ETOILE ET SES POTES

Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Etoile le Dim 20 Mai - 10:35

j'aurai aimé faire un voyage dans ce train


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Lun 21 Mai - 5:50

L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Constantin.
Demain, nous fêterons les Émile ainsi que les Miloud, Quiterie et Rita de Cascia.

Le 21 mai est le 141e jour de l'année du calendrier grégorien, le 142e en cas d'année bissextile. Il reste 224 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 2e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'hémérocalle.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 08
le soleil se couche à 21h 01
durée d'ensoleillement : 14h 52 (+2mn)

Célébration du jour :
• Lundi de Pentecôte

Célébration de demain :
• Journée internationale de la diversité biologique

Citation du jour :
« Il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort. »
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

Dicton du jour :
« Au mois de mai pour une fois, le vent ne court pas sur le toit. »

Proverbe du jour :
« Le plus sage est celui qui ne pense point l'être. »

Événement du jour :
1498 : Vasco de Gama arrive aux Indes. Le navigateur portugais s'ancre dans le port de Pantalayini après un périple d'un peu plus de 10 mois. [CC / Wikicommons]
1804 : le cimetière du Père-Lachaise ouvre ses portes. Il est créé hors des limites de Paris conformément à la loi de 1765, interdisant les cimetières en ville. Mais le lieu ne rencontre pas un franc succès. Pour redorer son image, la mairie de Paris organise alors le transfert des dépouilles de Molière et de La Fontaine. Treize ans plus tard, il comptera 33.000 tombes (69.000 aujourd’hui).[©️ JOEL SAGET / AFP]
1904 : Création de la FIFA. La Fédération internationale de football association est fondée à Paris par la France, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, la Suisse et l'Espagne. [©️ SEBASTIAN DERUNGS / STR / AFP]
1956 : Les États-Unis font exploser leur première bombe à hydrogène sur l'atoll de Bikini.
1975 : Ouverture du procès de la Bande à Baader. Les quatre accusés, membres de la Fraction armée rouge (RAF), groupe terroriste d'extrême-gauche, sont inculpés pour meurtres, tentatives d'assassinat, attentats à la bombe et attaques de banque. En photo : Andreas Baader, le chef de la RAF lors de son arrestation. [©️ AFP]
1991 : Assassinat de Rajiv Gandhi. Le fils d'Indira Gandhi, qui a été Premier ministre de 1984 à 1989, est victime d'un attentat suicide alors qu'il fait campagne pour les élections législatives. [©️ STR / AFP]

L'historiette du jour :
Brouillard de Berndtdasbrot

Depuis la nuit des temps, c’était ainsi. Bien avant même l’existence des clones et de Google. Un rite incontournable pour chaque homme. Un passage. Pas d’âge défini pour s’y mesurer ; juste être prêt. Prêt à affronter le brouillard moite et épais qui pénètre l’abîme de votre cortex. Rejoindre l’autre versant où attendrait, peut-être, un soleil qui perce de ses rayons le lac équanime.

Lire la suite de l'historiette:
Certains n’osaient l’affronter et se terraient dans les galeries souterraines, où la lumière ne peut vous mutiler. Derrière des fenêtres où défilaient des vies et des envies. Les vies d’avant, celles des autres, des chimères, des mensonges et des ténèbres. Ils pouvaient toucher du bout des doigts ces écrans magnétiques et impénétrables. Toucher du bout des doigts leurs rêves et les vivre par mimétisme.
Le froid paralysait ses mains et brûlait ses oreilles. Bernie n’osait plus ouvrir sa bouche pour respirer, le givre pénétrait au plus profond de sa gorge et gelait ses amygdales. Ses jambes continuaient d’avancer, mécaniquement. Bernie ne comprenait même pas quel moteur avait pu l’entraîner ici, dehors, à courir en plein hiver. Des peupliers squelettiques tremblaient de froid et retenaient d’un fil leurs branches de verre. Un chien galeux le suivit sur quelques mètres, avec l’espoir que cette silhouette instable daigne le regarder, et pourquoi pas le caresser. Bernie ne le vit pas. Depuis longtemps, ses yeux étaient clos. Depuis cinq ans, peut-être. Les pilules amères et colorées, et ce sentiment, comme une seconde peau, d’être un intrus dans sa propre enveloppe charnelle.
Personne dans ce chemin désert, et c’est mieux ainsi, pensa Bernie. Juste une voix, qui sifflait dans le vent et lui soufflait d’avancer. S’arrêter ici serait mourir. Le froid, la tristesse et la peur.
Plus Bernie courrait, plus la brume se dissipait. Des signes de vie, des signes de mort. Un vent frais fouettait sa face. Trois sensations caressaient la peau de Bernie.
Le rire de Lo qui renverse les ombres et cicatrise les blessures. Les siennes et celles des autres. Le visage picoré par les taches de rousseur.
La douceur, la caresse de Tina. Son souffle chaud et rassurant qui véhicule l’altruisme. La tendresse pour effacer les blessures. Les siennes et celles des autres.
Les allégories de Marie. Elfe aux yeux de velours qui diffuse dans les esprits des légendes et des mythes pour masquer les blessures. Les siennes et celles des autres.
Bernie accéléra. La sueur perlait sur son front, gouttait sur ses paupières, glissait dans ses pupilles et l’aveuglait.
Un coquelicot fendait d’un rouge écarlate la grisaille ambiante. Bernie se méfia. Comment la vie pourrait-elle réapparaître aussi simplement ? Il savait que ce ne pourrait pas être aussi simple. Sinon il l’aurait su avant. C’est ridicule.
Face à face dans leurs fauteuils, elle lui avait dit simplement :
— J’ai vu dans la noirceur des prisons, les hommes m’avouer leurs monstruosités. J’ai senti la honte et la douleur, le crime et le fiel.
Elle avait ouvert un petit carnet, un carnet d’écolier.
— Alors je vous écoute. Qui êtes-vous ?
Et il avait pensé qu’il ne pourrait pas répondre à cette question.
Les primevères de son père habillaient les talus. Sans les toucher, il se rappela le velours de leurs parures. En allié, un soleil timide tentait de percer la brume.
Bernie ralentit sa course et leva le visage vers le ciel pour sentir la chaleur du rayon solaire. Son corps était chaud à présent et il ne parvenait déjà plus à ressentir le froid qui l’avait habité.
Dans les champs, les tournesols pivotaient à son passage pour suivre sa course folle. Des papillons bigarrés claquaient des ailes pour imprimer un rythme et s’évanouissaient en feu d’artifice. Artifices. Ceux du monde qui le cernait. Artifice des mots, des gestes. Artifices qu’il tentait de fuir, et pour ce faire : traverser le brouillard.
Un virage sec, un tapis de feuilles moelleux et orangé. Ses pas ne résonnaient plus dans sa tête en martelant le sol. Une certaine légèreté l’habitait à présent.
Des champignons, polis et distingués, soulevèrent leurs chapeaux en guise de salut et d’encouragement. Plus sensuelles, les châtaignes entrouvrirent leurs bogues pour laisser apercevoir leur fruit. Les araignées recouvraient de barbapapa haies et talus.
Et le rire de Lo, et le souffle de Tina, et les mots de Marie.
Quelques cotons de flocon s’évadèrent des nues. Le brouillard cédait déjà. Ce n’était que ça ?
Pourquoi avoir tant attendu ? Pourquoi n’avoir pas osé ouvrir les yeux ? Pourquoi s’être tant de fois heurté au mur ? Pourquoi avoir cherché la fuite dans les mensonges ?
Mensonge. Les siens, moteur et gouvernail.
Mensonge du monde, dans les mots, les mains serrées et dans chaque geste. Traverser le brouillard pour abandonner ces mensonges derrière lui.
Une longue descente comme un tapis roulant. Bernie se laissa glisser. Plus besoin de mouvoir ses jambes. Le tapis l’emportait. Il avait à peine souffert, quelques bosses pour le retarder, une certaine attraction pour l’entraîner à faire demi-tour, les écrans lustrés pour le rappeler, comme un aimant. Des fleurs aux odeurs de guimauve, des écureuils aux yeux noisette. La tendresse d’un conte. Sentir l’odeur de la légèreté. Légèreté. Un trésor enfoui. Une richesse interdite dans les postures hiératiques exigées et incontournables.
Et le rire de Lo, et le souffle de Tina et les mots de Marie.
Il ferma les yeux. Se demanda si la ligne d’arrivée serait matérialisée. Un drapeau à damier ? Faudra-t-il continuer à courir ?
Un spectre vert se dessina dans le ciel, se lova dans le ciel noir. Un feu follet violet l’enlaça et dansa dans ses bras. Des fantômes qui glissaient et envoûtaient la voûte.
Il s’arrêta, essoufflé, les mains sur les genoux.
Des aurores boréales, des fées au zénith. Les voix, le souffle et le rire.
Il respira profondément. C’est là.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Etoile le Lun 21 Mai - 8:16

1804 : le cimetière du Père-Lachaise ouvre ses portes. Il est créé hors des limites de Paris conformément à la loi de 1765, interdisant les cimetières en ville. Mais le lieu ne rencontre pas un franc succès. Pour redorer son image, la mairie de Paris organise alors le transfert des dépouilles de Molière et de La Fontaine. Treize ans plus tard, il comptera 33.000 tombes (69.000 aujourd’hui).[ JOEL SAGET / AFP] 






j'y suis allée il y a une dizaine d'années


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Lun 21 Mai - 13:04

« Le baiser sur les lèvres a été inventé par les hommes pour que les femmes se taisent quelquefois. »
c'est plus élégant que de lui crier "ferme-là" ou "toi t'as rien à dire"..le résultat est le même


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Mar 22 Mai - 8:28



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Émile ainsi que les Miloud, Quiterie et Rita de Cascia.
Demain, nous fêterons les Didier.

Maman en ce jour d'anniversaire de ton départ, je pense fort à toi, tu me manques.

Le 22 mai est le 142e jour de l'année du calendrier grégorien, le 143e en cas d'année bissextile. Il reste 223 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 3e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du trèfle.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 08
le soleil se couche à 21h 02
durée d'ensoleillement : 14h 54 (+2mn)

Célébration du jour :
• Journée internationale de la diversité biologique

Citation du jour :
« Un actionnaire, c'est-à-dire un homme bénéficiant de l'action des autres. »
Robert Sabatier

Dicton du jour :
« Rosée de Mai verdit les prés. »

Proverbe du jour :
« Les chiens aboient, la caravane passe. »

Événement du jour :
1910 :
L'écrivain Jules Renard meurt à l'âge de 46 ans. Il a manifesté son amour de la campagne dans les Histoires naturelles, dont 5 ont été mises en musique par Ravel. Pour le théâtre, il écrit de courtes comédies, notamment Le plaisir de rompre et Le pain de ménage. C'est aussi à Jules Renard qu'on doit Le Journal, une succession de réflexions sur les artistes et les écrivains de son époque.
1924 : Séisme meurtrier à Xining (Chine). La ville est ravagée par le tremblement de terre qui fait près de 200.000 morts. Il s'agit de l'un des plus puissants séismes de l'histoire. [CC / DaiLuo / Flickr]
1848 : Révolte des esclaves en Martinique. Ce soulèvement aboutira à la signature du décret d'abolition de l'esclavage par le gouverneur Claude Rostoland. Depuis, cette date est devenue le jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage sur l'île. En photo : le mémorial de l'esclavage situé à l'Anse Caffard. [©️ PASCAL PAVANI / AFP]
1885 : Décès à Paris de Victor Hugo. L'auteur des Misérables est considéré comme l'un des plus grands écrivains français. Il est inhumé au Panthéon. [©️ AFP]
1955 : Maurice Trintignant devient le premier pilote de course français à remporter un Grand Prix de Formule 1 en terminant premier du Grand Prix de Monaco au volant d'une Ferrari 625. Maurice Trintignant est l'oncle de l'acteur Jean-Louis Trintignant. [©️ AFP]
1960 : Séisme de Valdivia au Chili. Le tremblement de terre dévastateur de magnitude 9.5 a été provoqué par le glissement de 18 cm de la plaque tectonique de Nazca. Le séisme a été suivi d'un tsunami qui a parcouru tout l'océan Pacifique. Ce séisme et ce tsunami ont fait presque 6.000 morts au Chili. [CC / Wikicommons]
1972 : Richard Nixon arrive à Moscou. Le président américain et le dirigeant soviétique Leonid Brejnev entament des négociations qui aboutiront à la signature d'accords commerciaux et de deux traités sur la limitation des armes nucléaires. [©️ TASS / AFP]
[b]2004 : [/b]Mariage royal en Espagne. Le prince Felipe d'Espagne, héritier du trône, épouse Letizia Ortiz, une journaliste. Le couple aura deux enfants : l'infante Leonor et l'infante Sofia. [©️ CHRISTOPHE SIMON / AFP]

L'historiette du jour :
Derniers pas sur la lune de Alain Lonzela

J’entends le sang battre dans mes oreilles. Je veille à faire semblant de mâcher pour lutter contre la dépressurisation (et une grosse partie d’angoisse) dans mes oreilles. Avec un bruit de plomberie, la pression s’équilibre. La douleur disparaît. J’appuie sur le champignon rouge qui commande l’ouverture du sas. Le gyrophare orange tourne et une voix en conserve répète en boucle « attention à la dépressurisation, ouverture du sas... attention, etc. ».

Lire la suite de l'historiette:
Je ne sais pas pourquoi, mais dans les films, c’est toujours une voix de fille suave. Dans la réalité c’est une voix tellement métallique, que personne ne saurait lui donner un genre précis. Au fur et à mesure que l’air s’échappe, la voix disparaît.
La porte continue à monter et révèle le paysage désolé et lunaire. C’est d’autant plus vrai que je m’apprête réellement à poser le pied sur la Lune.

La NASA va clore les explorations lunaires. Question de budget. Je me suis porté volontaire. C’est la toute dernière mission. Après moi, plus personne ne marchera sur la lune. La lumière extérieure généreusement fournie par le soleil frappe mon casque. Je sens le chaud instantanément, mais ma combinaison réagit, et quelques secondes après la température est régulée et se stabilise.
Je m’avance en planant vers l’échelle de descente, dont je saisis fermement le montant. Je pivote et j’entame la descente. C’est une sensation proprement extraordinaire de flotter ainsi. Je descends par bonds et à chacun d’eux... je vole.

Ma mission, l’ultime mission, consiste à installer une station radio sur notre satellite naturel. Je ne vois pas trop pourquoi on pose un émetteur là-haut, mais bon, c’était ma dernière occasion de justifier des centaines d’heures d’entraînement et de sacrifices. Je lève la tête et je vois le clair de la Terre. Je veille à ne pas pleurer d’émotion, vu que je ne pourrai pas essuyer mes larmes ni me moucher.

Je porte une ceinture à laquelle est suspendu tout ce dont j’ai besoin. J’installe l’émetteur, puis j’insère la pile à l’uranium enrichi qui assurera le fonctionnement du système pendant quelques siècles. Je n’ai rien d’autre à faire, qu’à l’insérer dans son logement et à verrouiller le tout. Le système est totalement autonome et ne demandera aucun entretien. Je fais le test prévu (j’appuie simplement sur des boutons suivant une séquence convenue) et la machine envoie le message d’essai. Une minute après, dans mes écouteurs, j’ai confirmation de la base que le message a bien été réceptionné sur Terre.

Je suis bien conscient de l’absurdité de la situation. Sensément « Y’a plus de budget » et ces farfelus viennent me faire poser une station radio. Tout le monde se demande bien pour quoi faire. Si je suis le dernier à poser le pied ici, qui va émettre après moi ? Machinalement, comme pour confirmer mon propos, je jette un coup d’œil circulaire autour de moi.
Et c’est là que je la vois.
Putain, rien à voir avec le budget ou toute autre connerie.
Soudain, je comprends tout. Et je peux l’admirer, dans toute sa terrifiante splendeur. Dans la trace de mes pas, qui resteront incrustés des centaines d’années dans la poussière lunaire... croisant à angle droit ma trajectoire, il y a d’autres empreintes, et elle n’appartiennent visiblement pas à un pied humain.
Je sais maintenant qui nous allons appeler. Mais je me sens submergé par l’angoisse, en me demandant qui va répondre.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Mar 22 Mai - 11:15

Citation du jour :
« Un actionnaire, c'est-à-dire un homme bénéficiant de l'action des autres. »
Robert Sabatier


oui ! comme c'est vrai
ça devrait être plus réglementé car les actionnaires en veulent plus et encore plus..avant leurs bénéfices s'élevaient au  max à 30% des bénéfices de l'entreprise maintenant ces dernières se mettent même en danger pour pouvoir verser les dividendes aux actionnaires


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Mer 23 Mai - 5:56



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Didier.
Demain, nous fêterons les Donatien ainsi que les Amaël, Maël, Maëlle et Rogatien.

Le 23 mai est le 143e jour de l’année du calendrier grégorien, le 144e en cas d’année bissextile. Il reste 222 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 4e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'angélique.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 07
le soleil se couche à 21h 03
durée d'ensoleillement : 14h 56 (+2mn)

Citation du jour :
« Un sot ne voit pas le même arbre qu'un sage. »
William Blake

Dicton du jour :
« Haricot semé à la Saint-Didier, en rapporte un demi-setier. »
« Sème tes haricots à la Saint-Didier, Pour un, tu en auras un millier. »

Proverbe du jour :
« Les ronces et les épines poussent sur les traces des armées. »

Événement du jour :
1430 : Jeanne d'Arc est capturée par les Bourguignons à Margny-lès-Compiègne. [CC / Wikicommons]
1978 : Tentative d'enlèvement de Michel Hidalgo. La veille du départ de l'Equipe de France pour la Coupe du Monde en Argentine, le sélectionneur des Bleus est victime d'une tentative d'enlèvement sur une route près de Bordeaux par deux individus armés. Conduit dans un sous-bois, Michel Hidalgo parvient à récupérer l'arme de l'un des malfaiteurs. Ces derniers étaient des opposants au Mondial controversé.[©️ JOEL ROBINE / AFP]
1934 : Bonnie Parker et Clyde Barrow sont tués. Le couple de criminels américains, spécialisés dans les attaques à main armée de banques, sont abattus par la police du Texas et de la Louisiane. Environ 150 impacts ont été dénombrés sur leur voiture. [©️ UPI / AFP]
1992 : Le juge italien Giovanni Falcone, symbole de la lutte anti-mafia, est tué avec trois de ses gardes du corps dans un attentat à l'explosif commis près de Palerme, en Sicile.
2004 : Une partie du terminal 2E de Roissy s’effondre. Une partie de la voûte d’une passerelle du terminal le plus récent de l’aéroport parisien s’écroule. L’accident fait quatre morts et plusieurs blessés.[©️ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]
2013 : Disparition de Georges Moustaki. Chanteur, compositeur et auteur de chansons devenues des classiques comme "Milord" (pour Edith Piaf) et "Le Métèque" s'éteint à l'âge de 79 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. [©️ AFP]

L'historiette du jour :
Réveil de Link

Je ne ressens rien. Vraiment, étrangement, totalement rien. Totalement ne serait pas le bon mot, plutôt « néantalement », « videment » ou quelque chose de ce genre même si je ne sais pas du tout si ces mots existent. Mais cela ne change rien. Le fait est que je n'ai aucune émotion, aucune envie, aucun désir. Je vie sans but. Je n'existe pas.

Lire la suite de l'historiette:
Je ne suis pas le genre de personne dont la vie est tracée dès sa naissance. Je ne suis pas le genre de personne qui va faire une école de commerce pour faire plaisir à papa, qui va avoir une jolie voiture rouge à sa remise de diplôme, qui va se marier, avoir des enfants puis qui va mourir entouré de sa famille dans une charmante petite campagne. Non je n'aurai rien de tout ça et je ne sais même pas si je devrais m'en réjouir ou en être triste ; pourtant j'ai cherché toutes les solutions possibles. Mais rien n'a marché. Je me suis battu, j'ai bu, j'ai fumé, je me suis retrouvé dans des paradis artificiels, j'ai tenté des relations. Rien n'y a fait. Je continue à ne rien ressentir.
Il me faut essayer autre chose. C'est ce que je cherche maintenant dans mon lit, les yeux fixés sur la tache d'humidité en forme de soleil sur mon plafond et écoutant Radiohead pour couvrir les hurlements étouffés de mes parents. Enfin surtout ceux de mon père. Il bat ma mère. Elle n'en parle pas. Je me mêle rarement des affaires des gens.
— Adam, crie ma mère. C'est l'heure !
Je descends l'escalier et arrive, prêt à partir, dans l'entrée. Elle me rejoint avec un hématome violet sur la pommette qu'elle a tenté, en vain, de camoufler avec du fond de teint mais qui reste visible tout de même au vu de la grosseur de ce bleu. Elle me gratifie d'un de ses sourires emprunt à une joie feinte.
— On doit y aller chéri, tu vas être en retard.
Je la suis dehors sans un regard pour mon père resté dans la cuisine, le regard perdu dans ses pensées.
Nous n'habitons pas loin de mon lycée. En quelques minutes à peine je me retrouve dans l'immense hall de celui-ci. Au milieu de cette bruyante foule, je me suis souvent rendu compte que c'est là que nous sommes les plus seuls : au milieu de personnes pour qui nous ne représentons rien. La sonnerie retentit. Je me dirige vers ma salle, prêt à passer le reste de ma matinée à écouter des gens parler de faits sans intérêts. Depuis le fond de la pièce, j'observe les gens et leur façon de vivre leur vie. Que ce soit les sportifs populaires ou les matheux sans beaucoup d'amis, tous ont trouvé une façon de vivre pleinement leur vie. C'est assez intéressant à observer.
Nouvelle sonnerie, il est l'heure d'aller manger. Je me retrouve dans une file d'attente dans le seul but de me faire servir une ignoble viande cuite à outrance et ses légumes congelés. Mon repas servi, je cherche une place libre. Les gens parlent, rigolent, chuchotent, s'embrassent. Deux garçons s'avancent vers moi, sûr d'eux et de leur petit confort.
— Hé ! Toi, m'interpelle celui de gauche. Qu'est ce que tu veux à nous fixer depuis tout à l'heure ?
— On te plaît ou quoi ? Me dis pas que tu fantasmais sur nous ? Ça me dégoute.
J'essaie de partir mais ils me bloquent le passage. C'est pas la première fois que ça m'arrive je devrais pouvoir m'en sortir.
— Laissez-moi s'il vous plaît, je vous fixerai plus. Je veux juste aller manger.
D'un coup, celui de gauche s'empare de mon plateau et le renverse sur le sol. Étrangement, personne n'intervient.
— Eh bien mange, on ne te retient pas.
Sa remarque eut au moins l'effet de faire rire son ami avec qui il part vers la sortie. Bon je ne m'en suis pas trop mal sorti. Tant pis pour le repas, je mangerai ce soir. Je sors alors à mon tour, laissant derrière moi un festin sur le sol.
Je me dirige derrière le lycée. C'est là que je vais pour fumer quand je ne vais pas en cours. Fumer ne me procure rien. Enfin, ça ne me fait pas de bien, mais maintenant, c'est vrai que je m'en passe de moins en moins.
J'ai essayé beaucoup de choses, et je fume régulièrement du tabac depuis maintenant trois ans. Je fume donc en attendant que sonne la fin de la journée et que je puisse rentrer chez moi. 17H30, je peux y aller. Ce soir je retourne chez moi à pieds pour une raison obscure, mes parents étant déjà rentrés.
Je marche jusqu'à chez moi en écoutant de nouveau Radiohead. La porte d'entrée est entrouverte. Je me glisse sans bruits dans la maison et referme derrière moi. J'entends un grand fracas provenant de la cuisine, comme une chose qui se brise sur le sol. Je m'y dirige et y trouve ma mère allongée, face contre terre, et mon père le visage rouge, crispé de colère, et ses poings serrés où déjà apparaissent des traces rouges. Il me voit et éclate alors d'un rire mauvais.
— Tiens, Adam, qu'est ce que tu viens faire là ? Surement pas quelque chose d'utile ! Tu es tellement futile.
Il s'avance vers moi sans cesser de sourire et m'attrape par les épaules. Soudain, ce sourire est remplacé par l'expression même de la fureur.
— MAIS TU VAS TE BOUGER ADAM ! Fais quelque chose ! Non ? Rien ? C'est bien ce que je pensais. Toujours aussi insignifiant.
Pendant ce temps ma mère s'était adossée contre le mur, le visage ensanglantée, se tenant le bras en gémissant. Il se détourne finalement de moi et se dirige vers elle.
— Tu as vu ce qu'on a fait de lui ? Même pas un homme. Regarde-le, il n'est pas normal ! Il a pas toute sa tête ! Il est juste insignifiant ! Quelconque ! Inexistant !
Sans prendre garde, comme habité par quelque chose de supérieur, je me dirige vers le tiroir, en tire un long couteau et me jette sur mon père. Je le plante dans son dos en boucle. Encore. Et encore. Et encore. Et encore. Alors, pendant que les hurlements terrifiés de ma mère remplissent la maison, les larmes que j'ai tant espérées coulent le long de mon visage. Enfin, après toutes ces années, je commence à exister.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Mer 23 Mai - 16:04



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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Jeu 24 Mai - 7:08



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Donatien ainsi que les Amaël, Maël, Maëlle et Rogatien.
Prénoms fêtés autrefois : Angèle.
Demain, nous fêterons les Madeleine-Sophie Barat ainsi que les Sophie et Urbain.

Le 24 mai est le 144e jour de l'année du calendrier grégorien, le 145e en cas d'année bissextile. Il reste 221 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 5e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du canard.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 06
le soleil se couche à 21 h 04
durée d'ensoleillement : 14 h 58 (+2mn)

Célébration de demain :
• Journée internationale des enfants disparus

Citation du jour :
« Un scandale commence à devenir scandaleux lorsque, de salubre, de vif qu'il était, il en arrive au dogme et, dirai-je, lorsqu'il rapporte. »
Jean Cocteau

Dicton du jour :
« Frais mai, épaisse tourte, mais peu de vin dans la coupe. »
« Après Sainte-Angèle, le jardinier ne craint plus le gel. »

Proverbe du jour :
« Nous défendre quelque chose, c'est nous en donner envie. »

Événement du jour :
1524 : incendie de Troyes.Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.
1844 : L'inventeur F. B. Morse envoie le premier message sur la première ligne de télégraphe.
1873 : Mac-Mahon succède à Thiers à l'Élysée.Le 24 mai 1873, à Paris, la majorité monarchiste de l'Assemblée nationale retire sa confiance au président de la République Adolphe Thiers. Elle élit à sa place le maréchal Patrice de Mac Mahon, duc de Magenta, héros de Malakoff (65 ans) avec pas moins de 300 voix sur 392 (on qualifie depuis lors d'« élection de maréchal » une élection à la quasi-unanimité !)...

L'historiette du jour :
Elle attend le train de Lullaby

Elle attend. Le brouillard est si épais qu'elle pourrait mordre dedans sans l'entamer.
L'humidité flotte en gouttelettes suspendues dans les airs. Le parapet glisse un peu, luisant, suintant de cette eau crasseuse et collante.
Elle a froid. Elle attend avant l'aube. C'est le moment qu'elle préfère pour attendre. Le silence est aussi épais que le brouillard. La nappe assourdit tout, même ses propres mouvements, jusqu'aux battements de son cœur.

Lire la suite de l'historiette:
Ce n'est pas la première fois qu'elle attend de si bonne heure. Elle s'en est fait une habitude, un rendez-vous. Elle regarde les rails qui plongent dans la nuée comme suspendus. Elle sait bien qu'ils se séparent en deux voies distinctes vers la ligne d'horizon mais pour le moment, avec ce brouillard, elle ne voit qu'une seule route métallique, d'un bleu perlé qui se reflète au loin, dans le halo de lumière blanche.
Elle attend le train, toujours le même.
Il est en retard. C'est probablement à cause de ce brouillard d'hiver qui ne veut pas se déchirer. Elle est nerveuse maintenant. Elle enfonce ses mains dans ses poches, vides. Comme elle. Elle se sent vide en attendant ce train, le sang figé, glacé dans les veines.
Le train, c'est « le sien », celui de sa gare. Enfin un de ceux qui la desservent. Un qu'il pourrait prendre. Il pourrait être dans ce train. Aimerait elle qu'il soit dans ce train ? Elle ne sait pas. Elle pense que oui. Elle attend le train mais elle l'attend aussi. Elle ne cesse de l'attendre. Elle regarde ses chaussures élimées d'avoir tellement attendu, si souvent sur ce parapet. Sera-t-il dans ce train ?
Elle attend comme de nombreuses fois avant. Elle attend le vent qui se lève, féroce, le hurlement qui perce la nuit, cette longue plainte de la locomotive qui lui fait plaquer ses mains sur les oreilles. Elle attend comme si elle avait huit ans. Elle en a beaucoup plus en réalité mais ce matin, elle n'a que huit ans. Les lumières au dessus des rails dessinent des boules de feu de fête foraine. Et cette impression de légèreté... Elle pourrait s'envoler au-dessus du parapet.
Les rails sont comme des membres, des jambes qui courent, de longs bras pour l'enserrer toute. Elle regarde vers le bas, fascinée. Elle lit des mots sur ces lignes droites. Plus loin, elles s'écartent et se chevauchent, elles s'emmêlent mais ici, elle sont bien régulières, des parallèles rassurantes sous elle. Elle voit sa sale gueule d'ange dans le travers de la voie, ses yeux rieurs. Elle pense qu'il se moque d'elle. Elle entend sa voix, pleine, dense, si lointaine déjà. Elle se confond avec la trompe du train qui arrive, à grande vitesse. Le voilà ! Il arrive celui qu'elle attend. Elle se penche pour chercher son reflet, se perdre dans le vertige de l'image aimée, en bas, sur les rails. Elle se laisse happer, hypnotisée par ces deux bras si longs, tendus vers elle, qui l'appellent.
L'instant d'avant, elle est subjuguée. L'instant d'après, elle a sauté.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Jeu 24 Mai - 11:41

Proverbe du jour :
« Nous défendre quelque chose, c'est nous en donner envie. »
ça c'est une parole du diable! 
si je défend à mon enfant de jouer avec des allumettes c'est pour le protéger, pas lui donner l'envie de braver l'interdiction et mettre le feu la maison!le diable se sert de cette envie pour nous enchainer un peu plus chaque fois ...c'est pour ça qu'on est sur terre pour braver nos désirs et nos envies...les maitriser ou tenter de le faire!


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Ven 25 Mai - 7:41





L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Madeleine-Sophie Barat ainsi que les Sophie et Urbain.
Demain, nous fêterons les Bérenger ainsi que les Bérengère.

Le 25 mai est le 145e jour de l'année du calendrier grégorien, le 146e en cas d'année bissextile. Il reste 220 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 6e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la mélisse.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 05
le soleil se couche à 21h 05
durée d'ensoleillement : 15h 00 (+2mn)

Célébration du jour :
• Journée internationale des enfants disparus

Citation du jour :
« Tout malheur qui ne m'atteint pas n'est qu'un rêve. »
Jules Renard

Dicton du jour :
« Soleil à la Saint-Urbain, présage une année de vin. »
« Gelée le soir de Saint-Urbain, Anéantit fruits, pain, vin. »

Proverbe du jour :
« Pour chaque regard que nous jetons en arrière, il nous faut regarder deux fois vers l'avenir. »

Événement du jour :
1085 :
Alfonso VI de Castille enlève Tolède
Le 25 mai 1085, le roi de Castille Alfonso VI enlève Tolède aux musulmans. C'est une étape décisive dans la « Reconquista » (Reconquête en espagnol) par laquelle les rois chrétiens des contreforts pyrénéens ont entrepris trois siècles plus tôt de chasser les musulmans de la péninsule ibérique.
Mais ce premier grand succès inaugure un conflit avec les « mozarabes ». Ces chrétiens de culture arabe sont en effet peu disposés à supporter les manières de leurs nouveaux maîtres.
1720 : Le retour de la peste à Marseille
Le 25 mai 1720, un navire, le Grand-Saint-Antoine, entre dans le port de Marseille. Il ramène de Syrie un passager clandestin, le bacille de la peste. En quelques mois, la ville de Marseille va perdre la moitié de ses 100.000 habitants.
Parmi les secouristes s'illustrent l'évêque Henri-François-Xavier de Belsunce de Castelmoron et le chevalier Nicolas Roze...
1846 : Évasion de Louis-Napoléon
Le 25 mai 1846, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, s'évade du fort de Ham, déguisé en ouvrier avec une solive sur l'épaule, après six ans de captivité pour cause de complot contre l'État. Deux ans plus tard, le révolutionnaire sera le premier président de la République française et cinq ans plus tard, il restaurera à son profit le titre d'empereur et règnera sous le nom de Napoléon III !
1977 : Première à Hollywood de Starwars (La Guerre des Étoiles), du metteur en scène George Lucas. Réalisé avec un budget plus que modeste de 10 millions de dollars, le film sera un succès instantané et sera le précurseur de deux autres longs-métrages dans le même style, The Empire Strikes Back et The Return Of The Jedi (L'Empire contre-attaque et Le Retour de Jedi).

L'historiette du jour :
La Femme idéale de ManonP

Ce fut dans un couloir du métro qu’il tomba sur la femme idéale. Celle dont il avait toujours rêvé. Jamais il n’aurait cru la rencontrer. Alors qu’il s’approchait du banc pour s’y assoir en attendant le prochain métro, il la remarqua. Elle était déjà là.
Grande, elle possédait de longues jambes fines mais galbées, à la peau soyeuse et bronzée. Ses longs cheveux châtain clair, très brillants, aux jolis reflets dorés tombaient sur ses épaules en ondulations gracieuses.

Lire la suite de l'historiette:
Son haut, un débardeur bleu et vert aux reflets moirés, lui convenait parfaitement et mettait en valeur une poitrine parfaitement adaptée à sa morphologie ; ni trop grosse, ni trop petite. Des femmes comme ça, se dit-il, on n’en croise pas tous les jours. C’était la raison pour laquelle il se permettait de la dévorer des yeux, ne tenant pas compte des coups d’œil réprobateurs des autres passagers qui attendaient en même temps que lui. Il savait que, dès qu’il prendrait le métro, il ne tarderait pas à la perdre de vue. Il convenait donc de ne pas en perdre une seule miette. Son regard glissa vers ses hanches ; elles étaient un peu étroites, mais vu la morphologie de la jeune femme, cela ne le choquait pas. Et puis, il n’avait rien contre les hanches un peu osseuses.
Il ne la quitta pas des yeux jusqu’à l’arrivée du métro dans la station, qui couvrit toutes les rumeurs de la ville de son fracas épouvantable. Les portes s’ouvrirent dans un claquement sourd. A regrets, il dut quitter des yeux cette jeune femme parfaite pour entrer dans le wagon. Il entra donc, respirant à petites bouffées pour ne pas trop inhaler l’air vicié du métro et ses odeurs effroyables qu’exhalaient les corps et les vêtements des passagers par cette chaleur étouffante de juillet. Il trouva une place assise près d’une grande fenêtre à la vitre fissurée, sortit un livre de poche de son sac et se plongea dans la lecture sans plus prêter attention à son environnement.
Les wagons se mirent en branle et quittèrent la station, laissant derrière eux sur le quai un ou deux passagers dépités et essoufflés, qui venaient de manquer de peu le passage du métro, ainsi que cette immense photographie collée au mur représentant la jeune femme aux longues jambes bronzées, aux longs cheveux châtains et brillants, portant un débardeur moiré vert et bleu, tenant dans sa main droite un petit flacon doré.
C’était une gigantesque affiche publicitaire pour un parfum de luxe qui venait d’être mis sur le marché.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Ven 25 Mai - 11:54

Citation du jour :
« Tout malheur qui ne m'atteint pas n'est qu'un rêve. »
Jules Renard
ça me fait penser à la série de films:"Matrix"


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Sam 26 Mai - 6:50



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Bérenger ainsi que les Bérengère.

Demain, nous fêterons les Augustin de Cantorbéry.

Le 26 mai est le 146e jour de l'année du calendrier grégorien, le 147e en cas d'année bissextile. Il reste 219 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 7e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du fromental.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 04
le soleil se couche à 21h 06
durée d'ensoleillement : 15h 01 (+2mn)

Célébrations de demain :
• Fête des mères
• La Trinité

Citation du jour :
« Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance, il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté. »
Émile Chartier dit Alain

Dicton du jour :
« Tant que mai n'est pas au vingt-huit, l'hiver n'est pas tout à fait cuit. »

Proverbe du jour :
« Qui croit aux rêves se nourrit de vent. »

Événement du jour :
1896 :
création du Dow Jones. Charles Dow, qui a créé une agence de presse avec Edward Jones, publie le premier indice des valeurs industrielles construit à partir d'une liste de douze titres (un seul, General Electric, en fait toujours partie).
1923 : La première édition des 24h du Mans a lieu. Une trentaine de voitures prennent le départ de cette course d’endurance dans la Sarthe. Elle sera remportée le lendemain par une équipe française.
1946 : Dr Petiot est exécuté après avoir été reconnu coupable de 24 meurtres.

L'historiette du jour :
The voices de Mila

Il était une fois et pas deux, dans un royaume extraordinairement extraordinaire, vivait comme dans tous les contes dignes de ce nom une belle princesse.
Le teint diaphane, les traits fins et délicats, Grâce était grande et pulpeuse. sa longue chevelure soyeuse suscitait les jalousies. Sa démarche aérienne faisait que tous se retournaient sur son passage, mais voilà, il y avait un mais ! Elle avait la voix rocailleuse d'un molosse.

Lire la suite de l'historiette:
Ça la foutait mal, c'était un réel problème. Ses parents n'arrivaient pas à la caser ! Ils avaient pourtant fait appel à tous les magiciens du royaume. Sorcières, druides et autres marabouts y passèrent et tous échouaient. Collier en pattes de poulets, bave de crapaud et queues-de-souris macérées dans du jus de chaussettes de gnomes, cataplasmes de morves de bouc, incantations ubuesques, etc., rien ni faisait. Rien de rien, c'était ainsi !
Les prétendants tout d'abord éblouis, s'enfuyaient en courant dès qu'elle s'exprimait. Ils ne supportaient pas l'idée que leur épouse puisse posséder une voix bien plus virile que la leur.

Dépressive, la princesse décida qu'elle ne dirait plus un mot !

Un beau jour où le soleil brillait, Grâce décida d'aller se promener dans la forêt. Après avoir feinté son chaperon qui rentra au château les poings serrés et rouge de colère, elle en profita pour se réfugier discrètement dans une clairière traversée par une rivière. Nul ne connaissait cet endroit où la végétation luxuriante forçait l'admiration.

Elle prenait le frais installée au bord de l'eau enfin libre et à l'abri du regard, elle se laissait aller à chanter ses joies et ses peines.

Or, dans un des royaumes voisins vivait le prince Irvil. Il était jeune, beau, grand et fort, mais voilà, il y avait aussi un mais ! Sa voix fine et féminine le discréditait. L'impact sur son pouvoir de séduction était dramatique, les prétendantes pouffaient de rire dès qu'il leur faisait la cour.
Las, le prince pensait, toutes des connes !
Ses parents le harcelaient pour qu'il épousa une belle princesse. Les princesses s'amusaient de lui.
Un beau matin, Il en eut ras-le-heaume. Il fugua !

Après avoir chevauché durant des jours et tandis qu'il cherchait un coin pour se reposer, il entendit le chant d'un maitre. Le timbre de cette voix aurait été pour lui un rêve accompli mais hélas ce n'était pas la sienne. Curieux de voir à qui appartenait ce sublime instrument vocal, il délaissa son fidèle destrier et s'approcha doucement.
Une nana se prélassait au bord de la rivière, il remarqua aussitôt que c'était un vrai canon !! Il chercha du regard l'homme à la voix si parfaite, mais il comprit bien vite que celle-ci émanait de la jeune femme. Une idée s'imposa.
Il se mit lui aussi à chanter, sa voix pure s'accordait parfaitement à celle plus rauque de la jeune fille.
Tout d'abord surprise, elle se tue. Elle le regarda ensuite comprenant rapidement que lui aussi souffrait de la même infirmité, stoïque sa voix s'éleva à nouveau...
Ils chantaient ensemble, l'illusion était parfaite et la complicité vocale, mélodieuse.
Cette richesse harmonique les rapprocha, une réelle complicité poussait ces jeunes gens à se retrouver de plus en plus souvent.
De rendez-vous secret en rendez-vous secret, Grâce semait plus difficilement les chaperons successifs.
Soucieux de conserver la vertu de leur fille les parents soupçonneux donnaient les ordres.
— Suivez-la, ne la lâchez pas !
— Si vous perdez sa trace encore une fois, vous finirez aux oubliettes ! Non mais oh !!

Un beau jour, elle arriva essoufflée, Irvil la taquina si bien qu'ils finirent par se retrouver dans les bras l'un de l'autre. De fil en aiguille, il passa le fil dans l'aiguille et dans un cri de joie, leurs voix se fondirent l'une dans l'autre.
Grâce se découvrit alors la voix d'Irvil et vice versa.
Éberlués, ils réalisèrent de suite qu'ils étaient enfin délivrés de leur cauchemars.
Ils reprirent en chœur un chant dont l'immense beauté irradia tous les royaumes.

Tous pensèrent à un chant divin, les paysans en tombèrent aussitôt à genoux en remerciant le ciel, les aristocrates se signèrent sûrs que ce cadeau leur était personnellement destiné, les commerçants pensèrent à juste titre, que cela pourrait être le tube de l'année.

Avant de le quitter à regret, elle lui demanda d'une voix douce et sensuelle.
— Tu viens ?
Il répondit de sa belle voix rauque et grave.
— oui.
Les amoureux partirent tous les deux sur le beau destrier qui n'avait pas perdu une miette de leur idylle.
Une fois chez la belle, les parents comblés accueillirent Irvil à bras ouverts. Enfin, les bras s'ouvrirent et se refermèrent vraiment qu'une fois qu'ils se furent assurés de sa véritable condition de prince, leur générosité avait des limites.
Un prince sinon rien !
Les deux familles se rencontrèrent et un grand mariage fut célébré.
Quelques mois plus tard, de faux jumeaux vinrent au monde, un garçon et une fille. Rongés par l'inquiétude le jeune couple craignait que leurs enfants souffrent du même mal qui leur avait si longtemps pourri la vie.
Le ballet des magiciens, sorcières, druides et autres marabouts reprit.
Toutefois, Grâce refusa qu'on leur applique le cataplasme de morve de bouc. Trop dégoûtant ! Cela aurait pu traumatiser les petits !

Quelques années plus tard, un jour où le soleil radieux illuminait le royaume, la petite chantonnait tout en cueillant un bouquet de pâquerettes, le petit jamais loin de sa sœur l'accompagnait.
Comblés et rassurés d'entendre le timbre de voix correspondant à chaque enfant, Irvil et Grâce se laissèrent emporter à chanter eux aussi.
C'est ainsi que naquit le premier groupe lyrique de l'histoire des royaumes.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Etoile le Sam 26 Mai - 7:20

merci ma belle


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Sam 26 Mai - 13:25

1946 : Dr Petiot est exécuté après avoir été reconnu coupable de 24 meurtres.
et il était médecin!


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Dim 27 Mai - 7:15



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Augustin de Cantorbéry.
Bonne fête à toute les mamans
Prénoms fêtés autrefois : Ildevert.
Demain, nous fêterons les Germain.

Le 27 mai est le 147e jour de l'année du calendrier grégorien, le 148e en cas d'année bissextile. Il reste 218 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 8e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du martagon.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 04
le soleil se couche à 21h 07
durée d'ensoleillement 15 h 04 (+2mn)

Célébrations du jour :
• Fête des mères
• La Trinité

Citation jour :
« Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre. »
Gilbert Keith Chesterton

Dicton du jour :
« Celui qui s'allège avant le mois de mai, certainement ne sait pas ce qu'il fait. »
« À Saint-Ildevert, est mort tout arbre qui n'est point vert. »

Proverbe du jour :
« Savoir bien se taire est plus malaisé que de bien parler. »

Événement du jour :
1498 :
Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.
1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.
1921 : création du Code de la route.Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C'est la transformation d'un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d'abord soumise à la loi de 1851 concernant "la police du roulage et des messageries". En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l'évolution des véhicules et des routes.
1931 : Premier vol humain dans la stratosphère. Le professeur Auguste Piccard, un savant suisse, et son assistant, l'ingénieur Charles Kipfer, montent en ballon jusqu'à 15.500 mètres.

L'historiette :
La glycine de Mome

Alors comme ça, elle n’est rien ? Rien qu’un bouchon que l’océan ballotte au gré des flots, qu’une baudruche que le vent emporte et éclate !
Hermine est accablée et pourtant, quelques minutes avant, elle était emplie de joie. Son père était rentré, survolté : « Mina, ma ronde Minette, prépare ton sac, on part. Pour un moment… »

Lire la suite de l'historiette:
On part ! Où ? Mais avant qu’Hermine ait pu poser la question, son père emporté par son exaltation, avait expliqué : « Destination : le Pérou ! Ta mère veut aller de Cuzco au Machu Picchu. Elle a envie de prendre le train des Andes. Elle dit qu’il ressemble à un jouet d’enfant d’autrefois. Tu te rends compte, Minette ! Elle a envie ! Elle et moi, on part, tous les deux comme avant. »

Seuls ? Mais, elle alors ? Et anticipant la deuxième question de sa fille, il a ajouté : «Toi, tu vas chez ta grand-mère. Et prévois large pour les bagages, ça pourrait durer… »

Alors Hermine s’est effondrée. Seuls ! Ils partaient seuls ! Elle était balayée de l’histoire, comme ça ; elle qui depuis quatre ans, les soutenait à bout de bras tous les deux !

Jusqu’à ses douze ans, ils avaient été heureux tous les trois. Apparemment heureux. Car, insidieusement, au fil des jours, leur bonheur d’apparat se craquelait. Sapé par les soupirs de sa mère, par ses regrets : « J’étais si jeune quand tu es née, Mina… », « Au fond, je n’ai rien vécu avant ton père… » Ces lamentations minuscules s’étaient accumulées jusqu’à la rupture: la fugue amoureuse qui les avait sonnés, la fillette et son père.

Cette première fugue avait été brève et le retour amer. Elle revenait, oui, mais cabossée, et elle n’avait pas tardé à plonger dans une longue dépression. Hermine, désarmée, ne savait comment gérer une pareille défaillance. Elle savait juste qu’il allait lui falloir se montrer forte. Son père ne lui était d’aucun secours ; si elle ne l’avait pas poussé, soutenu, il se serait laissé dériver, lui aussi. C’est elle qui l’avait obligé à garder le cap, « pour quand Maman reviendra ».

Depuis quatre ans, de folie amoureuse en déprime, ses parents tanguaient, appuyés sur elle. Depuis la première fugue maternelle, elle était devenue l’ancrage familial. Elle avait tout fait, ses devoirs, les courses, la cuisine. Elle était là quand son père pleurait en l’absence de sa mère ; là, quand il se mettait en quatre à la clinique à l’affût d’un désir qui ramènerait la jeune femme à lui. Ils avaient déménagé quand sa mère avait pensé que la ville la guérirait, puis ils étaient revenus quand le jardin lui avait manqué. Chaque amant serait le dernier, sa mère promettait de ne plus leur faire ce chagrin, et puis elle rechutait.

Or récemment, il y avait eu un espoir. Sa mère avait été hospitalisée pour subir un traitement novateur qui devait faire des miracles. Un traitement qui allait la ramener à la vie, la rendre à sa famille. Et effectivement le désir venait de se rallumer, même s’il prenait la forme d’un nouveau caprice. Seulement cette fois, les retrouvailles auraient lieu sans Hermine. Sans elle qui se croyait le ciment de leur histoire. Sans elle qui les tient à bout de bras, à bout de force depuis si longtemps. C’est trop. Le chagrin déborde.

Hermine monte au second mais elle n’entre pas dans sa chambre. Elle n’a pas besoin de sac pour aller là où va. Elle prend l’escalier qui mène au grenier. Elle ouvre la trappe qui donne accès aux combles. Elle va comme une somnambule. Elle n’a rien décidé et pourtant ses gestes sont sûrs. Elle tire l’escabeau, enjambe la lucarne. Ce n’est pas une basse revanche qui signifierait : « Vous m’oubliez, eh bien il faudra vous accommoder de ma mort ». D’ailleurs, elle ne se dit même pas : « je vais mourir ». Elle pense juste : « disparaître, s’évaporer ». Devenir ombre, buée. Puisqu'ils l'ont oubliée, elle veut juste s’effacer ; sauter ou s’envoler, c’est pareil.

Avant de se laisser couler dans ce néant qui l’attend, Hermine, sans y penser, sans le vouloir, a posé son regard sur le jardin. Ce n’est pas un regard d’adieu, juste un regard ordinaire, parce qu’il faut bien voir ce qu’il y a devant soi. Mais ce qu’il y a devant elle, tout à coup, la réveille, la tire de sa torpeur. Au fond de la propriété, sur les frondaisons vertes, bouillonne une puissante écume bleue. Une glycine ? Son regard s’aiguise, son attention se focalise. Non, ce n’est pas une illusion. Là-haut, couronnant la couronne des arbres, frémissant sur les ramures serrées, coulant au long des feuilles supérieures, une somptueuse glycine jette, conquérante et légère, toutes ses vrilles fines, s’offre et se déploie dans une opulence bleue. Elle est montée si haut, parmi les hautes ramures, qu’elle a fini par disparaître aux regards et nul n’en a jamais soupçonné l’existence.

Alors, comme tirée d’un mauvais rêve, Hermine est saisie d’émerveillement. Une vibrante gratitude pour cette floraison aérienne et sauvage la soulève. Elle regarde jusqu’au vertige, les fleurs bleues jouant sur les feuilles vertes, les verts offrant leurs palmes douces où se posent les mauves irisés et les bleus purs. C’est une scène d’une merveilleuse liberté : de la fleur à la feuille à l’abri des regards ; ce spectacle de commencement du monde semble là pour elle. Juste pour elle. Et tout à coup Hermine réalise ce qu’elle allait commettre d’irréversible. Elle comprend, dans un bouleversement qui lui arrache des sanglots, qu’elle a envie de voir, envie de vivre. Alors, non, elle ne va pas sauter, ni s’effacer. Elle va redescendre, continuer.

Elle comprend, Hermine, que les femmes peuvent être dévorées par des rêves fous, qu’elles peuvent périr d’insatisfaction, puisque sa mère est ainsi et elle comprend que les hommes sont faibles et lâches et fragiles puisque son père est ainsi. Pour eux, elle va poursuivre, les soutenir, encore un peu. Et puis elle les quittera. Elle partira parce que c’est sa vie et que nul autre qu’elle n’a le droit d’en disposer.

Bonne journée à toutes et tous et bonne fête à nos mamans





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Dim 27 Mai - 11:46

savoir se taire...tout un art!


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Lun 28 Mai - 8:01



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Germain.

Demain, nous fêterons les Aymar ainsi que les Gérard et Maximin.

Le 28 mai est le 148e jour de l'année du calendrier grégorien, 149e en cas d'année bissextile. Il reste 217 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 9e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du serpolet.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 04
le soleil se couche à 21h 06
durée d'ensoleillement : 15h 01 (+2mn)

Célébration de demain :
• Immeubles en fête

Citation du jour :
« La franchise est une qualité naturelle, et la véracité constante une vertu. »
Joseph Joubert

Dicton du jour :
« Pendant le joli mois de mai, Couvre-toi plus que jamais. »
« Soleil de Saint-Germain, nous promet du bon vin. »

Proverbe du jour :
« Un ami vaut mieux qu'un frère. »

Événement du jour :
1889 :
La société Michelin et Cie est créée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).[AFP]
1936 : La marque Volkswagen est fondée en Allemagne. Signifiant «voiture du peuple», elle est créée par l’ingénieur autrichien Ferdinand Porsche qui créera la Coccinelle.[AFP]
1987 : Un appareil Cessna 172 se pose sur la place Rouge, à Moscou, et s'arrête devant la cathédrale St-Basile, le nez défiant le Kremlin. Le pilote, Mathias Rust, un Allemand de l'Ouest de 19 ans, a pu signer quelques autographes à des passants avant d'être arrêté par la police. Il était parti 15 jours plus tôt de l'Allemagne, seul à bord de son Cessna, pour un périple dans le nord de l'Europe. Les Soviétiques n'ont pas compris comment le monomoteur a pu violer leur espace aérien sur 650 km sans être détecté par la couverture radar. Moins de 4 mois plus tard, Mathias Rust est condamné à 4 ans de camp de travail pour son geste.
1996 : le service militaire obligatoire prend fin. Jacques Chirac, président de la République, annonce la création d’une armée de métier. La loi paraîtra l’année suivante et les derniers conscrits fêteront la quille en 2001.[THOMAS COEX / AFP]

L'historiette du jour :
La chute de la maison Fordorms de Usus

Quand dame Altemeier fit don à son décès de la maison libre de Fordoms à Dame Galabrielle, elle ne se doutait pas que celle-ci deviendrait vite une maison de tolérance. Mais cette tolérance n’avait nul lien charnel ou libertin. Elle était riche de sa propension à accueillir toute une faune interlope : va nu pieds, clochards, rodeurs, journaliers et claudiquants de tous poils. Bref tout ce que la société honnête du bourg de Grandavrons refusait en ces murs. Pensez-donc monsieur des êtres entre parenthèses, à peine vivants et quémandeurs ! Mais Galabrielle à la table toujours garnie rassasiait cette humanité et les diverses chambres de l’étage ne désemplissaient pas en toutes saisons, le gîte et le couvert offert.

Lire la suite de l'historiette:
Il faut vous dire qu’en cette cruelle période, au sortir d’une si longue guerre, la disette dévastait campagnes et villes. Débarquant de nulle part quelques mois avant le décès de Dame Altemeier, Galabrielle la quarantaine flamboyante, femme remarquable de part sa marginalité vestimentaire et sa verve truculente fit vite les beaux soirs de Fordoms. Et les élites, si promptes à l’arroser de diatribes acides en journées, se délectaient le soir aux réunions de la salle basse, génératrices de communions, chantant la chaleur humaines et l’oubli provisoire de la misère.
Mais il fallut un solide testament olographe pour que ces dites élites acceptent la pleine propriété revendiquée par Galabrielle. Après tout, tant que ce monde de rustres se cantonnait hors des murs d’enceinte, chacun y trouvait son avantage. La grande maison, isolée du bourg par un petit bois, occupait le centre d’une clairière bordée d’épineux sauvages. Les soirs de vent du sud, l’écho de la fête parvenait aux oreilles des premières maisons du bourg. Cassave, infatigable, assurait le service en salle et en cuisine. Au dire de Galabrielle, son existence relevait d’un petit miracle ou d’une erreur du maître Sanson qui se serait trompé sur la longueur de la corde avec laquelle on était sensé le pendre. Erreur qui coûta une entaille dans la réputation du maître bourreau. Comme on n’exécute pas deux fois une sentence, Cassave se retrouva vivant et étonné. Alors, transcendé par ce cadeau de la providence, il quitta sa vie d’errant et se mit au service de la dame.

Dès le matin la grande rôtissoire tournait, garnies de pièces de viande avec forces effluves capiteuses de rôts alléchants. On y joignait légumes et racines bouillis dans le jus et les herbes aromatiques. La grande cuisine ronronnait. Garçons et gâtes sauces s’affairaient aux mille tâches subalternes. La réputation de la maison Fordoms dépassait les limites du canton. Les errants se trainaient vers ce havre de très loin. On observait un franc passage et les bénéficiaires ne restaient pas plus de quelques jours. Ainsi les ruelles du centre ville s’étaient-elles vidées d’une flopée de nécessiteux, quémandeurs de porches d’églises. La bourgeoisie retrouvait sa sécurité et le plaisir de circuler sans sollicitations gênantes.

Ce fut monsieur le lieutenant de la prévôté et sa garde, courant sus à un voleur, qui entra par hasard dans la grange de la maison Fordoms. A la poutre principale, suspendues à des crocs de boucher, pendaient quatre à cinq carcasses humaines entièrement dépecées des morceaux nobles en attente de cuisson. Deux grandes fosses de chaux vive complétaient l’installation. Le publique fut invité à constater le caractère ahurissant de la situation.
Lorsqu’il procéda, en place du marché un samedi matin, à la pendaison collective des occupants de la maison libre, Sanson ne commit aucune erreur et la populace acclama et apprécia la qualité du spectacle. Seul, Jacques Solnier, ex vagabond et pratique de la maison eut cette réflexion : « Quand même, on avait à manger tous les jours.

Bonne journée à toutes et à tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Lun 28 Mai - 14:40

Citation du jour :
« La franchise est une qualité naturelle, et la véracité constante une vertu. »
Joseph Joubert
pourtant j'en ai prit plein la tronche avec ma franchise


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Mar 29 Mai - 7:43



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Aymar ainsi que les Gérard et Maximin.
Demain, nous fêterons les Ferdinand ainsi que les Ivanne, Jeanne d'Arc, Jeanne la Lorraine, Jeannine, Jenny, Johanna, Johanne, Juanita, Lorraine et Vanina.

Le 29 mai est le 149e jour de l'année du calendrier grégorien, le 150e en cas d'année bissextile. Il reste 216 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 10e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la faux.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 02
le soleil se couche à 21h 09
durée d'ensoleillement : 15h 06 (+2mn)

Célébration du jour :

• Immeubles en fête

Citation du jour :
« Il y a des hommes si intelligents qu'on se demande si quelque chose peut encore les intéresser. »
Maurice Martin du Gard

Dicton du jour :
« À Saint-Gérard les radis sont encore rares. »

Proverbe du jour :
« Venin guérit venin. »

Événement du jour :
1914 :
Le transatlantique Empress of Ireland fait naufrage dans le Saint-Laurent tuant 1 012 passagers. Avec le Titanic et le Lusitania, c'est l'une des catastrophes maritimes les plus meurtrières du XXe siècle. [CC / Library and Archives Canada / Flickr]
1935 : le paquebot français Normandie appareille pour son voyage inaugural, la traversée de l’Atlantique à une vitesse de 30 nœuds lui permet de décrocher le Ruban Bleu. Il sombrera dans le port de New York en 1942 après un incendie.[AFP]
1953 : le néo-zélandais Edmund Hillary et son sherpa Tensing Norgay réussissent la première ascension de l’Everest. Ils sont les premiers à pouvoir planter un drapeau sur le "toit du monde" [UPI / AFP]
1982 : l’actrice Romy Schneider est retrouvée morte par son compagnon dans son appartement de Paris. Elle avait 43 ans. Elle avait obtenu par deux fois le César de la meilleure actrice. [AFP/Archives
1985 : Une émeute sème la mort lors de la finale de la Coupe d'Europe de football opposant au stade Heysel de Bruxelles les Anglais de Liverpool aux Italiens de la Juventus de Turin. Des voyous allument un incendie et insultent des spectateurs. La scène se transforme bientôt en bagarres, incitant les spectateurs attaqués à fuir. Ceux-ci se retrouvent coincés dans les grillages ; un muret de béton cède sous la pression, faisant exploser la masse humaine. On comptera 38 morts et 454 blessés. La tragédie, qui restera comme l'une des plus marquantes du sport contemporain, entache profondément l'image de tout le football professionnel.
2013 : le premier mariage français entre deux personnes de même sexe est célébré à Montpellier. La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem y assiste. [Boris Horvat / AFP]

L'historiette du jour :
Une femme qui porte ton pull de Carmilla No Last Name

L’homme assis en face de moi doit avoir la fin de la soixantaine. Il est encore beau, comme si la vie ne l’avait pas abîmé. Il porte des vêtements aux matières nobles, du cachemire, du tweed. Seul petit détail étrange dans sa physionomie harmonieuse : un large front, rendu démesuré par la perte de cheveux sur le devant de son crâne. C’est un ancien ingénieur, il me l’a dit tout à l’heure. Il a deux enfants, une fille et un garçon, âgés d’une quarantaine d’années, et trois petits enfants. Je tiens ces informations de sa femme. Il y a deux jours, elle a pris rendez-vous pour son mari.

Lire la suite de l'historiette:
— Amélia a des soupçons, n’est-ce pas ?
C’est la première phrase qu’il a prononcée. Il m’a serré la main et j’ai été surprise par la force que pouvait encore receler son mince corps.
— Pourquoi n’est-elle pas restée ? Il ne faut pas être tous les deux, pour ce genre de trucs ?
— Quel genre de trucs ?
— Les thérapies de couple. Vous savez, ça fait quarante-cinq ans que nous sommes mariés. Et pas une faute jusqu’à présent. Jusqu’à ma liaison.
Ce mot, il le chuchote du bout des lèvres. Je lui ai demandé de reprendre l’histoire de sa « liaison » depuis le commencement.
— La première fois, c’était il y a deux mois. Je m’en souviens parce que la période qui a précédé était assez agitée. Amélia était de mauvaise humeur. On allait avoir de nouveaux voisins alors que la maison mitoyenne à la nôtre n’était plus habitée depuis dix ans. Ma femme redoutait une famille avec des ados qui mettent la musique à fond. Un jour, elle est rentrée toute contente en me disant qu’elle avait rencontré les nouveaux voisins. Il s’agissait d’une femme d’environ notre âge qui vivait seule. Juste avant Noël, on a eu aussi une grosse frayeur. J’ai fait une embardée avec ma voiture. Au final, je m'en suis tiré avec une belle bosse à la tête. Noël est arrivé, les enfants sont venus. La maison a été pleine de bruits, des cris des petits, puis plus rien. Parfois, c’est triste, ce plus rien quand on se retrouve seuls tous les deux, Amélia et moi. Ce matin-là, je suis entré dans la cuisine pour me faire un café. Et elle était là.
— Qui ?
— Cette femme. Au début, j’ai cru que c’était Amélia. N’importe qui s’y serait trompé. Elle était de dos et avait la même silhouette. Elle aussi portait ses cheveux blonds attachés en chignon. Elle se tenait devant la porte de la cuisine ouverte, regardant au-dehors comme si elle hésitait entre entrer et sortir. J’ai pensé que c’était la fameuse voisine. Sans doute avait-elle frappé à la porte d’entrée et comme nous n’entendions pas, elle était entrée par cette porte. Je me raclais la gorge pour lui signifier ma présence, pensant qu’elle se sentirait intimidée si je lui parlais tout de go. Elle dut m’entendre mais ne se retourna pas. « Il va pleuvoir », dit-elle. « Fais-moi un café, veux-tu ». Je fus si surpris par la familiarité avec laquelle elle me parla que je ne trouvai rien d’autre à faire que de lui préparer sa boisson ! Elle se retourna enfin et je pus l’examiner. Elle ressemblait beaucoup à Amélia. Comme à une sœur jumelle. Mais une fausse jumelle. Si on regardait bien, ce n’était pas du tout la même bouche, ni la même façon de sourire. Pas le même regard non plus. Elle a bu son café. « Merci », elle a dit. Puis elle est sortie. Quelques jours plus tard, elle est revenue. Cette fois, elle est rentrée dans le garage alors que je nettoyais la voiture.
— Qu’avez-vous ressenti ?
— Je ne sais pas trop.
— De l’inquiétude ? Vous auriez pu être inquiet de voir cette inconnue entrer chez vous sans y être invitée ?
— Non. À aucun moment je n’ai eu peur. Ce n’était pas ça du tout. Je ressentais plutôt... une sorte... d’excitation. Cette femme pouvait apparaître n’importe quand. Elle s’arrangeait toujours pour venir quand Amélia n’était pas là. Un jour, je lui ai demandé qui elle était. C’est alors qu’elle a commencé le petit jeu.
— Quel petit jeu ?
— Se faire passer pour Amélia. Elle disait qu’elle était ma femme, qu’elle était ici chez elle. Elle a même commencé à emprunter des affaires à Amélia. Je l’ai vue avec ce pull bleu qu’Amélia aime tant. Je lui ai dit qu’elle ne pouvait pas faire ça. Alors, elle s’est approchée et a posé sa main sur mon front. Comprenez-moi, j’avais fini par y penser tout le temps... alors sa main, là, sur ma peau... J’ai perdu la tête. Je l’ai entraînée vers le canapé. Elle a paru surprise d’abord, mais pas réticente. Nous avons fait l’amour.
— Et ça s’est reproduit depuis ?
Il me regarde en souriant.
— Vous me prenez pour un fou, pas vrai ? Ce vieux type qui couche avec une femme sans même connaître son prénom. Il ne faut pas qu’Amélia sache ça. Elle serait folle de rage. Qu’une femme rentre chez elle comme dans un moulin, se serve de ses affaires. Je m’imagine lui dire : je couche avec une femme qui porte ton pull. (Il a un petit rire) Elle serait surtout furieuse à cause de la seconde partie de la phrase ! Vous savez, j’ai appris à ne plus poser de questions si elles sont dérangeantes. À prendre ce qu’on veut bien me laisser prendre. Je n’ai pas toujours été comme ça. Quarante-cinq ans à filer droit ! J’ai élevé les enfants, j’ai donné le meilleur de moi-même au boulot. J’ai pris soin de ma femme. J’ai des petits enfants magnifiques. Je suis heureux, sans doute.
— Sans doute... je répète.
— Puis un jour, comme par magie, une femme entre chez moi. Je la désire. Ce n’est pas possible, autant de bonheur. J’ai l’impression de voler quelqu’un. J’ai l’impression que si je le dis à voix haute, à vous par exemple, elle va disparaître, comme si vous aviez le pouvoir de me l’enlever !
Je le regarde, cet homme avec ses yeux brillants quand il me parle. Je le compare à la version de lui plus schématique, plus scientifique, qui gît sur mon carnet. « Étienne Noran, possible syndrome de Capgras après accident de voiture. Le traumatisme crânien a sans doute endommagé son amygdale cérébelleuse. Il prend sa femme pour un sosie dont il est tombé amoureux. » J’arrache la page ? Que dire à sa femme ?

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Mar 29 Mai - 12:17

Célébration du jour :
• Immeubles en fête
c'est une blague?
je ne savais pas que le "normandie" avait sombré dans le port de NY


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Mer 30 Mai - 7:21

l'immeube en fête, chez nous ils le font dans le hall




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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Mer 30 Mai - 7:21



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Ferdinand ainsi que les Ivanne, Jeanne d'Arc, Jeanne la Lorraine, Jeannine, Jenny, Johanna, Johanne, Juanita, Lorraine et Vanina.
Demain, nous fêterons La Visitation de la Vierge ainsi que les Pernelle, Péroline, Perrette, Perrine, Pétronille et Pierrette.

Le 30 mai est le 150e jour de l'année du calendrier grégorien, le 151e en cas d'année bissextile. Il reste 215 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 11e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la fraise.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 02
le soleil se couche à 21h 10
durée d'ensoleillement : 15h 07 (+1mn)

Célébrations de demain :
• La Fête-Dieu
• Journée mondiale sans tabac

Citation du jour :
« Il est plus facile de faire la guerre que la paix. »
Georges Clemenceau

Dicton du jour :
« Lorsque mai sera chaud, septembre rira haut. »
« De mai la chaleur, fait à l'an sa valeur. »

Proverbe du jour :
« Année de foin, année de rien. »

Événement du jour :
1431 :
Jeanne d'Arc est brûlée vive sur la place du vieux marché à Rouen.
1631 : publication de La Gazette, premier journal français.
1968 : manifestation pro gaulliste à Paris.A son retour de Baden-Baden, dans un discours virulent, le général De Gaulle dénonce la "chienlit", appelle au soutien du gouvernement et annonce son intention de dissoudre l'Assemblée. Une manifestation, réponse de celle du 13 mai 1968 et, en faveur du gouvernement, réunit près d'un million de personnes dans les rues de Paris.
1992 : l'ONU impose un embargo pétrolier, commercial et aérien contre la Serbie et le Monténégro.
1994 : Le baron Marcel Bich, figure légendaire de l'industrie française, connu dans le monde entier pour la petite pointe jetable - Bic -, meurt à l'âge de 79 ans. Il avait compris qu'on pouvait faire fortune en vendant des produits à très bas prix. C'est en novembre 1953 qu'est né le Bic, personnifié par le célèbre petit bonhomme orange à la tête noire. Au début, il s'en vend 10.000 par jour ; 3 ans plus tard, 250.000. Depuis, le Bic a fait le tour du monde. On estime qu'il se vend chaque jour 15 millions de stylos de la marque dans 160 pays.

L'historiette du jour :
Derniers pas sur la lune de Alain Lonzela

J’entends le sang battre dans mes oreilles. Je veille à faire semblant de mâcher pour lutter contre la dépressurisation (et une grosse partie d’angoisse) dans mes oreilles. Avec un bruit de plomberie, la pression s’équilibre. La douleur disparaît. J’appuie sur le champignon rouge qui commande l’ouverture du sas. Le gyrophare orange tourne et une voix en conserve répète en boucle « attention à la dépressurisation, ouverture du sas... attention, etc. ».

Lire la suite de l'historiette:
Je ne sais pas pourquoi, mais dans les films, c’est toujours une voix de fille suave. Dans la réalité c’est une voix tellement métallique, que personne ne saurait lui donner un genre précis. Au fur et à mesure que l’air s’échappe, la voix disparaît.
La porte continue à monter et révèle le paysage désolé et lunaire. C’est d’autant plus vrai que je m’apprête réellement à poser le pied sur la Lune.

La NASA va clore les explorations lunaires. Question de budget. Je me suis porté volontaire. C’est la toute dernière mission. Après moi, plus personne ne marchera sur la lune. La lumière extérieure généreusement fournie par le soleil frappe mon casque. Je sens le chaud instantanément, mais ma combinaison réagit, et quelques secondes après la température est régulée et se stabilise.
Je m’avance en planant vers l’échelle de descente, dont je saisis fermement le montant. Je pivote et j’entame la descente. C’est une sensation proprement extraordinaire de flotter ainsi. Je descends par bonds et à chacun d’eux... je vole.

Ma mission, l’ultime mission, consiste à installer une station radio sur notre satellite naturel. Je ne vois pas trop pourquoi on pose un émetteur là-haut, mais bon, c’était ma dernière occasion de justifier des centaines d’heures d’entraînement et de sacrifices. Je lève la tête et je vois le clair de la Terre. Je veille à ne pas pleurer d’émotion, vu que je ne pourrai pas essuyer mes larmes ni me moucher.

Je porte une ceinture à laquelle est suspendu tout ce dont j’ai besoin. J’installe l’émetteur, puis j’insère la pile à l’uranium enrichi qui assurera le fonctionnement du système pendant quelques siècles. Je n’ai rien d’autre à faire, qu’à l’insérer dans son logement et à verrouiller le tout. Le système est totalement autonome et ne demandera aucun entretien. Je fais le test prévu (j’appuie simplement sur des boutons suivant une séquence convenue) et la machine envoie le message d’essai. Une minute après, dans mes écouteurs, j’ai confirmation de la base que le message a bien été réceptionné sur Terre.

Je suis bien conscient de l’absurdité de la situation. Sensément « Y’a plus de budget » et ces farfelus viennent me faire poser une station radio. Tout le monde se demande bien pour quoi faire. Si je suis le dernier à poser le pied ici, qui va émettre après moi ? Machinalement, comme pour confirmer mon propos, je jette un coup d’œil circulaire autour de moi.
Et c’est là que je la vois.
Putain, rien à voir avec le budget ou toute autre connerie.
Soudain, je comprends tout. Et je peux l’admirer, dans toute sa terrifiante splendeur. Dans la trace de mes pas, qui resteront incrustés des centaines d’années dans la poussière lunaire... croisant à angle droit ma trajectoire, il y a d’autres empreintes, et elle n’appartiennent visiblement pas à un pied humain.
Je sais maintenant qui nous allons appeler. Mais je me sens submergé par l’angoisse, en me demandant qui va répondre.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par arnhilde le Mer 30 Mai - 13:16

Événement du jour :
1431 :
 Jeanne d'Arc est brûlée vive sur la place du vieux marché à Rouen. 
elle aurait mieux fait de faire du théâtre!


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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

Message par Auzelles le Jeu 31 Mai - 6:10




L'éphéméride du jour :

Aujourd'hui, nous fêtons La Visitation de la Vierge ainsi que les Pernelle, Péroline, Perrette, Perrine, Pétronille et Pierrette.
Demain, nous fêterons les Justin ainsi que les Ronan.

Le 31 mai est le 151e jour de l'année du calendrier grégorien, le 152e en cas d'année bissextile. Il reste 214 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 12e jour du mois de prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la bétoine.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 01
le soleil se couche à 21h 10
durée d'ensoleillement :15h 09 (+1mn)

Célébrations du jour :
• La Fête-Dieu
• Journée mondiale sans tabac

Citation du jour :
« Oui, mieux que la raison l'estomac nous dirige. »
Jacques Ancelot

Dicton du jour :
« S'il pleut à la Sainte-Pétronille, pendant quarante jours elle mouille ses guenilles. »

Proverbe du jour :
« C'est jus vert et vert jus. »

Événement du jour :
1793 : Mise en accusation de la GirondeLe 31 mai 1793, à l'appel de Robespierre, des sans-culottes parisiens guidés par Varlet et Roux encerclent la Convention et réclament la mise en accusation des députés de la Gironde qui gouvernent le pays. Ils leur reprochent leur incapacité à faire face à l'invasion étrangère et les soupçonnent de préparer le retour de la monarchie. 3 jours plus tard, les chefs girondins, au nombre de 22, seront arrêtés et envoyés à la guillotine. À la faveur de ce coup d'État parisien, les députés de la Montagne prendront le pouvoir et installeront la Grande Terreur.
1859 : La célèbre horloge Big Ben entre en service à Londres.
1902 : Fin de la guerre des Boers.Le 31 mai 1902, Vereeniging, à la pointe de l'Afrique, un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers, des paysans d'origine franco-hollandaise, et les Anglais.
Il s'agit de la plus dure guerre coloniale qu'aient eu à soutenir les Anglais. Elle se solde par une victoire en demi-teinte pour Londres ; c’est un premier accroc pour la principale puissance du monde en ce début du XXe siècle…
1910 : Fondation de l'Union sud-africaineLe 31 mai 1910 est fondée l'Union sud-africaine, qui consacre le rapprochement entre les anciens ennemis de la guerre des Boers.
1929 : Plan Young. Le 31 mai 1929, une commission interalliée réunie à Paris met sur pied un plan pour le rééchelonnement sur 59 ans (jusqu'en 1988) du reliquat des réparations de guerre dues par l'Allemagne au titre du traité de Versailles. Il prend le nom de plan Young, d'après l'un des membres américains de la Commission. Les négociations aboutissent malgré le refus des États-Unis de lier le remboursement des dettes alliées au paiement des réparations allemandes (Anglais et Français ne voyaient pas de raison de rembourser aux Américains leurs emprunts de guerre dès lors que les Allemands ne leur versaient pas leur dû).

L'historiette du jour :
Mémé Margot de Olivier Darcourt

Au début des années 80, dans le village perdu où résidaient mes grands-parents, les activités réellement divertissantes étaient plutôt rares pour des petits-enfants en séjour chez leurs aïeux.
Nous avions bien une balançoire à disposition, mais elle était devenue inutilisable depuis que mon ventru cousin Firmin avait déraciné les pieds du portique en forçant sur son élan.
Firmin et moi-même adorions observer notre papy fourrer son pressoir de raisins. Il produisait une piquette qui faisait le bonheur de tous les fermiers sans le sou des environs, mais l’événement viticole était assez rare pour nous permettre de nous ennuyer copieusement entre deux cuvées.

Lire la suite de l'historiette:
Tout a changé le jour de notre rencontre avec Mémé Margot.
L’éclatante Mémé Margot.
Le plus volcanique des caractères, la plus exubérante des personnalités.
Elle occupait ses vieux jours et arrondissait ses fins de mois en louant un meublé à de rares vacanciers de passage. Il était impossible de réserver sans se déplacer : la vieille était équipée du téléphone, mais avait pris l’habitude de saisir le combiné à l’envers, et posait systématiquement le côté micro sur son oreille. Elle s’étonnait à chaque appel de l’impolitesse des partisans de cet engin soi-disant moderne : lorsqu’elle décrochait, personne ne parlait jamais !
L’accueil dont elle gratifia un couple d’Allemands incapable de trouver un camping, un beau matin d’août 1984, restera gravé dans ma mémoire jusqu’à ce que je sois diagnostiqué Alzheimer :
— J’emmerde les boches ! Z’avez fusillé mon mari en 42, c’était un fainéant, c’est vrai, mais c’était pô une raison ! Allez cirer vos bottes de malheur ailleurs et foutez l’camp d’chez moi !
Firmin et moi avions enfin déniché quelqu’un de vivant parmi tous ces grabataires. Un peu de couleur dans la grisaille du troisième âge.
On nous inculquait alors des notions telles que pondération et bienséance, Mémé Margot, elle, se foutait royalement de toutes ces civilités. Nous étions aux anges !
Marguerite Liarret, de son nom complet, détenait le record incontesté de longévité sur la commune. Lorsque nous l’avons rencontrée, elle venait d’entamer gaillardement son quatre-vingt-dix-neuvième tour de soleil.
Elle nous avait vu là, Firmin et moi, hébétés sur le trottoir, juste après avoir envoyé paître les teutons malchanceux.
Mémé Margot adorait les gamins, et notre coup de foudre mutuel fut instantané.

Notre second passage devant sa propriété fut illuminé par un drôle d’échange avec le curé du patelin :
— Accepteriez-vous de nous faire un don pour la nouvelle cloche de la chapelle, madame Liarret ?
— J’emmerde les chrétiens, et leur crucifié avec ! Gardez donc vos conneries pour vos ouailles !
— Madame Liarret, votre comportement vous mènera droit en enfer, vous savez.
— Ra n’a fout’, où qu’on me mette, j’y retrouverai des amis à moi !

Lors de notre première vraie visite de son domicile, après nous avoir régalé des photos d’époque les plus jaunes qu’il nous ait été donné de voir, elle voulut lutter contre notre ennui chronique en nous offrant un chaton. La bête avait été engendrée à la sauvage dans la luzerne, et Marguerite l’avait trouvée avec ses frères et sœurs au fin fond de sa grange. Elle fourra le bestiau dans un sac de supermarché Codec, afin que nous le transportions sans risquer de le voir s’échapper. Sur la route du retour, la boule de poils perça frénétiquement le nylon de ses griffes juvéniles.
Engueulade explosive de grand-mère ! Elle était intraitable :
— Pas de bestiole à puces dans la maison, les enfants !
C’est donc la queue entre les jambes que nous restituâmes le félin à la généreuse Mémé Margot. Notre innocence en prit un sacré coup : elle ne sortit pas le chat du sac, mais se contenta de le claquer violemment contre le mur tout proche en déclarant : « Ben tant pis, alors ».
Elle nous invita ensuite à entrer, et nous servit gentiment à boire pour nous remettre de nos émotions. Sur le moment, notre manque d’initiation nous empêcha, bien évidemment, d’identifier le goût unique de la piquette de Papy.
Engueulade cataclysmique de grand-mère une fois rentrés :
— Elle est complètement irresponsable, la vieille Margot ! Elle va m’entendre au marché de samedi, tiens ! Je sais que vous l’aimez bien, les enfants, et que vous aimez aller chez elle, mais c’est pas correct du tout de se saouler à huit ans ! La prochaine fois, exigez du sirop, c’est compris ?! Non mais sans blague ! Vous direz avec fermeté « Non, Margot, on veut du sirop » et puis c’est tout ! De la menthe ou du citron, je m’en moque, mais du sirop !!

Mémé Margot est morte depuis longtemps, mais son souvenir lointain me procure encore de petites joies ponctuelles.
Un personnage, un vrai.
Elle était incroyablement décalée, irascible, toujours imprévisible.
Elle n’était pas très diplomate, ni très polie.
Elle n’était pas pédagogue non plus, elle ne nous a jamais rien appris, à l’exception peut-être de ceci : la grenadine adoucit considérablement l’arôme du mauvais pinard.

Bonne journée à toutes et tous





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Auzelles
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Re: Éphéméride du mois de Mai et du mois de juin

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