre rouleau à pâtisserie, une oreillette et un dictaphone.

Pour faire plus méchant, une cagoule, un gros blouson, des gants et trois ou quatre rouleaux de chatterton à usage multiple non défini.
Un couteau à viande bien pointu complétera la panoplie.

La plupart du matériel dans un petit sac à dos, je me gare à côté d’un complexe de restaurants situé près de la route, et pas trop loin de l’embranchement champêtre.

Je suis meurtri quand j’arrive enfin près des murs.

Je vois un bureau éclairé, une seule voiture devant, celle de Gabriel sans nul doute.

Je me souviens, des dires de ma copine, qu’il aime les grosses allemandes.
Par contre, je ne sais pas à quoi il ressemble, mais dans ma tranche d’âge à coup sûr. Je ne l’imagine pas fricoter avec quelqu’un de trop jeune ou trop vieux, on a son amour-propre quand même.

La lumière s’éteint, je m’avance doucement à côté de la voiture, le dos courbé. J’ai saisi une des matraques.

J’entends le « bip » d’un code, celui du bureau sans doute, et le claquement d’une serrure.

Des pas s’avancent vers moi, et d’un seul coup, la voiture s’illumine.
Merde !
Je rampe derrière le coffre et je m’accroupis.
Être méchant, c’est tout un métier, pas le mien. J’apprends sur le tard, et là, j’ai plutôt l’air con, planqué derrière.

La portière claque, le moteur démarre, je n’ai pas bougé, je suis tétanisé.
Je réfléchis à toute vitesse parce que s’il recule, il m’écrase, et si je me lève, il me voit et m’écrase quand même, par peur.
La voiture se met à reculer, je glisse tout doucement dessous.
Je glisse mon bâton dans la jante arrière, un début de craquement se fait entendre et la voiture freine enfin.
J’entends le frein à main, la portière s’ouvre et je vois des pieds qui s’approchent.

— C’est quoi ça ?

Je vois le manche bouger, il est en train de tirer dessus pour le dégager.

Je l’entends crier. D’un seul coup, des pieds qui dérapent dans le gravier. Je vois un corps qui tombe en arrière et le silence d’un moteur qui ronronne. Je suis en train de me dégager.
Je m’avance doucement vers lui, je suis en train de fouiller dans mon sac pour sortir mon faux pistolet.
Il ne bouge pas, mais je l’entends respirer fort.

Je fais quoi maintenant ?
Le chatterton, il faut que je l’empêche de bouger.
Je met l’arme factice dans ma poche, je le retourne sur le dos, je lie ses mains et ses pieds.
Je coupe le contact de la voiture, les phares s’éteignent doucement et je le regarde.
Je vois mal, peu d’éclairage, mais on dirait quelqu’un de belle prestance.
Je descends ma cagoule, c’est idiot avec le peu de lumière, mais j’ai prévu un scénario complètement débile pour lui faire peur.

Je dois me faire passer pour un gros bras, tout au moins un enquêteur chargé par le mari de trouver l’amant de sa femme.
Comme dans ces films de série Z – je dois en avoir trop regardé.

Il est en train de gémir, il tente de bouger.

— Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Pourquoi je ne peux pas bouger ? Qui êtes-vous ?

Je me racle gorge, je tente de prendre une grosse voix.

— C’est moi qui pose les questions, tu la fermes.

Je lui met le pistolet sur les lèvres, comme dans les film. Je n’ose pas le lui enfoncer dans la bouche et lui faire mal.
J’ai encore des choses à apprendre pour faire le vilain des films.

— Je vais t’expliquer, tu ne feras que répondre et je te laisse partir. Dans le cas contraire, tu risques de perdre des morceaux de toi. On est d’accord ?
— Si vous voulez de l’argent, c’est dans mon sac. Tout y est, prenez tout.

Je descends le pistolet sur son genoux, comme j’ai vu faire.

— Je pose des questions et tu réponds. Tu ne vas pas bien marcher si tu n’écoutes pas. Tu me dis oui si tu as compris.

Je sens son effroi, mais il me dit oui.

— Je vais donc t’expliquer. J’ai été engagé par un certain monsieur, qui veut savoir si tu as baisé sa femme. Il n’est pas très content et veut que tu disparaisses définitivement de son horizon. Tu comprends, disparaître ?

Il acquiesce de la tête.

— Donne-moi le nom de cette personne, pour voir si on tombe d’accord.
— Catherine, Marie, Julie, Sylvie, encore Marie, je crois que j’en ai oublié, je suis désolé.

Je ne m’attendais pas à ça, je lui demande quoi maintenant ?
Mince, il est plus pourri que je le croyais.
J’ai oublié de sortir mon dictaphone, ça ne fait pas professionnel.
Je fais semblant de le mettre en marche, et le mets à côté de sa bouche.

— Recommence lentement, j’ai besoin de faire mon rapport.
Il me réitère sa phrase.
— Cite moi les noms de famille.

Il me décline certains noms – que je ne connais pas, d’ailleurs – mais je reconnais celui de ma copine.

— C’est bon. J’appelle mon employeur, c’est lui qui va décider ce qu’il faut faire de toi.

Je m’éloigne de quelques pas, je fais semblant d’activer l’oreillette de mon téléphone, que j’ai laissé chez moi, d’ailleurs.
Je fais semblant de parler doucement, pour qu’il m’entende, et je le regarde.

— Bonsoir monsieur. Oui, je l’ai trouvé, il est en face de moi. Quand ? Je lui demande tout de suite.

— Marie Portefeux, c’était quand ?

— Il y a trois mois, j’ai appris par une amie commune qu’elle travaillait toujours. J’y suis allé, juste pour la voir, par curiosité, et ça s’est enchaîné, je ne peux pas m’en empêcher. Je suis désolé, dites-lui que je suis désolé. De toute façon, elle ne veux plus me voir. Elle m’a dit que c’était juste pour remuer un souvenir.
— Oui monsieur, il vient de le dire. Ça s’est passé comme vous dites. Que dois-je lui couper ? Je vais voir, mais ce n’était pas prévu. D’accord, je fais au mieux. Merci pour la prime. Bonsoir monsieur.

Je fais semblant de raccrocher.

— Il veut que je coupe quelque chose, il n’est pas content. Tu comprends ce que je dis ?
— Je vous en prie, je vous donne de l’argent, je vais me débrouiller. Prenez tout, mais ne me faites pas mal.

Il commençait à geindre, je ne voulais plus le regarder.

J’avoue avoir eu pitié. Je n’en aurais pas fait plus, mais je me forçais à rester dans ce rôle de composition.

— On va passer un accord. Je ne te dois rien, mais un homme à besoin de tout son matériel. Tu m’écoutes ?
— Oui, oui, je suis d’accord sur tout, je vous écoute.
— J’ai un mouchard sur le téléphone de la dame. Si je sais que tu tentes de la contacter, je finis le boulot. Si je sais qu’elle tente de t’appeler, je finis le boulot. Si je sais qu’une amie parle de toi, je finis le boulot. Si j’entends encore parler de toi, je finis le boulot. Comprends-tu ?
— J’ai tout compris, je suis d’accord, je suis d’accord. Je ne toucherai plus jamais une femme mariée, je vous le jure.

Il se remet à geindre, je l’entends dire :

— Merci, merci.

Là, j’ai un problème. Si je le détache, il va appeler les flics, ou me sauter dessus.
Il faut que j’improvise, je n’ai pas pensé à tout.

— Je te laisse un couteau, tu pourras te détacher. Je prends ta voiture et je la laisse sur le parking des restaurants que tu dois connaître. Les clefs seront derrière le pare-soleil. Si j’entends parler de flics, monsieur le saura sûrement, je reviens te voir dans une semaine ou un mois. J’ai un contrat et j’ai du temps, c’est mon boulot. Où se trouve ton téléphone ?
— Tout est dans la voiture, dans la sacoche. Merci, je vous remercie.

Je lui jette le couteau après l’avoir soigneusement essuyé, ça se fait dans les films. Je tire d’un coup sec le bâton de la roue, mais je fais attention, un accident est si vite arrivé.
Je ramasse les morceaux que je mets dans mon sac.

Dès que je démarre, j’enlève ma cagoule et je reviens au parking.
Personne alentour, ils sont tous en train de manger.
Il est près de vingt et une heure, je reprends la mienne et je rentre chez moi, content et en sueur.

Je suis devenu un méchant de romans.
Il faudra que j’achète les journaux locaux pendant quelques temps, juste pour lire les faits divers.

J’appellerai ma copine demain, juste comme ça, pour savoir, si jamais.
Je me demande si elle va pouvoir lire dans mon regard ce que je suis devenu.

J’ai toujours mal au cœur, mais je suis devenu méchant, et je suis parti rendre mon dîner dans la cuvette des WC.

Bonne journée à toutes et tous

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Invité te souhaite un bon moment agréable sur la toile

 
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Message par Invité le Jeu 10 Jan - 13:33

Calendrier des Saints Bretons
aujourd'hui nous fêtons les Ratian


Rajen (Bretagne) - Ratian (Bretagne) -

disciple de Guénolé au 6e siècle, protecteur de Tourc'h contre l'épidémie de peste

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Message par Invité le Jeu 10 Jan - 13:33

Merci Auzelles. Bonne  journée  à  toi  aussi

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Message par Etoile le Jeu 10 Jan - 17:54

1949 : RCA lance le 45 tours
La maison de disque américaine RCA met en vente un nouveau type de disque en vinyle qui prendra le nom de 45 tours du fait de sa rotation de 45 tours par minute. Grâce à cette invention, qui permet d'écouter 8 minutes de musique sur chaque face, les artistes vont se lancer sur un nouveau marché, la vente de "single".


Vous vous souvenez de ces disques, roooo mes premières boum la dessus.


1971 : Coco Chanel, la grande créatrice de mode française, s'éteint à l'âge de 87 ans. En 1955 elle a été reconnue comme le couturier le plus représentatif de son siècle.


Des tailleurs très représentatifs et connu,mais bon j'ai jamais aimé


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Message par Etoile le Jeu 10 Jan - 18:00

Ben dis donc, faut faire gaffe quand on prend un amant...mdr( lire historiette)


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Message par Auzelles le Ven 11 Jan - 6:56


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L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Paulin d'Aquilée.
Demain, nous fêterons les Tatiana ainsi que les Césarine, Tania et Tatienne.

Le 11 janvier est le 11e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 354 jours avant la fin de l'année, 355 en cas d'année bissextile.
C'était généralement le 22e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du sel.

à Marseille :
le soleil se lève à 8h 09
le soleil se couche à 17h 27
durée d'ensoleillement 9h 17 (+1mn)

Citation du jour :
« Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent. »
Antonin Artaud

Dicton du jour :
« Lune pâle, l'eau dévale. »
« À Saint-Paulin, on compte les hirondelles autour d'Amiens. »

Proverbe du jour :
« Qui cherche un ami sans défaut reste sans ami. »

Événement du jour :
1922 : Premier traitement anti-diabétique
A Toronto au Canada, un malade atteint de diabète est le premier homme à être soigné grâce à un traitement à l'insuline. Isolée le 27 juillet 1921 par le docteur Frédérick Grant Banting et son assistant Charles Best, l'insuline est une hormone pancréatique qui permet la régulation de la glycémie. Les recherches de Banting lui vaudront d'obtenir le prix Nobel de médecine en 1923.
1957 : Martin Luther King à la tête de la conférence des chrétiens dirigeants du sud
Après le succès obtenu lors de la campagne de boycott des bus de Montgomery, les élites noires des États du sud se retrouvent et fondent une nouvelle organisation : la conférences des chrétiens dirigeants du sud (Southern Christian Leadership Conference). Martin Luther King est élu président. La politique de cette organisation réside dans la non violence prônée par son dirigeant et a comme objectif principal l'égalité des droits civiques.
1962 : Le paquebot France, orgueil des Chantiers de l'Atlantique, quitte Le Havre pour sa croisière inaugurale. Le géant des mers jauge 55.000 tonnes ; il peut accueillir jusqu'à 618 passagers en première classe et 1626 en classe économique, tandis que son équipage compte 1000 personnes.

L'historiette du jour :
Le point d'interrogation de Stéphane Livino

La cérémonie religieuse arrivait presque à son terme. L’église bondée allait bientôt se vider de toutes ses ouailles hypocrites mues par une compassion feinte, venues rendre un dernier « hommage » à Elsa. Louis, prostré au premier rang, observait le cercueil en pin des Landes où reposait sa mère au pied du vaste autel. Elle lui avait promis : le jour de ses obsèques, il saurait.
Trente ans plus tôt, Elsa et Louis avaient quitté, contraints et forcés, leur fief ardéchois natal. Exprimant par écrit ses dernières volontés, elle avait cependant choisi d’y être inhumée, dans le petit cimetière accroché à la colline pierreuse qui dominait ce petit village proche de Privas, préfecture du département. Louis ne gardait comme vagues souvenirs de cet endroit que les railleries et les quolibets dont il était victime lors de ses premières années d’école. Alors qu’il cherchait un semblant de réconfort dans le regard du Christ résigné sur sa croix, ces humiliations oubliées resurgirent et le replongèrent dans son enfance douloureuse.

Lire la suite:
Louis est le fils d’un point d’interrogation. Il en acquit la certitude lors de son entrée en CP. C’est ce signe de ponctuation que sa mère inscrivit sur la fiche de renseignements cartonnée fournie par l’école, dans le cadre réservé aux renseignements concernant le père. Elle ne mesura pas la portée de son geste graphique. Des souvenirs d’enfance de Louis, c’est ce signe biscornu qui émerge en premier lieu : il va profondément marquer toute son existence.
Au début des années 70, où la monoparentalité était aussi taboue que l’homosexualité, la situation originale d’Elsa suscitait les rumeurs malveillantes des villageois engoncés dans leurs schémas familiaux traditionnels. Maintes fois, elle avait dû baisser la tête devant les regards accusateurs et transperçants de ses voisins. Les femmes étaient de loin les plus blessantes et les plus intolérantes. Au jardin d’enfants, elles contournaient avec mépris cette fille-mère qui osait fréquenter cet espace réservé aux épouses respectables qui avaient conçu leurs enfants avec des pères tout aussi respectables. Pourtant, la plupart de ces époux étaient notoirement infidèles. Un des jeux préférés des retraités, le plus souvent éméchés, qui passaient leurs journées à jouer aux cartes au bistrot situé en face de la mairie, était de trouver les potentielles ressemblances physiques entre Louis et certains notables du village, connus pour leurs frasques extra-conjugales commises, bien entendu, à l’insu de leurs conjointes : Louis semblait avoir le nez grec du directeur de la poste, son allure râblée était comparée à celle du pharmacien et sa tignasse noire rappelait la chevelure clairsemée du notaire. Elsa connaissait ces élucubrations de poivrots mais n’en avait que faire, tant que l’innocence de son jeune enfant était préservée. Personne ne savait et personne ne saurait.

Malheureusement, l’épisode du point d’interrogation lorsque Louis entra à l’école primaire marqua la fin du temps de l’innocence. L’enfant, jusque-là choyé et protégé par sa mère, n’avait pas pris conscience de sa différence. Désormais, la malveillance des adultes du village avait été transmise aux enfants dont la cruauté quotidienne envers Louis allait crescendo. Le virus de la méchanceté gratuite contaminait toute l’école et les élèves les plus âgés étaient de loin les plus infectés. « Tu es le fils de Giscard d’Estaing ou de Claude François ? », « Ton père, c’est l’homme invisible ? », « On dit que tu as plusieurs pères, c’est vrai ? ». La vie de Louis, peu après ses 6 ans, bascula donc dans la cour de l’école. Son identité singulière lui sauta à la gorge et ne le lâcha plus. Malgré son insistance, à plusieurs reprises, sa mère, au bord des larmes, refusa de lui livrer son secret. Elle jugeait inutile de lui révéler le nom d’un père qu’il ne connaîtrait jamais. Le point d’interrogation devint l’obsession de Louis.
Elsa quitta le village un mois après cette rentrée des classes qui sonnait le glas de l’insouciance. Elle s’installa dans la préfecture voisine où elle n’eut aucune peine à retrouver un emploi d’assistante-comptable. Louis fut scolarisé dans l’école du quartier paisible où la mère et son fils occupaient un deux-pièces exigu mais fonctionnel. Sur la fiche de renseignements, Elsa écrivit cette fois-ci : « Décédé ». Elle expliqua à son fils qu’un père mort lui causerait moins d’ennuis à l’école qu’un père inconnu. Louis ne comprit pas mais décida, ce jour-là, de ne plus jamais évoquer ce sujet avec sa mère. Il grandirait sans père et peu lui importait qu’il soit vivant ou mort. Le point d’interrogation laissait place, du moins pour un temps, aux points de suspension...

Tout être humain a besoin de se construire à partir de fondations solides sur lesquelles il édifie son existence, chaque expérience contribuant à en dresser les murs porteurs. Louis, lui, érigea sa vie sur des pilotis plantés dans des sables mouvants. L’entreprise s’avéra donc difficile. Louis se sentait fracturé en deux. L’une de ces deux parties de lui-même ressemblait à une étendue d’eaux troubles au milieu de laquelle il se débattait sans fin pour ne pas se noyer. L’absence de figure paternelle et son incapacité à en imaginer une pesa lourd sur son parcours d’adolescent.
Empêtré dans sa quête d’identité, il multiplia les expérimentations sulfureuses. Sa venue au monde avait été le résultat d’une transgression des codes moraux de l’époque et la suite de sa vie allait donc s’inscrire dans une continuité subversive. L’alcool et la drogue lui servirent un temps de bouée de sauvetage puis il fréquenta des groupuscules anarchistes aux idées nihilistes et violentes. Louis manqua de sombrer plusieurs fois, mais l’amour inconditionnel de sa mère sut le ramener avec abnégation sur la terre ferme. Cette période lui apprit qu’il devait se décentrer de lui-même pour espérer survivre. C’est en se consacrant aux autres qu’il trouverait son salut dans l’existence, qu’il finirait par s’accepter et réduirait ainsi la fracture.
À 20 ans, il devint éducateur spécialisé, métier dans lequel son investissement et son paternalisme relevaient d’un sacerdoce laïc : il considérait chaque jeune qui lui était confié comme son propre enfant et, en s’appuyant sur son expertise en esprits tourmentés, il déployait une énergie folle à remettre dans le droit chemin de l’existence ses brebis égarées. Ce rôle de berger des âmes lui donna la légitimité qui lui faisait défaut et l’éleva au-dessus de lui-même pour être utile à ses contemporains. Au décès de sa mère des suites d’une longue maladie, Louis dirigeait un centre de réinsertion sociale de jeunes adultes dans la région lyonnaise.
Une autre passion lui avait permis de surmonter la phase tempétueuse de sa jeune existence : la poésie. Le goût pour les sonnets et les alexandrins, c’est Elsa qui en était à l’origine. Issue d’un milieu ouvrier, elle n’avait pas une grande culture littéraire mais la poésie avait toujours occupé une place particulière dans son existence. Dans les journaux intimes de son adolescence, elle ponctuait le récit de chaque journée par un vers évocateur. Elle devait cette inclination à un professeur de français charismatique qui déclamait des poèmes debout sur sa chaise pour conclure chacun de ses cours. Lorsque Louis était enfant, après le départ vers Privas, sa mère l’apaisait le soir à l’heure du coucher en lui lisant quelques strophes de Rimbaud, Verlaine, Desnos et surtout Aragon. Il n’en percevait que rarement le sens mais la musique des mots le transportait rapidement vers un univers doux et apaisant propice à un sommeil réconfortant. Adulte, il perpétua donc cette tradition familiale et resta un lecteur assidu de poésie.

Lorsqu’Elsa rendit son dernier souffle, l’infirmière du service des soins palliatifs remit à Louis une lettre, comme la mourante le lui avait demandé. L’expression de ses dernières volontés y était formulée, dont celle d’être enterrée dans ce village maudit qu’ils avaient dû fuir trente ans auparavant. Louis, d’abord incrédule, laissa tomber la lettre lorsqu’il comprit le choix du lieu de sépulture. Elsa avait écrit : « Tu vas connaître enfin la vérité. Ton père sera présent à mes obsèques. Je lui ai demandé de lire quelques vers d’Aragon. Tu reconnaîtras "Les yeux d’Elsa", j’en suis sûre. Ne va pas vers lui, il ne viendra pas vers toi. Préserve le secret comme il a dû le préserver lui aussi. Tu ne pouvais être son fils comme il ne pouvait être ton père. Je t’aime mon Louis. » Ces phrases énigmatiques éclairèrent Louis. Il interpréta qu’il devait être le fruit d’une relation éphémère entre sa mère et un homme marié du village qui n’avait jamais reconnu sa paternité. Déçu, il trouva « son » histoire vulgaire, mais les épreuves traversées avaient fait de lui un roc que rien ne pouvait ébranler. La découverte tardive de son minable géniteur n’était pas du genre à le faire vaciller.
Un murmure discret se propagea dans l’église. Le vieux prêtre du village, le père Antoine, avait demandé à l’auditoire de se lever. Tout en restant à leur place, les gens s’orientaient légèrement vers l’allée centrale pour s’incliner au passage de la dépouille d’Elsa. Les porteurs des pompes funèbres étaient déjà en place, le visage neutre et professionnel encore tourné vers l’autel. Le corps de Louis trahissait sa fébrilité. Malgré la chaleur estivale, il tremblait de tous ses membres. « Il » n’était pas venu et n’avait même pas eu la dignité de respecter les dernières volontés d’Elsa.
Le prêtre n’avait plus qu’à prononcer la formule qui mettrait fin à la cérémonie. Il s’avança vers le cercueil et prononça ces paroles :
— À la demande de la défunte, passionnée depuis toujours par la poésie, je vais vous donner lecture de quelques vers de Louis Aragon, son auteur préféré.
Dans l’esprit de Louis, le point d’interrogation se métamorphosa en un point d’exclamation !
La surprise laissa alors la place à la tristesse. La gorge nouée par l’émotion, le fils écouta son père lire les quatre premiers alexandrins des « Yeux d’Elsa » :
« Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire ».

Bonne journée à toutes et tous

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Message par Auzelles le Sam 12 Jan - 6:51

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L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Tatiana ainsi que les Césarine, Tania et Tatienne.
Prénoms fêtés autrefois : Arcade.
Demain, nous fêterons les Yvette ainsi que les Jutte.

Le 12 janvier est le 12e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 353 jours avant la fin de l'année, 354 en cas d'année bissextile.
C'était généralement le 23e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du fer.

à Marseille :
le soleil se lève à 8h 09
le soleil se couche à 17h 28
durée d'ensoleillement : 9h 19 (+1mn)

Citation du jour :
« On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer. »
Pierre Choderlos de Laclos

Dicton du jour :
« Arcade et Hilaire gèlent les rivières. »

Proverbe du jour :
« Rien ne sèche plus vite qu'une larme. »

Événement du jour :
1922 : Démission d'Aristide Briand
Le 12 janvier 1922, le Président du conseil Aristide Briand constate l'hostilité quasi générale de ses ministres et du président Millerand à sa politique de réconciliation avec l'Allemagne. Il démissionne sans attendre d'être renversé par une motion de censure de la Chambre des députés. Il est remplacé par l'ancien président Raymond Poincaré.
1956 : Poujade sème la panique
Le 12 janvier 1956, aux cris de « Sortez les sortants », 52 députés font leur entrée à l'Assemblée nationale, à Paris... Deux ans plus tard, la Ve République « sortira » tout le monde ! Artisans ou commerçants originaires des petites villes et du monde rural, les nouveaux députés se réfèrent à un chef de file charismatique, Pierre Poujade. Il les a lancés à l'assaut de l'Assemblée en négligeant, lui-même, de se faire élire député…
2010 : Un séisme de magnitude 7,3 secoue la République d'Haïti et détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince. On dénombrera plus de 316 000 morts.

L'historiette du jour :
Le mystère John Charpentier de Francis Sapin

— Pardon de vous déranger, monsieur. Connaissez-vous un certain John Charpentier ?
Réprimant une pointe d’agacement, je levai le nez de mon cocktail et me mis à regarder la jeune femme plantée devant moi. Je ne l’avais jamais vue de ma vie. En l’observant d’un peu plus près, je constatai qu’elle devait avoir entre 25 et 30 ans. Ses longs cheveux blonds étaient rassemblés en un chignon très sage et sa silhouette svelte semblait, de son côté, ne faire qu’un avec un trench-coat informe. Pas vraiment le genre de personne que je me serais attendu à voir débarquer ici, au Skyline Lounge Bar. Pourtant, je devais reconnaître qu’à sa manière, elle était assez jolie, pour peu qu’on apprécie le genre « provinciale perdue à Paris », ce qui n’était pas mon cas. Je me mis à bailler d’ennui. Elle insista.

Lire la suite:
— John Charpentier... c’est un trader. Il vient souvent ici. Vous êtes bien trader vous même ?
Je soupirai, puis je repris la lecture de mon journal financier.
— Je ne le connais pas personnellement, désolé.

Malgré mon attitude glaciale, elle ne sembla pas décidée à partir. Bien au contraire. Avant que j’aie eu le temps de réagir, elle attrapa un fauteuil à la table voisine et vint s’installer à la mienne. Puis elle entreprit de me fixer du regard à son tour, comme pour me défier de protester ou même d’appeler le serveur. Dans ses yeux intenses et vibrants, je décelai un mélange improbable de détermination et de frayeur, de force et de naïveté. Elle tint bon durant de longues secondes avant d’abandonner, soudainement, la partie pour regarder en direction du bar. Le barman s’était absenté, ce qui sembla la soulager. De mon côté, je commençai à me demander si je n’avais pas affaire à une prostituée. Après tout, ça n’aurait pas été si étonnant ! On était au 19ème étage de l’hôtel Mélia à la Défense, un endroit fréquenté en majorité par des hommes qui brassaient beaucoup d’argent.... Peut-être même que le serveur touchait sa part, va savoir ! Pourtant, je compris rapidement que la jeune femme qui se tenait en face de moi ne cherchait absolument pas à séduire qui que ce soit. Je la vis même tenter de maîtriser le tremblement de ses doigts, un peu à la manière d’une enfant prise en faute. Est-ce que cela m’attendrit ? C’est possible. Est-ce que cela attisa ma curiosité ? C'est certain. Après avoir vérifié qu’aucun touriste de l’hôtel ne nous regardait, je lui fit signe de continuer : puisqu’elle était là, autant l’écouter.

Elle avait rencontré John Charpentier ici-même, au Skyline Lounge Bar, il y a un peu plus d’un mois, alors qu’elle officiait en tant que serveuse intérimaire. En temps normal, j’aurais considéré cette histoire avec le même mépris que si l’on m’avait obligé à visionner un téléfilm de fin d’après-midi sur M6. Et pourtant, le héros principal étant John Charpentier. Je choisis de l’écouter avec un certain intérêt. John Charpentier, pour ceux qui ne le savent pas, est l’un des plus célèbres traders actuels. Le meilleur, même. Une sommité, un cador, un prince... aussi mystérieux que réputé. L’intuition qui m’avait amené en ce lieu ne m’avait donc pas trompé. Le Skyline était « the place to be ». Situé en plein cœur de la Défense, il bénéficiait à la fois de la clientèle de l’hôtel de luxe qu’il coiffait et de la proximité avec toutes les banques et autres établissements financiers internationaux. D’après la rumeur, la grande majorité des courtiers de Paris étaient des habitués du lieu. Ils fréquentaient l’établissement principalement le soir, après la fermeture des marchés. Pourtant, d’après ma blonde interlocutrice, certains appréciaient parfois de faire leur transactions ici, au calme, dans la journée. Des indépendants pour la plupart, les yeux rivés à leur ordinateur, observant des courbes de valeurs multicolores et perpétuellement en mouvement. Plus exceptionnellement, on y croisait également des gens comme John Charpentier qui cherchaient juste à se ressourcer le temps d’un café ou d’un cocktail. Ils appréciaient particulièrement l’endroit pour ce qu’il était : un pur établissement élitiste au décor design et raffiné. C’est d’ailleurs en admirant sa vue imprenable sur les plus grands monuments de Paris que la jeune serveuse et lui avaient sympathisé... puis qu’il l’avait invitée à sortir. On imagine la suite. Un vrai conte de fée. Ou pas...

Le soir même, il l’avait convaincue d’investir ses économies dans des placements financiers sûrs. Une véritable aubaine pour cette jeune femme modeste qui pouvait ainsi espérer voir son avenir prendre une meilleure tournure. Pourquoi aurait-elle eu des doutes ? John Charpentier était un des meilleurs traders de France. Un homme à la réputation solide, connu pour ses succès sur la plupart des grandes places financières du monde, un homme discret également, dont peu de photos étaient parues dans la presse. Il avait la réputation de fuir les journalistes et les reporters TV. Même les gens du métier savaient peu de choses sur lui. Seuls quelques courts articles dans la presse financière relayaient son actualité. Je savais, par exemple, qu’il avait été récemment engagé à prix d’or par un consortium de placements basé à la Défense et qu’il y faisait, comme à son habitude, des miracles. J’avais moi même l’ambition de le rencontrer un jour, avec le secret espoir de profiter de son expertise et, pourquoi pas, d’intégrer son équipe... Ce qui expliquait sans doute pourquoi j’avais laissé cette fille me parler. Mais la suite de son histoire me doucha quelque peu.

L’homme qu’elle me décrivait n’était pas John Charpentier.
Dans les rares articles de presse qui lui avaient été consacrés et que j’avais pu consulter, on évoquait un homme proche de la cinquantaine et plutôt introverti. Celui dont me parla la jeune femme était jeune, la trentaine comme moi, et était plutôt exubérant. D’autre part, elle fut incapable de me décrire précisément la nature des placements financiers qu’il avait effectués pour elle. Des « produits vanille » c’est tout ce qu’elle sut me dire. On ne peut pas faire plus vague. Pour ceux qui l’ignorent peut-être, c’est un simple terme générique pour certains produits spéculatifs. Elle n’avait ni reçu, ni détail des opérations effectuées. Seul son découvert bancaire attestait que des virements importants avaient été opérés vers un compte inconnu. Et bien évidement le faux John Charpentier ne donnait plus signe de vie depuis une semaine. Son numéro de téléphone avait même été résilié.
Elle s’était faite berner.

Lorsque je lui annonçai que je ne pouvais rien faire, elle se décomposa. On peut la comprendre. Personne n’aime se faire avoir. J’allais lui conseiller gentiment de porter plainte, d’aller voir la police et donc de me débarrasser rapidement le plancher... sauf que le serveur choisit justement ce moment là pour réapparaître. Il me proposa un autre cocktail, cadeau de la maison, se confondit en excuses puis entraîna la jeune femme manu militari derrière le bar où je les entendis se disputer durant de longues minutes. Je finis par reprendre tranquillement la lecture de mon journal et le calme sembla revenir peu à peu. Tout bien considéré, cet intermède avait été plutôt distrayant. Sauf pour la fille, bien sûr. Mais c’était son problème, pas le mien. Plus tard, le serveur m’apporta le cocktail promis et je me mis à le siroter tout en contemplant la vue magnifique à travers les baies vitrées. C’était pour ça que j’étais venu, pour être honnête. Les immeubles des plus grandes banques étaient là, devant moi. Ceux des compagnies d’assurance également, ainsi que ceux moins connus de fonds de pensions et autres organismes d’investissement. C’était mon futur univers professionnel. Je venais d’être recruté comme assistant trader dans une célèbre banque française dont j’espérais gravir rapidement les échelons. J’étais ambitieux et je l’assumais.

Lorsque je rejoignis le bar une heure plus tard pour régler ma note, je fis un bref détour par la terrasse nord, histoire de ne pas partir sans voir ce que les guides touristiques considéraient comme l’un des meilleurs points de vue sur Paris. Et c’est ainsi que je repérai à nouveau la blonde de tout à l’heure, non loin d’un groupe de touristes. Elle se tenait à la rambarde, raide comme une statue, le regard dans le vague. Autour d’elle, un groupe de sexagénaires américains s’extasiait sur le panorama et notamment sur la tour Eiffel... mais pas elle. Un pressentiment me serra la gorge. Avant que j’ai eu le temps d’y réfléchir, j’avais franchi les quelques mètres qui me séparaient d’elle. Un réflexe. Un stupide réflexe. Je me maudis intérieurement car je savais qu’en faisant ça je risquais de récolter plus d’ennuis que de bénéfices, ce qui n’était pas du tout dans mes principes.

Je vins m’adosser à la rambarde à côté d’elle sans la regarder. Elle ne bougea pas.
Prenant l’air le plus cool possible, je finis par lâcher.
— Dites, vous ne comptez pas sauter, au moins ? On n’est plus en 1928, vous savez ?
Bingo. Mon sarcasme la fit réagir immédiatement
— Et pourquoi pas, répondit-elle avec colère. Qui s’en soucierait ? Sûrement pas vous.
Je répondis par une moue indifférente.
— C’est pas faux ! Mais pensez à votre ami le barman. Il va sûrement perdre son job si vous faites cette bêtise.
À sa tête, je compris que j’avais touché un autre point sensible.
— Oh ! Ils vous ont virée vous aussi ? Et j’imagine que je ne suis pas le premier client que vous importunez à cause de ce pseudo John Charpentier qui vous a arnaqué.
Elle acquiesça et le silence devint subitement lourd. À sa respiration, je compris qu’elle se préparait vraiment à sauter, qu’elle allait le faire probablement dès que les touristes se seraient éloignés. Il ne resterait bientôt plus que moi entre elle et le vide. On le savait tous les deux. Elle marmonna.
— Vous devriez partir. Ce n’est pas votre affaire.

Avec autorité, je pris la jeune femme par le bras, exactement comme le serveur l’avait fait peu de temps avant et je la sortis sans aucun ménagement de la terrasse. Avant qu’elle ait eu le temps de dire ouf, je l’avais littéralement jetée sur le fauteuil de tout à l’heure, faisant trembler le verre vide de mon cocktail resté sur la table. Elle protesta et tenta de se relever.
— Vous êtes fou. Laissez moi !
Je la repoussai à nouveau sur le dossier puis lui fis signe de rester tranquille. Elle se calma. Je sortis mon portable. Après deux minutes à pianoter dessus je lui tendis l’appareil.
— Tapez votre numéro de compte bancaire !
— Quoi ? NON !
— Tapez ce putain de numéro de compte bancaire ! Vous craignez quoi ? Que je vous vole vos dettes ? Tapez-le !
Elle obtempéra. Puis elle me laissa faire. Lorsque je m’assis à ses côtés, elle se contenta de me faire de la place en prenant une mine boudeuse. Seul signe qu’elle savait parfaitement que sa vie était dorénavant entre mes mains, ses doigts se remirent à trembler... ce qu’elle tenta de cacher en croisant les bras. Quant à moi, je fis ce que j’avais à faire et ce que je savais parfaitement faire : lire des lignes de comptes bancaires, réfléchir, consulter des sites d’actualité boursière, organiser des mouvements de fonds, des transferts d’actifs, de dividendes. Je maîtrisais mon sujet exactement comme l’aigle sait voler, avec énergie, force et majesté. D’un regard, je fis même en sorte que le serveur nous laisse tranquille. L’après-midi se déroula ainsi, dans le décor feutré du Skyline bar redevenu désert, le silence uniquement entrecoupé de brèves conversations avec des contacts que j’avais dans différentes agences de courtage. Ni elle ni moi, nous ne bougeâmes tant que ce ne fut pas fini. Bientôt, la nuit tomba.

Lorsque je la quittai enfin, saine et sauve 19 étages plus bas, j’avais renfloué ses comptes. Sans rentrer dans le détail, mon précédent travail de courtier consistait à placer l’argent de riches retraités. Ceux-ci ne comprenaient pas toujours ce que j’en faisais mais comme ça leur rapportait de confortables dividendes, ils s’en fichaient. Bref, l’argent circulait, sautait d’un investissement à un autre tel un courant à la fois sauvage et domestiqué, bla bla bla... Je n’avais eu qu’à détourner temporairement une partie de ce courant vers le compte de la jeune femme. Mes retraités en concluraient que la bourse avait parfois des hauts et de bas et finiraient par oublier. De son côté, la blonde écervelée avait économisé un saut dans le vide. Et quant à moi, j’avais tout simplement gagné le fait de commencer ma nouvelle vie de trader par une bonne action... Ha ha ! Non je déconne ! Vous me voyez dans le rôle du preux chevalier ? Sérieusement ? Moi non ! Par contre, réfléchissez simplement à ceci. J’avais parfaitement su gérer un risque (celui de me retrouver potentiellement associé à un fait divers sordide). J’avais aussi su investir au bon moment et faire un montage financier complet pour ma cliente. Et enfin j’avais débarrassé le Skyline Lounge Bar d’une potentielle emmerdeuse suicidaire, ce que ne manqua pas de remarquer le serveur et ce qui m’assura par la suite d’avoir une table réservée à toute heure du jour et de la nuit. Une excellente opération, vous en conviendrez.

Bien sûr, je ne revis jamais cette jeune femme. Je ne me souviens même pas de son nom. Mais je finis tout de même par rencontrer John Charpentier, le vrai, 5 ans plus tard. C’était lorsqu’il se fit virer de son poste pour délit d'initié et qu'il fut remplacé par un jeune loup aux dents longues : votre serviteur. Je doute qu'il aurait jamais apprécié l'ironie de la situation. Moi si... Je l'avoue !


Bonne journée à toutes et tous

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Message par Etoile le Sam 12 Jan - 8:01

2010 : Un séisme de magnitude 7,3 secoue la République d'Haïti et détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince. On dénombrera plus de 316 000 morts.

Nous avion fait une collecte et nous l'avions envoyé ,je me rappelle


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Message par Etoile le Sam 12 Jan - 8:06

Intéressante, comme quoi on peut tout faire quand on est trader


Dernière édition par Etoile le Sam 12 Jan - 14:31, édité 1 fois


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Message par Invité le Sam 12 Jan - 14:17

Calendrier des Saints Bretons
aujourd'hui nous fêtons les Aofred


forme bretonne d'Alfred ou d'Aelred
Variantes
Ailfred (Irlande) - Ailfrid (Irlande) - Aofred (Bretagne) - Alfred (France) - Aelred (Angleterre)

Saint Aelred
Abbé de Rievaulx (+ 1167)

Il aimait lire Cicéron. Raffiné, il réussissait à merveille à la cour du roi d'Ecosse par son charme et son aménité. Ce qu'il désirait, c'était d'aimer et d'être aimé. Ce qu'il disait ainsi de lui n'était que facade mondaine, comme il l'écrivit plus tard dans son livre "l'amitié spirituelle" :"La blessure de mon coeur me cause des tourments indicibles et le poids de mes péchés m'est intolérable."

Il entra alors chez les cisterciens de Rievaulx, abbaye du Yorkshire, qu'il gouverna quelques années plus tard. Il ne lisait plus Cicéron, mais sans cesse l'Evangile de saint Luc et celui de saint Jean. Il voulait aimer et être aimé du Seigneur Jésus. Il continuait d'écrire en bon latin et son petit traité sur "l'amitié spirituelle" est ravissant et d'une délicieuse lecture.


figure symbolique des homosexuels

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Message par Etoile le Sam 12 Jan - 14:31

Merci ma belle, c'est un beau complement


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Message par Auzelles le Dim 13 Jan - 5:20

*****Ephemeride des mois de janvier, fevrier et mars 2019 **** - Page 2 P7F4ownjSNZB34W5F6NNerS3f64

L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Yvette ainsi que les Jutte.
Bonne fête mon amie d'enfance
Prénoms fêtés autrefois : Hilaire.
Demain, nous fêterons les Nina.

Le 13 janvier est le 13e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 352 jours avant la fin de l'année, 353 en cas d'année bissextile.
C'était généralement le 24e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du cuivre.

à Marseille :
le soleil se lève à 8h 08
le soleil se couche à 17h 29
durée d'ensoleillement  : 8h 20 (+2mn

Citation du jour :
« Une poule est seulement la façon d'un œuf de faire un autre œuf. »
Samuel Butler

Dicton du jour :
« À la Saint-Hilaire, le vin gèle dans le verre. »
« Soleil et chaleur à la Saint Hilaire n'indiquent pas la fin de l'hiver. »
   
Proverbe du jour :
« Toute connaissance est souvenance. »

Événement du jour :
1898 : La lettre ouverte d’Emile Zola au président de la République Félix Faure, dans laquelle il dénonce l’affaire Dreyfus, paraît dans le journal l’Aurore. L’écrivain s’insurge contre la condamnation au bagne à perpétuité de cet officier français juif. Dans un contexte de montée de l’antisémitisme dans le pays, Alfred Dreyfus était accusé à tort d’avoir livré des renseignements confidentiels à l’ennemi allemand quatre ans plus tôt. Dans le même temps, d’autres militaires avaient été acquittés pour des faits similaires.
1930 : Mickey, déjà célèbre en dessin animé, apparaît pour la première fois en bandes dessinées.
2012 : Le navire de croisière Costa Concordia s'échoue et fait naufrage à proximité de l'île de Giglio (Italie). On dénombre 32 morts.

L'historiette du jour :
Quand le chat n'est pas là... de Pagineuse

J'avais six ans. Je passais encore mes vacances chez ma grand-mère à la campagne, loin de tout.
Sa maison avait plusieurs pièces, mais après la mort de mon grand-père et le départ à la ville de ses enfants, ma grand-mère ne les utilisait plus toutes.
Ma grand-mère vivait surtout dans la grande cuisine qui était mieux chauffée. Il y avait même un divan où elle faisait parfois la sieste.
La salle à manger, et surtout le salon, étaient particulièrement sombres car les fenêtres avaient de grands rideaux épais à cause des courants d'air ; ils étaient le plus souvent fermés et ma grand-mère n'avait vraiment pas la force de les ouvrir tous les matins.
Et pourquoi faire ? Personne n'y allait plus.

Lire la suite:
Sauf un chat aux longs poils argentés qui me semblait briller dans l'obscurité.
Il faut dire que la salle à manger m'effrayait un peu et je n'aimais pas y entrer toute seule. Alors, j'attendais l'arrivée de Bonhomme pour l'explorer car, lui, n'avait peur de rien.
Il se faufilait le long du mur aux rideaux fermés. Il avait peut-être l'impression de pénétrer dans une forêt profonde... Je guettais sa sortie et, petit à petit, j'ai essayé de deviner d'où il allait resurgir, car ce sacré Bonhomme restait parfois caché assez longtemps, comme s'il partait à l'aventure.
Peut-être grimpait-il sur l'un des rebords des fenêtres cachées par les rideaux ? Peut-être regardait-il dehors comme sur un écran de télévision ?
Peut-être dormait-il...
Moi, je n'osais pas tirer sur ces rideaux bleu nuit, en plus il y avait parfois une araignée, ou des choses rampantes qui y vivaient et des mites s'y étaient installées. Elles s'envolaient à mon approche et j'avais l'impression qu'elles m'attaquaient. Bonhomme s'en fichait complètement. Il marchait d'un pas lent et assuré en se dandinant comme un gros malabar.
C'est moi qui l'avait nommé Bonhomme. Ma grand-mère ne l'appelait pas, elle ne l'appelait jamais d'ailleurs et elle le chassait aussitôt quand elle s'apercevait de sa présence. Elle lui faisait des espèces de kss, ksss, kssss d'un air méchant.
Lui faisait semblant de s'éloigner et, quand elle s'était retournée, il filait mine de rien se camoufler vers son endroit secret.
Un soir, je ne l'ai pas vu ressortir. Mais, malin comme il était, je l'avais sans doute manqué.
Le lendemain, il n'est pas réapparu. Je me suis inquiétée mais je ne pouvais pas en parler à ma grand-mère puisqu'elle le délogeait.
Je suis sortie de la pièce et puis je l'ai un peu oublié parce qu'il a fait tout-à-coup une belle journée, et j'ai joué dehors jusqu'au soir.
Après le dîner, j'ai juste entrouvert la porte, mais je l'ai aussitôt refermée car il m'a semblé entendre des petits cris bizarres ! Et s'il y avait des fantômes quand Bonhomme ne venait pas ?
Ou c'était peut-être les insectes qui s'en donnaient à cœur joie et faisaient la fête ?
Le surlendemain, toujours personne. Ma grand-mère avait peut-être renvoyé définitivement Bonhomme... comme un élève pas sage ?
À midi, comme grand-mère était dans la cuisine, j'ai à nouveau entrebâillé la porte, parce qu'elle aurait le temps de me sauver la vie si un fantôme apparaissait.
J'ai timidement tendu l'oreille... Rien.
J'ai bravement fait un pas... Rien. Deux pas, trois, quatre... et là encore j'ai entendu de tous petits cris... J'ai voulu reculer, mais je ne voyais rien bouger, et j'ai attendu.
J'ai eu raison.
Un instant plus tard, la tête de Bonhomme a soulevé un rideau. Il m'a regardé, droit dans les yeux... comme s'il me voyait pour la première fois !
Moi aussi, je l'ai regardé ! Je lui ai rendu son regard ! Il a fini par baisser la tête et a disparu sous le rideau. Je me suis avancée doucement vers lui, mais il a senti que je m'approchais et il est revenu, cette fois l'air carrément mauvais, le poil hérissé !
Je ne l'avais jamais vu dans cet état ! il jouait vraiment au vilain bonhomme !
C'est à ce moment-là que les petits cris sont devenus plus forts, et j'ai fui sans demander mon reste, illico presto dans la cuisine .
J'ai demandé tout bas à ma grand-mère si elle avait déjà vu un fantôme. Elle a haussé les épaules, je me suis sentie vexée et n'ai pas insisté.
J'ai eu tort.
Je sais maintenant qu'il faut discuter des choses inconnues qui font peur, mais j'avais six ans et ne connaissais rien de la vie.
J'ai quand même bien dormi cette nuit-là, sans faire un seul cauchemar. Et je me suis bizarrement réveillée en super forme, comme pour un jour de fête, un anniversaire, une bonne nouvelle, une lettre que le facteur déposerait sur la table de la cuisine en criant d'abord  : « Madame Michèèèle ? » pour prévenir ma grand-mère.
Je me rappelle avoir senti l'odeur d'un gâteau. Mais j'ai rêvé, c'était bien trop tôt pour que ma grand-mère ait déjà fait cuire une tarte, un clafoutis ou du pain perdu, que j'adorais.
Je m'étais trompée, il y avait bien une odeur, mais c'était celle d'une omelette ! Ma grand-mère était déjà allée au poulailler chercher des œufs fraîchement pondus et je l'ai dévorée comme si je n'avais pas mangé depuis cent ans. Puis, comme le soleil s'était lui aussi levé de bonne heure, j'ai courageusement poussé la porte de la salle à manger : j'ai été une deuxième fois récompensée car il faisait presque clair malgré les rideaux ! Comme si les rayons du soleil passaient par dessous et par dessus.
Et là, miracle, j'ai vu une toute petite tête pointer de dessous le rideau, les cris ont recommencé, de petits cris comme ceux d'une souris de dessin animé ! La tête de Bonhomme est apparue à son tour, il a attrapé dans sa gueule la sorte de chose qui s'agitait sous le rideau et l'a faite disparaître.
J'ai crié moi aussi, ce qui a fait venir ma grand-mère (et j'avais dû crier fort pour qu'elle vienne aussi vite !). Elle n'a pas été effrayée du tout, elle a, au contraire, poussé un soupir en disant :
— C'est vrai qu'elle avait grossi, j'aurais dû y penser...
Elle est aussitôt repartie mais vite revenue avec une boite et un vieux torchon dedans, elle a soulevé le rideau, et j'ai vu, moi aussi, plein de petits chats qui avaient l'air affamé, effrayé, perdu !
Je lui ai demandé :
— Mais où est Bonhomme ? Tu l'as chassé ?
— De quel bonhomme tu parles, ma jolie, tu veux plutôt parler de Miss ? m'a demandé ma grand-mère tout en ramassant les chatons pour les installer dans la boîte.
C'était donc Miss... et pas Bonhomme !
Une sacrée bonne femme, cette Miss ! Elle m'avait bien eue... Mais le lendemain, quand je l'ai appelée Ms, Mss, Msss... elle a eu l'air de me faire un sourire complice.
Sauf que... ma grand-mère avait descendu la boîte avec les chatons dans la cave où il faisait vraiment très sombre, où la porte grinçait, où l'escalier était raide, et où il faisait froid...
En fin de compte, j'ai appris à ne plus avoir peur du noir. J'avais trop envie de les voir ces bébés chats.
Quelques jours plus tard, quand les chatons ont commencé à escalader les marches de l'escalier en se cassant la figure, j'en ai choisi un qui avait l'air plus riquiqui que ses frangins, et j'ai décidé de l'appeler pour de bon Bonhomme, avant de l'annoncer fièrement à ma grand-mère.
C'est drôle, elle aussi m'a souri et a esquissé un pas de danse...

Bonne journée à toutes et tous

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Message par Etoile le Dim 13 Jan - 6:08

2012 : Le navire de croisière Costa Concordia s'échoue et fait naufrage à proximité de l'île de Giglio (Italie). On dénombre 32 morts.


Je me rappelle,le capitaine avait quitté le navire dans les premiers


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Message par Etoile le Dim 13 Jan - 6:12

jolie histoire, très tendre


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Message par Invité le Dim 13 Jan - 11:53

Saint Breton et Celtique

Saint Enogad,  cinquième évêque d'Aleth: St Malo, patron de la ville de Dinard. 
Déclinaisons du prénom breton : Enogat

Patron de Dinard, on retrouve sa trace au monastère de Saint-Méen, où il fut abbé, comme à Alet, où il fut évêque au VIIe siècle.

Il a donné son nom à la commune de Saint-Enogat.

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Message par Auzelles le Lun 14 Jan - 7:34

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L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Nina.
Demain, nous fêterons les Rémi ainsi que les Amaury, Rachel et Rémy.

Le 14 janvier est le 14e jour de l’année du calendrier grégorien. Il reste 351 jours avant la fin de l'année, 352 en cas d'année bissextile.
C'était généralement le 25e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du chat.

à Marseille :
le soleil se lève à 8h 26
le soleil se couche à 17h 08
durée d'ensoleillement : 9h 18 (+2mn)

Citation du jour :
« Celui qui poursuit la vaine gloire court après sa perte et sa honte. »
Anonyme

Dicton du jour :

« Janvier d'eau chiche fait le paysan riche. »
« Soleil de Sainte-Nina, pour un long hiver rentre ton bois. »
   
Proverbe du jour :
« Une troupe de pintades est impénétrable au chien. »

Événement du jour :
1986 :[/b] Thierry Sabine et le chanteur et auteur-compositeur Daniel Balavoine figurent parmi les victimes de l'écrasement d'un hélicoptère, lors du rallye Paris-Dakar. Ce dernier s'est révélé dans l'opéra-rock Starmania en 1982, tenant le rôle principal de Johnny Rockefort. Son album Le chanteur s'est vendu à 800.000 exemplaires en 1979.

L'historiette du jour :
Oaxalt de MrKsinant

N’est pas mort ce qui à jamais dort, et en d’étranges éternités la mort même peut mourir.
Passage issu du Necronomicon.
31 mars 2314
La journée d'aujourd'hui n'a pas été riche d'enseignements sur ce qui fut jadis connu comme la ville de Nantes. J'ai procédé à quelques prélèvements minéraux et végétaux sur la terre ferme, puis j'ai plongé dans cet immense lac qui semble avoir tout englouti. Si de la berge rien ne transparaît des profondeurs, une fois à l'intérieur, tout s'éclaircit. L'eau est tiède et limpide, apaisante, on y évolue facilement, sans effort. Je n'y ai croisé aucune forme de vie animale, seulement les vestiges d'un autre temps : des carcasses de voitures, les fondations de maisons, ou encore des routes goudronnées d'apparence encore intacte. Ces éléments n'apportent rien de plus à notre connaissance. Néanmoins, je ne suis pas remonté les mains vides. Sur le chemin du retour à la surface, j'ai remarqué une petite statuette coincée entre deux rochers et emmêlée dans les algues.

Lire la suite:
Je suis parvenu à l'en dépêtrer avec difficulté, mais le jeu en valait la chandelle : elle est fascinante et ne ressemble en rien aux œuvres recensées dans nos bases de données (je m'en suis assuré auprès de mon robot Ebok, qui m'accompagne dans le cadre de cette mission d'archéologie sur la planète Terre). Elle mesure une hauteur de quatre-vingt centimètres exactement et pèse précisément deux kilos. Elle fut probablement sculptée dans le granit, et, malgré son aspect ancien – d'après Ebok, elle daterait de l'Antiquité – elle est remarquablement bien conservée, n'ayant pas subi l'érosion du temps. Lisse au toucher, les contours de la sculpture toujours aussi précis, cette statuette représente un jeune homme au visage poupin et aux cheveux courts, probablement en train de dormir, comme en attestent ses yeux fermés. Il semble être vêtu d'une longue et simple toge, ses pieds sont dénudés et ses bras sont placés le long de son corps. Ma première impression fut que cette statuette représentait un jeune homme en train de dormir, mais, après l'avoir bien observée, je me demande en fait si elle ne symbolise pas le rite funéraire d'une civilisation passée ayant peuplé la Terre.

La question reste ouverte.

Ebok a parfaitement réussi à organiser notre campement pour cette mission. Nous sommes installés dans un petit bosquet, où nous avons déplacé notre capsule spatiale. Pendant que j'étais parti en observation, Ebok s'est assuré de sécuriser ce qui sera notre lieu de vie ainsi que d'établir nos circuits de communication avec la maison-mère. Tout est parfaitement calme ici. La journée a été longue, et, si ce n'est la découverte de la statuette, peu enrichissante.

Je viens de donner mes instructions à Ebok pour la nuit et je vais à présent aller me coucher, en espérant ramener de mes explorations de demain de meilleures nouvelles.

***

1 avril 2314

Aujourd'hui, je suis encore rentré bredouille de mon exploration du lac. Toujours rien. Je referai une dernière plongée demain afin de m'assurer de ne pas être passé à côté de quelque chose, mais, si ce n'est pas le cas, je commencerai à m'aventurer dans le bosquet dans lequel la capsule est installée. Peut-être constituera-t-il un terreau plus fertile pour mes recherches ?

Je me suis senti souffrant toute la journée, sans doute les contrecoups de mon récent atterrissage. J'ai demandé à Ebok de me réaliser un bilan médical complet, mais il n'a rien indiqué de grave, tout est dans les normes. La fatigue ressentie est probablement passagère. Il est vrai que je ne me ménage pas à la tâche.

Bref, une journée à oublier.

En rentrant dans la capsule, j'ai néanmoins remarqué un détail intriguant. La statuette se trouvait confortablement installée dans mon lit, sous les couvertures. Je n'ai aucun souvenir de l'y avoir laissée. Je suis persuadé de l'avoir placée hier dans un carton à proximité de la table de nuit portative.

Lorsque j'ai interrogé Ebok à ce sujet, il s'est montré incapable de me fournir des éléments concrets et satisfaisants : les caméras qu'il a installées la veille dans la capsule ont connu un problème et n'ont pas fonctionné correctement.

Étrange.

Enfin, comme je le disais, je suis tellement éprouvé que mes souvenirs restent évasifs. Après tout, j'ai peut-être mis moi-même « Le Dormeur Du Lac » dans le lit ce matin après m'être levé. Je viens de le replacer dans le carton après l'avoir longuement contemplé. Je suis à présent convaincu que la statuette ne représente pas un jeune homme décédé, préparé et vêtu pour un quelconque rite mortuaire. Non, autant son visage me semblait poupin hier, autant, aujourd'hui, je lui trouve les traits plus tirés, l'air grave. Ses yeux, eux, sont toujours fermés. Non, vraiment, j'en suis sûr, c'est bien « Le Dormeur du Lac », non pas « Le Défunt du Lac ».

Quoi qu'il en soit, je vais à présent aller me coucher, une bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien.

***

2 avril 2314

Encore une journée pour rien, je commence sérieusement à m'agacer.

Elle avait déjà bien mal commencé, puisque Ebok ne m'a pas réveillé à l'heure convenue ce matin. Ce robot commence à m'inquiéter, il s'est déconnecté de lui-même durant la nuit et n'a, par conséquent, pas poursuivi les tâches d'analyse des prélèvements que je lui avais confiées. Enfin bon, moi-même, je me suis surpris à rester paresser au lit. Ce n'est pas dans mes habitudes, je mettrai ça sur le compte de la fatigue qui m'a gagné depuis mon atterrissage.

Concernant l'exploration du lac, je la stoppe définitivement. Ma dernière après-midi à nager en ses profondeurs ne m'a rien appris de plus. Finalement, ce lac ne m'aura offert que cette surprenante statuette.

Lorsque je suis rentré exténué de mon périple, je suis allé la contempler dans son carton. Aussi bizarre que cela puisse paraître, elle semblait s'être orientée en direction de mon lit, comme si « Le Dormeur du Lac » voulait m'observer durant la nuit à travers ses paupières fermées. D'ailleurs, sans doute par effet du jeu d'ombre et de lumière au sein de la capsule, en observant le visage du jeune homme, j'ai eu l'impression que ses yeux n'étaient plus si fermés que ça. Peut-être l'avais-je mal regardé les premières fois ?

Ceci étant dit, je suis aussi énervé contre moi-même : je n'ai rien préparé de ma randonnée de demain à l'intérieur du bosquet. Après dîner, je suis allé directement fainéanter dans ma chambre. Il va vraiment falloir que je me ressaisisse.

Demain est un autre jour comme on dit.

***

3 avril 2314

Je ne suis pas sorti de la capsule aujourd'hui.

Mis à part dormir et aller me restaurer, je n'ai absolument rien fait.

Rien du tout.

Au court de l'une de mes périodes de sommeil, j'ai fait un cauchemar des plus affreux. J'étais dans mon lit, en train de dormir à poings fermés. « Le Dormeur du Lac » était là, lui-aussi, dans son carton. Mais ses yeux n'étaient pas fermés, n'étaient plus fermés. Ils étaient grands ouverts, de couleur rouge sang. Et ils me fixaient dans mon sommeil. Bien que conscient de la situation, je ne parvenais pas à réagir. Je ne sais d'ailleurs pas si je voulais réagir, je me sentais comme enveloppé du voile d'une douce et apaisante torpeur. Je n'avais envie de rien, je voulais rester comme ça, dans le lit, serein, tranquille, relaxé. Doucement, il est sorti du carton, son pas devenant de plus en plus assuré au fur et à mesure de son avancée vers le lit. Vers moi. La toge qu'il portait flottait autour de sa silhouette et son visage n'avait à présent plus rien de poupin, d'enfantin. C'était un masque sérieux, rendu macabre par ce regard sans vie, sanguin. Mais encore une fois, je semblais incapable du moindre mouvement. « Le Dormeur du Lac » s'est doucement approché du lit, puis est grimpé dedans avant de s'emmitoufler sous les couvertures, à mes côtés. Son contact fut dans un premier temps brûlant, mais rapidement, il ajouta à ma torpeur. Je me sentais bien, les battements de mon cœur ralentissaient, je souhaitais rester dans mon lit, à ne rien faire, à m'enfoncer encore plus profondément dans mon sommeil, un sommeil éternel. Avant que je ne sombre définitivement, « Le Dormeur du Lac » a posé sa bouche contre l'une de mes oreilles, son souffle ardent m'incendiant la nuque, puis a prononcé un unique mot : Oaxalt.

Je suppose que c'est ainsi qu'il se nomme.

Je me suis alors réveillé en sursaut. « Le Dormeur du Lac » – ou devrais-je dire Oaxalt – était toujours dans son carton, comme je l'y avais laissé. Je n'ai pas eu le courage d'aller l'observer plus en détail. Je suis juste allé chercher un verre d'eau, puis je me suis recouché.

Ebok s'est encore déconnecté aujourd'hui. S'il n'était pas un robot, je dirais qu'il souffre du même mal que moi.

***

4 avril 2314

Ebok est définitivement hors-service, il ne répond plus. J'ai enclenché la procédure de restauration de son système, mais cette dernière a échoué.

Tant pis.

Oaxalt n'est plus dans le carton. Je ne sais pas où il se trouve, je l'ai cherché sans succès dans la chambre.

Demain, il faudra que j'active manuellement la capsule afin de repartir, car, sans Ebok, plus aucune analyse n'est possible.

Je pourrais le faire aujourd'hui, mais je suis trop fatigué, je retourne me coucher.

***

5 avril 2314

Toujours aucune trace d'Oaxalt. Mais, à vrai dire, je ne l'ai pas cherché non plus.

Je suis allé récupérer le manuel d'activation de la capsule et j'en ai lu les deux premières pages. Je me suis arrêté car j'avais trop sommeil.

Cela fait deux jours que je ne me lave plus et que je ne me restaure plus. Je n'ai plus envie de rien.

J'espère être plus productif demain.

***

6 avril 2314

Je suis resté couché dans mon lit toute la journée, la lecture du manuel attendra encore un peu.

***

7 avril 2314

Je viens de me réveiller mais je retourne me coucher. Oaxalt était à mes côtés lorsque je suis sorti du sommeil.

J'espère que je pourrai enfin quitter cet endroit.

Je retourne me blottir contre Oaxalt, les muscles de mon corps sont comme ankylosés, les battements de mon cœur ralentissent, mes paupières sont trop lourdes.

Je sens déjà mes yeux en train de se fermer.

Bonne journée à toutes et tous

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Message par Etoile le Lun 14 Jan - 7:36

1986 :[/b] Thierry Sabine et le chanteur et auteur-compositeur Daniel Balavoine figurent parmi les victimes de l'écrasement d'un hélicoptère, lors du rallye Paris-Dakar. Ce dernier s'est révélé dans l'opéra-rock Starmania en 1982, tenant le rôle principal de Johnny Rockefort. Son album Le chanteur s'est vendu à 800.000 exemplaires en 1979.


Je me rappelle,j'étais triste,j'aimais beaucoup l'homme et le chanteur


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Message par Invité le Lun 14 Jan - 13:44

iDEM pour moi, j'aimais aussi l'homme et le chanteur.
Grande tristesse ce jour là !

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Message par Auzelles le Mar 15 Jan - 6:40

*****Ephemeride des mois de janvier, fevrier et mars 2019 **** - Page 2 Boule_noel_053

L'éphéméride du jour...


Aujourd'hui, nous fêtons les Rémi ainsi que les Amaury, Rachel et Rémy.
Prénoms fêtés autrefois : Maur.
Demain, nous fêterons les Marcel ainsi que les Honorat, Marceau et Priscilla.
Bonne fête à Marceau

Le 15 janvier est le 15e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 350 jours avant la fin de l'année, 351 en cas d'année bissextile.
C'était généralement le 26e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'étain.

à Marseille :
le soleil se lève à 8h 08
le soleil se couche à 17h 27
durée d'ensoleillement : 9h 19 (+2mn)

Citation du jour :
« Tire la chevillette, la bobinette cherra. »
Charles Perrault

Dicton du jour :
« Le quinze janvier, Maur réjouit les chaudronniers. »
« À la Saint Maur, moitié de l'hiver est dehors. »

Proverbe du jour :
« Aide-toi le ciel t'aidera. »

Événement du jour :
1826 : Le premier du numéro du Figaro paraît à Paris. A l'époque, il ne s'agit encore que d'un hebdomadaire.
1943 : Fin de la construction, à Arlington (Virginie), du Pentagone, le quartier général américain du département de la Défense.
1993 : Salvatore « Toto » Riina, numéro 1 de la Mafia recherché depuis plus de 20 ans, est arrêté à Palerme. Considéré comme « le chef de tous les chefs », il avait été condamné par contumace à la détention à vie en 1987 pour avoir commandité une série d'assassinats et dirigé un trafic d'héroïne. On le soupçonne aussi d'avoir ordonné les meurtres de Giovanni Falcone et de Paolo Borsellino, tués dans des attentats à la voiture piégée.

L'historiette du jour :
Comment recueillir un enfant étoile de Ella Della Mara

Il était une fois, un monsieur excentrique d'une très grande douceur. C'était un homme maigre, au nez aquilin et à la posture légèrement voûtée. Ce grand solitaire aimait à passer la plupart de son temps dans sa tente, installée au milieu de son salon. Certes, je vous l'accorde, c'était un peu inhabituel, mais tellement plus confortable ! En tout cas, c'est ce qu'il pensait.

Lire la suite:
Ce grand monsieur sortait très peu. Il n'appréciait guère la compagnie de ses semblables, préférant de loin se retrancher dans sa tête où un monde bien à lui l'attendait. Pour tout vous dire, c'était un écrivain. Une personnalité très reconnue dans son domaine. Il écrivait pour les enfants. Des contes de fées, poèmes, nouvelles de toutes sortes et j'en passe.

Tous les matins, juste après avoir pris son « bacon and egg », monsieur Darlove écrivait une courte nouvelle ou un conte suivant la demande du journal. Cette tâche accomplie, il passait le reste de son temps dans sa tente à réfléchir à l'histoire suivante en sirotant son thé et en se mettant sous la dent d'incalculables minuscules biscuits aux amandes.

Les rares fois, où vous pouviez l'apercevoir, c'était en soirée, à une heure très tardive, quand les étoiles commencent à faire leur apparition. Généralement il était là, devant des vitrines de jouets illuminées, plongeant dans le monde imaginaire qui était le sien.

De temps à autre vous pouviez aussi le rencontrer au cinéma. Il aimait s'asseoir dans ces lieux sombres et feutrés. Il se glissait à l'intérieur comme on se glisserait dans une couverture toute douillette.

Il commençait à croire que cette petite vie sans surprises ni événements particuliers allait durer ainsi jusqu'à la fin de ses jours. Il avait pourtant bien tort. Car une nuit où l'insomnie l'assaillait sans trêve, il eut une drôle de visite.

C'était par une nuit de grande tempête, Monsieur Darlove s'était levé du lit, agacé par le sifflement du vent pour regarder consterné par la fenêtre de sa chambre. Il était onze heures. De monstrueuses ombres faites de branches et de feuillages dansaient au dessus des lampadaires jaunâtres. Cette féerie obscure faisait naître dans la tête de l'écrivain de drôles de personnages, monstres tordus formés par tout ce chaos de nature en désordre. Les rares passants emmitouflés jusqu'aux oreilles ne s'attardaient pas plus longtemps dans les rues. Ils marchaient au pas de course pour se mettre à l'abri bien au chaud chez eux. Au-dessus de leurs têtes, de gros nuages volcaniques faisaient la course eux aussi. De temps à autre, l'on apercevait un bout de ciel étoilé, juste un court instant. Très fugitif.

Monsieur Darlove las de regarder cet affligeant spectacle s'apprêta à rabattre le double rideau quand tout à coup un détail étrange lui titilla l'oeil. Un petit détail scintillant juste en-dessous de sa fenêtre. Il se pencha jusqu'à se tordre le cou contre la fenêtre, le nez littéralement collé à la vitre pour voir de quoi il s'agissait.

Oh ! Un petit bambin tout à fait fascinant. Là ! En contrebas, juste à un pas de sa porte tremblant de froid. Il n'était pas bien couvert. L'on avait l'impression qu'il s'était échappé d'un cirque où il y aurait eu une bagarre. Son pauvre habit n'avait plus rien d'attirant. Le lampadaire jaunâtre près duquel l'enfant s'était mis à l'abri éclairait ce qui subsistait des belles paillettes d'or qui recouvraient sans nul doute sa longue veste quelques minutes auparavant. Ses cheveux d'or dégoulinaient autour de son visage. Il crut apercevoir quelques taches de rousseurs aux pommettes. Comme des petites étoiles piquetées dans sa peau. Mais il n'en était pas du tout sûr. Car de sa hauteur et avec toute cette pluie qui martelait son carreau il était très probable que tout cela n'était que le reflet de l'imagination débridée de Mr Darlove renforcé par le mauvais temps qui lui faisait du trompe l’œil.

Monsieur Darlove se dit que quelqu'un allait venir le prendre d'une seconde à l'autre, mais un quart d'heure après, le garçon était toujours là de plus en plus frigorifié.

Mais là, il n'y tint plus. Il devait absolument aider cet enfant. Cette situation lui était tout à fait insupportable. Même s'il était méfiant il n'était pas sans cœur ! Il décida de descendre pour inviter l'enfant à le rejoindre au chaud en attendant que cette tempête passe.

En bas, en marchant vers la porte d'entrée notre cher écrivain remarqua que le clignotement des ampoules se faisait de plus en plus espacé. Mon Dieu ! pensa t-il, je ne vais plus avoir d'électricité ! Il ne manquait plus que ça ! Il eut bien raison, car juste après qu'il se fit cette réflexion, tout fut plongé dans le noir.

Farfouillant fébrilement dans sa poche, il tira une mini lampe torche qu'il alluma pour trouver la poignée et ouvrir la porte. Il passa sa tête dehors pour voir si le garçon était toujours là.

Non seulement il était là, mais en plus, en fort charmante compagnie. Un chat tout blanc et touffu était en train de se frotter à ses jambes en inondant l'enfant de ses ronrons.

Monsieur Darlove l'interpella :

— Hé, p'tit bonhomme ! Es-tu perdu ?

L'enfant, surpris, se tourna vers son interlocuteur. Il avait les yeux aussi noirs que la nuit et aussi remplis d'étoiles qu'une galaxie de planètes. Il acquiesça faisant étinceler ses cheveux d'or à la lumière du lampadaire.

L'écrivain eut un moment de stupeur. De près, l'enfant paraissait encore plus surprenant que de sa fenêtre. Il avait en effet vu juste. L'enfant était un monde à lui tout seul. Quel miracle !

— Viens, n'aie crainte. Viens te mettre à l'abri jusqu'à ce que la tempête se calme. On va voir ce que l'on peut faire pour t'aider.

Le drôle de garçon ne dit mot, se contentant juste d'entrer. L'écrivain très intentionné l'éclaira tout le long du couloir vers son salon où une superbe cheminée en émaux crépitait, propageant dans la pièce les douces ombres d'un feu dansant.

Après l'avoir bien séché et enveloppé dans une grosse couverture en laine multicolore, l'écrivain le fit asseoir dans un gros fauteuil près du feu. Puis, il amena du chocolat bien chaud et des biscuits aux amandes qu'il déposa près du garçon, s'asseyant à son tour, juste en face du petit inconnu. L'enfant était très intimidé et osait à peine regarder Monsieur Darlove. Il s'était blotti en boule dans le creux du fauteuil resserrant plus fort la couverture entre ses petits doigts crispés. Quand l'écrivain lui demanda d'où il venait et quel était son nom, l'enfant, de plus en plus effrayé se renferma comme une huitre se cloitrant dans un mutisme hors norme.

Alors pour le détendre, l'écrivain commença à lui raconter une histoire de sa composition. L'histoire de « l'horloge qui tournait à l'envers ». Le jeune inconnu pris dans les filaments de l'histoire se détendit de plus en plus. À la troisième histoire, l'enfant était gaiement en train de tremper ses petits gâteaux aux amandes dans le chocolat fumant. À la quatrième histoire, la langue de l'enfant se délia. Il s'esclaffait aux passages drôles et faisait ses petits commentaires aux endroits énigmatiques. À cet instant, il était heureux. Ses yeux étaient comme illuminés par des milliers d'étoiles. Il ne pensait plus à ses problèmes ni au monsieur qu'il connaissait depuis peu. Mais ce qui était certain, c'est que le petit garçon l'appréciait bien.

Alors Monsieur Darlove en profita pour poser à nouveau ses questions. Cette fois si l'enfant y répondit sans aucune crainte.

Il s'appelait Asco et vivait... euh... eh bien très en hauteur, juste au dessus de nos têtes.

L'écrivain demanda :

— Dans un aéronef ?

— Non non ! répondit l'enfant, froissé par cette suggestion. Là-Haut ! Au milieu des étoiles ! ajouta t'il en pointant son petit doigt au plafond.

Une personne ordinaire aurait interrompu l'enfant pour lui faire avouer la réalité, mais l'écrivain n'était pas de ces gens là. Monsieur Darlove complètement pris par l'incroyable discours de ce garçon, lui souriait, fasciné de découvrir ce petit être si spécial et merveilleux comme sorti d'une de ses propres histoires. C'était un petit prince tombé du ciel ! Littéralement !

— Dis-moi charmant enfant, pourquoi es-tu tombé du ciel ? Qu'est ce qui s'est passé exactement ?

— Je n'en sais trop rien moi, je ne voyais plus mes parents. D'habitude ils étaient de chaque coté de ma personne. C'est pour cela que j'étais descendu, pour essayer de voir de plus bas, pour pouvoir voir le ciel.

— Mon pauvre garçon... Je suppose que l'orage t'a déstabilisé et tu t'es retrouvé dans cet état.

— J'aurai dû être plus prudent. Il y avait trop de vent. Je m'étais positionné sur un des gros nuages sombres tout bourdonnant. C'est là que le vent m'a cueilli pour me faire valdinguer avec les branches mortes dans la direction de votre maison.

— Tu as dû vraiment avoir peur.

L'enfant hocha vivement la tête. Puis, comme pincé par une pensée parasite il demanda :

— Monsieur ?

— Oui mon enfant.

— Pourquoi les êtres humains sont aussi froids que cette tempête qui m'a fait chaviré ? Mes parents me disent pourtant que les humains ont souvent les yeux plongés dans les étoiles et qu'ils disent de bien belles choses en les regardant. Pourquoi alors sont ils si froids dans les rues ? Ils ne m'ont rien dit de beau, eux ! Pourtant... moi aussi je suis une étoile !

— Sans doute parce qu'il fait froid dehors. Vois-tu, si tu les réchauffes un peu, ils redeviennent très vite lumineux et joyeux, un peu comme toi. Il a suffi que tu te sentes bien entouré pour te sentir joyeux.

— Mais alors ils sont malheureux ?

— Certains oui,...d'autres ce sont les tracas de la vie quotidienne qui les rendent aussi insensibles. Les gens d'ici-bas ont tendance à s'enfermer dans leurs petites boîtes pour se noyer dans leurs angoisses et problèmes de tous les jours.

— Mais c'est affreux !

— Oui mon enfant, c'est certain. Je pense que c'est l'un des plus grands fléaux qui est en train de ronger l'âme humaine.

— Mais que peut on faire ?

— Écrire des histoires... C'est comme du miel dans lequel l'on noie la pilule amère de la vie... pour un temps.

— Mais le malheur finit toujours par revenir n'est ce pas ?

— C'est bien le plus grand drame de ce monde en effet. Mais tu sais, le tout c'est de le détourner en sa faveur. Si tu fait cela tout t'apparaîtra du bon coté.

— Comment ça ?

— Eh bien voyons... hmmm... C'est un peu comme si la vie te testait en t'envoyant à chaque instant des obstacles que tu dois impérativement éviter. C'est comme des échelons qui montent de plus en plus haut. Si tu as peur et que tu t'arrêtes, tu resteras sur place et ne progresseras plus. Par contre, si tu as assez de courage, tu pourras apprendre beaucoup de choses de la vie et ainsi avancer dans tes projets. Disons que c'est comme un jeu de serpents à taille humaine.

Maintenant que tout était dit, l'enfant le regardait souriant, la bouche encore barbouillée de chocolat. La pluie s'était arrêtée et l'orage ne grondait plus. Monsieur Darlove se leva du siège pour voir à la fenêtre. Plus de nuages. Au dessus de ses yeux, se découpait dorénavant un ciel étoilé.

Une cloche retentit. Quelqu'un était à leur porte. Monsieur Darlove se tourna vers l'enfant :

— À une heure si tardive ?! Qui ça peut bien être ?

L'enfant haussa les épaules et reprit un autre petit gâteau.

Les trois coups de cloche retentirent de nouveau.

— J'arrive, j'arrive ! s'éleva la voix de l'écrivain dans le couloir.

Arrivé à la porte, il tourna la clef dans la serrure et ouvrit. Devant lui, se dressait un homme qui faisait le double de sa taille, chapeauté d'un large haut de forme capitonné de velours d'or et recouvert d'une longue pelisse blanche. Des yeux d'or liquide et une longue barbe pailletée dépassant de son écharpe de soie, donna l'impression à Darlove que ce monsieur ne pouvait qu'être le fruit de son imagination, tellement c'était irréel.

— Bien le bonsoir monsieur. Je viens rechercher Asco. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre bonté.

— Mais enfin comment l'avez vous deviné ?

— De votre fenêtre, j'ai pu apercevoir une lumière aveuglante. Il devait bien s'amuser !

— Comment ça ? Une lumière ?

— Enfin monsieur, mon fils ne vous a donc rien dit. C'est une étoile ! Plus une étoile est heureuse et plus elle scintille. C'est ainsi que j'ai pu le retrouver. Merci encore mille fois !

Monsieur Darlove avait l'air un peu perdu. Etait ce vraiment son père ? En réfléchissant si intensément, il ne s'était pas rendu compte que le petit garçon était arrivé juste derrière lui. Un cri de surprise de la part d'Asco le fit se retourner.

— Papaaaaaaa ! Tu es venu me chercher ! Oh j'ai eu si peur, si tu savais ! Mais heureusement que monsieur Darlove était là !

Le petit s'était jeté dans les bras de son père entourant de ses petits bras l'imposant buste recouvert de fourrure duveteuse.

Le père d'Asco fixait intensément l'écrivain tout en caressant la douce chevelure de son garçon. Il semblait réfléchir.

Monsieur Darlove mal à l'aise, se triturait les mains ne sachant que faire. Il finit par proposer à court d'arguments :

— Voulez-vous rentrer vous réchauffer prendre quelque chose à boire ?

L'homme eut un large sourire. Du regard, il consulta son fils qui hocha la tête. Ce mystérieux échange fini, le père prit la parole :

— C'est tout à fait charmant de votre part ! Je sacrifierai volontiers un peu de mon temps pour être en votre compagnie à condition que ce soit vous qui acceptiez mon invitation. Après tout, je vous dois beaucoup pour avoir aussi bien pris soin de mon fils. Qu'en pensez vous ?

— Ma foi... Pourquoi pas ! dit Darlove

— À la bonne heure ! Venez ! dit l'homme en se détournant déjà de la porte pour s'avancer dans la rue avec son fils.

— Attendez ! Pas comme ça ! Je dois au moins prendre quelque chose pour me couvrir !

L'homme se retourna, semblant surpris. Mais il se ressaisit bien vite en exhibant un large sourire.

— Toutes mes excuses monsieur Darlove ! Bien sûr ! On vous attend. Mais ne tardez pas trop car les nuages nous recouvrirons d'ici deux minutes et quarante-sept secondes très précisément... faute de quoi, il nous sera difficile de prendre le chemin le plus court vers notre destination, je le crains fort ! dit l'homme après avoir sorti sa montre à gousset.

Mr Darlove hocha vivement là tête ne manquant pas de remarquer le merveilleux objet que le père d'Asco tenait là. Une montre à gousset faite dans le cristal le plus fin et le plus pur dans lequel se mouvaient en volutes hypnotiques des milliards de petits points lumineux. L'on avait vraiment l'impression d'observer une galaxie d'étoiles.

Quelles personnalités fascinantes il avait là devant lui ! Pas une seule seconde l'on pourrait s'imaginer que ces gens là n'étaient que des charlatans qui lui avaient fait cette drôle de farce pour l'attirer dans leur piège. Non c'était bien trop gros ! Bien trop impossible ! Ils se dégageait d'eux une aura tellement spéciale et mystérieuse que cela ne pouvait tenir que de l'enchantement, du merveilleux. Il était donc plus qu'évident à Mr Darlove que ces gens étaient véritablement des sortes d'étoiles venues d'ailleurs. Et cet ailleurs, il voulait le découvrir ! Depuis le temps qu'il attendait ça ! Que quelque chose d'exceptionnel se passe dans sa vie. Ce jour était venu !

Après avoir enfilé en toute hâte son Overcoat et son haut de forme, il sortit en tournant la clef dans la serrure, sécurisant bien l'appartement. Puis il mit la clef dans l'une des poches de son manteau et rejoignit le père et l'enfant. La rue était vide et sans aucun bruit. Seuls les grésillements des flammes contre la vitre des lampadaires faisaient office de chants de Noël.

Ils marchèrent le long de l'allée bordée d'arbres fantomatiques dont les éclairages propageaient leurs ombres. Asco sautillait aux côtés de son père lui narrant joyeusement son séjour chez Mr Darlove. Le père l'écoutait avec attention et de temps à autre quand les propos de son enfant l'amusait, il lançait un coup œil plein de tendresse dans la direction de Mr Darlove qui lui aussi n'était pas insensible a l'élocution de ce petit être.

Quand ils arrivèrent au bout de la longue rue, Asco s'approcha de l'écrivain.

— Il faut que vous me preniez la main Mr Darlove. dit il avec un sourire poli. Mon papa va vous prendre par l'autre main. Pour que vous ne tombiez pas, vous comprenez, expliqua l'enfant en tendant la main vers Darlove.

— Comment ? Mais enfin, mon cher enfant, je sais marcher.

— Il ne s'agit pas de marcher ici monsieur Darlove, dit l'enfant imperturbable, la main toujours tendue vers l'homme.

— Mon fils a raison, vous devez nous donner la main car j'ai de très sérieuses raisons, de croire que vous n'avez encore jamais effectué de voyages chez nous.

— En effet, dit l'écrivain un peu incertain.

— N'ayez pas peur. Vous pouvez vraiment nous faire confiance. Tout ce que vous avez à faire, c'est de nous donner la main, répliqua l'homme en tendant à son tour la paume de sa main vers leur invité.

— Bien, si vous le dites...

Il mit ses mains dans les deux paumes tendues dans sa direction.

— Et surtout ! Tenez vous bien à nous. Ne lâchez sous aucun prétexte.

Darlove hocha la tête. Il se demandait s'il n'aurait pas mieux valu refuser l'invitation... Mais de tout évidence, rebrousser chemin n'était plus à envisager. Il sentit que les étreintes des mains se resserraient alors que la gravitation terrestre se faisait de plus en plus faible. Ses pieds étaient littéralement en train de se soulever du sol. Il décollait du sol, comme un ballon gonflé d'hélium. Il s'élevait de plus en plus haut, encadré par le père et le fils qui, au fur et à mesure de leur ascension, devinrent de plus en plus lumineux. L'écrivain regarda pour la seconde fois. Il était maintenant à plusieurs centaines de mètres du sol ! Il ne voyait plus que de minuscules guirlandes de lumières parcourir en serpentins des milliers d'hectares de terres se confondant avec le néant. Bientôt, il fut tellement haut que si une personne avait pu, par hasard, le suivre des yeux, elle l'aurait depuis longtemps perdu de vue. Car dorénavant, il se confondait avec les autres étoiles.

***

Plusieurs années passèrent sans que l'on ne vit réapparaître Mr Darlove. Tout le monde pourtant pensait qu'il était toujours dans son appartement se terrant du regard des autres comme à son habitude. Pourtant, ils se trompaient. Car l'écrivain ne revint jamais à son appartement. Moi même, j'ignore pourquoi. Voyez-vous, je pensais tout connaitre sur mes personnages et leurs fait et gestes, pourtant j'ignorais cela. Comme quoi, il y a parfois des choses inexpliquées qui arrivent, même dans les contes. Les personnages se rebellent contre leurs créateurs. Les situations glissent entre nos doigts comme des anguilles et les cieux nous restent impénétrables !

Par contre, je sais une chose. Je sais qu'il est redescendu un an après être parti avec Asco et son père. Il s'est installé à quelques pas de son ancien appartement, près d'une boulangerie qui est la seule à faire de succulents petits pains à la guimauve. Je le sais, car j'étais entrée dans cette boulangerie pour demander des renseignements à propos de mon personnage. J'en ressortis croulant sous ces fameux petits pains mais par contre sans aucun renseignement sur Mr Darlove. C'est seulement en pénétrant dans un charmant cottage qui faisait salon littéraire, juste à deux pas de la boulangerie, que je découvris où se cachait mon personnage. Car il se terrait bien là: dans cette surprenante boutique dans laquelle chaque parcelle de murs était recouverte de minuscules petites étoiles taillées dans des cristaux aux reflets azurs.

Quand je passai le seuil, il me reconnut tout de suite. J'en avais perdu ma mâchoire inférieure. Non mais vraiment, comment se fait il qu'un personnage bien à nous, inventé dans notre propre tête, puisse nous connaitre, pouvez vous me l'expliquer ?

Il m'avait emmenée à une petite table pour me servir du thé avec ses éternels petits gâteaux aux amandes tout en m'expliquant la situation. Et apparemment, il m'avait connue depuis le jour où il avait pris de la hauteur, si vous voyez ce que je veux dire. Il m'avait prédit que de là haut, l'on voyait bien plus de choses que ce que l'on pouvait voir d'ici. C'était donc ainsi qu'il avait découvert mon existence. J'avoue que j'ignorais que les étoiles pouvaient fournir ce genre d'informations. Après tout, ce genre de choses doit rester très confidentiel. Hum... Bizarre de chez Bizarre ! C'est ainsi que mon cher Darlove avait pris l'initiative de s'émanciper un peu. En somme de disparaitre de mes écrans radar !

Aujourd'hui, il s'est installé comme libraire sous le faux nom de Mr Anderson. Apparemment, c'est le jeune Asco qui avait eu l'idée, de lui offrir cette boutique. Et comme vous pouvez vous en douter, un cadeau de la part d'une étoile n'est jamais un cadeau quelconque. En effet, sa boutique a quelque chose de plutôt exceptionnel. Ou plus exactement, un rayon de livres un peu spécial. Les livres de ce rayon s'appellent des Livres-Portifoïdes. C'est à dire des livres dans lesquels nous pouvons pénétrer. Comment ? Oh et bien c'est très simple, il vous suffit d'approcher l'un de vos doigts vers l'une des pages de votre choix et hop ! À partir de votre doigt, il vous gobe tout entier ! Génial non !?! Et quand vous voulez en ressortir, il vous suffit juste d'y penser très fort et hop le livre vous recrache ! Oui vous l'avez parfaitement lu, il vous re-crache ! C'est bien pour cette raison qu'il y avait des sols matelassés sous les rayonnages WAz 2000 dx. Par contre, un détail à ne pas négliger, c'est le livre qui vous choisit et non vous. Ah, pour le coup, ce n'est plus très amusant, n'est ce pas ?

Encore une dernière chose. En ce moment, il a de vrais soucis avec ce rayonnage ! Car voyez vous, tous les clients qui jusque là, avaient pénétré un livre, ressortaient quand ils le voulaient, mais certains restaient plus longtemps qu'il ne le fallait... ce qui dans ce dernier cas, posait pas mal de problèmes, puisque les familles commençaient à se poser des questions et à venir faire du scandale dans la boutique clamant qu'il se tramait ici des choses bizarres.

Mais cela n'est rien par rapport aux problèmes plus récents. Car, en effet, les gens absorbés par les livres ne reviennent plus. Plus personne. Quand à la page qui les avait absorbés, elle devenait vierge. Comme si rien n'avait jamais était inscrit avant. Ça fait froid dans le dos !

J'espère néanmoins avoir encore des nouvelles de Mr Darlove et de ce mal étrange dans lequel son commerce est plongé. J'espère vraiment le suivre encore un temps et élucider cette affaire avec lui avant qu'il ne se décide à s'émanciper définitivement !

Bonne journée à toutes et tous

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Invité te souhaite un bon moment agréable sur la toile

 
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Message par Etoile le Mar 15 Jan - 7:16

j'aime beaucoup cette historiette


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Message par marianne le Mar 15 Jan - 11:04

merci!!!!
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Message par Invité le Mar 15 Jan - 15:43

Ben  moi,  vais  plus  regarder mes  bouquins  du  même oeil!!!

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Message par Etoile le Mar 15 Jan - 16:18

Lol ma Scarlettou


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