ETOILE ET SES POTES

Ephéméride du mois d'Avril

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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Mar 17 Avr - 7:29

L'éphéméride du jour :

Aujourd'hui, nous fêtons les Anicet ainsi que les Étienne Harding.
Demain, nous fêterons les Parfait.

Citation du jour :
« Un ami dans la vie est très bien ; deux, c'est beaucoup ; trois, c'est à peine possible. L'amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but. »
Henry Brooks Adams

Dicton du jour :
« Beau temps à la Saint-Anicet, est l'annonce d'un bel été. »
    
Proverbe du jour :
« Quand le soleil s'éclipse, on en voit la grandeur. »

Bonne journée






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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Mar 17 Avr - 12:36

Citation du jour :
« Un ami dans la vie est très bien ; deux, c'est beaucoup ; trois, c'est à peine possible. L'amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but. »
Henry Brooks Adams
le brave homme a oublié l'essentiel: l'Amour fraternel.


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Mer 18 Avr - 7:18



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Parfait.
Demain, nous fêterons les Emma.

Le 18 avril est le 108e jour de l'année du calendrier grégorien, le 109e en cas d'année bissextile. Il reste 257 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 29e jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la myrtille.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 51
le soleil se couche à 20h 24
durée d'ensoleillement : 13h 32 (+3mn)

Célébrations de demain :
• La Fête des Secrétaires (du grand n'importe quoi)

Citation du jour :
« C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. »
Benjamin Constant

Dicton du jour :
« Avril pluvieux, mai venteux, font an fécond et bienfaiteux. »
    
Proverbe du jour :
« Qui ne dit mot consent, et on ne fait pas tort à celui qui consent. »

Événement du jour :
1934 : Sortie de la Citroën Traction Avant. La voiture est présentée à Paris et sera produite jusqu'en 1957 par le constructeur français. [CC / Wikicommons]
1942 : Raid de Doolittle. Les Etats-Unis bombardent pour la première fois le Japon. Les 16 B-25 de l'opération montée par le lieutenant-colonel Doolittle larguent 1.000 kg de bombes sur Tokyo. [CC / Wikicommons]
1951 : Le traité instituant la CECA est signé à Paris. La Communauté européenne du charbon et de l’acier rassemble la France, l’Allemagne de l’ouest, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Elle pose les jalons de l’Union européenne.[©️ INTERCONTINENTALE / AFP]
1955 : Un des plus grands savants de l'humanité, Albert Einstein, meurt à l'âge de 76 ans. En 1905 il publie trois mémoires d'une importance cruciale, dont la théorie sur la relativité qui constitue une révolution dans l'histoire de la physique. Il fait bientôt partie du groupe de tête des physiciens de son temps. Chassé d'Allemagne par les Nazis, il émigre aux États-Unis et obtient en 1940 la citoyenneté américaine. Il a reçu les titres de docteur honoris causa de 14 universités, et a obtenu le prix Nobel de physique en 1921.
1983 : Attentat contre l'ambassade américaine à Beyrouth (Liban). En début d'après-midi, un véhicule chargé de 900 kg d'explosifs s'élance contre les grilles du bâtiment. L'explosion fait 63 morts dont 17 Américains parmi lesquels des officiers de la CIA.[©️ US NAVY / AFP]

L'historiette du jour :
C'est alors qu'il se réveilla de Alex Des

— Toi qui te prétends si fort pour inventer des histoires, j’aimerais te proposer un défi.
— Dis toujours.
— Je voudrais que tu crées un récit qui se termine par « c’est alors qu’il se réveilla » ET qui reste original.
— Ah, quelle idée ! Mais mon ami, tu sais aussi bien que moi que ce ressort scénaristique est usé jusqu’à la corde. Finir sur la réalisation que tout n’était qu’un rêve... Cette chute a été tellement vue et revue qu’elle incarne l’antithèse d’une fin originale. C’est comme si tu me demandais de te cuisiner un dessert sucré avec comme seuls ingrédients du sel et du poivre.

Lire la suite de l'historiette:
— N’exagérons rien : disons plutôt que je te demande de revisiter un classique. Ça te tente ?
— Pourquoi pas, cela pourrait être amusant. Dis-moi, est-ce que ça te dérange si je réfléchis tout haut ?
— Au contraire !
— Bon. Tout d’abord, il me semble clair qu’un tel récit ne pourrait pas être basé sur un conflit, car nous devons à tout prix éviter le cliché du conflit dont l’issue, quelle qu’elle soit, est rendue caduque par le réveil final du héros. Pour faire naître l’originalité, il faudrait imaginer un récit sans conflit... Disons par exemple une discussion philosophique ou bien une simple description de paysage... Finir par « c’est alors qu’il se réveilla » aurait le mérite de surprendre le lecteur, qui se demanderait quel message l’auteur a voulu faire passer.
— Je vois. S’il n’y a ni élément fantastique ni conflit dans le récit, finir sur la révélation d’un rêve interrogerait forcément le lecteur... Mais quel serait l’intérêt d’une telle histoire ?
— Aucun ! Tu m’as demandé de créer une histoire originale, pas une histoire intéressante. Je ne fais que respecter la consigne.
— C’est un peu facile.
— Tu as raison. Une autre possibilité serait de mettre le lecteur dans la confidence que le récit – ou du moins sa partie finale – n’est qu’un rêve.
— Cela tuerait l’effet de surprise !
— Certes, mais on pourrait néanmoins surprendre le lecteur par l’un ou l’autre revirement inattendu, par exemple une mise en abyme suggérant qu’il y a plusieurs niveaux de rêve. Ou la révélation que le « vrai réveil » est impossible et que le héros est condamné à une infinité de cauchemars.
— Il me semble avoir déjà lu ça quelque part...
— Oui, et c’est ce qui pose problème : toutes ces variantes sur le thème du « double réveil », des histoires centrées sur le rêve et qui se terminent par un rêve...Tout a déjà été fait. Ça peut être un traitement très intéressant du thème de l’onirisme... Mais ce n’est pas foncièrement original.
— Il faut donc chercher ailleurs. As-tu d’autres idées ?
— Peut-être... On pourrait jouer sur la nature du « il » dans « il se réveilla ». Intuitivement, on pense que le sujet de cette phrase est un être humain. Mais pourquoi ne pas imaginer une créature ou un concept qui rêve ? Par exemple, on pourrait bâtir un récit sur un monde qui rêverait de l’apparition de l’homme à sa surface. Cela dégénérerait en cauchemar jusqu’à ce qu’il finisse par se réveiller.
— Pas mal !
— Malheureusement, dans ce cas précis, l’originalité reposerait entièrement sur le sujet mais le ressort scénaristique lui-même resterait banal. On pourrait aussi jouer sur le sens du mot « réveil ». Imagine l’histoire d’un homme qui a lutté toute sa vie pour réduire au silence un démon qui sommeille en lui. Le sadisme, le désir incestueux, la pédophilie, que sais-je ? On suivrait son parcours courageux, on penserait qu’à force de volonté il a pu se tirer d’affaire... Mais, lors de l’ultime scène du récit, il vivrait un événement qui ferait refluer en lui tant de choses que... « C’est alors qu’il se réveilla ». Le démon, bien sûr. Qu’en penses-tu ?
— C’est bien vu... Mais cela reste un détournement du sujet initial, une forme de tricherie.
— Ah, comme tu es dur ! Ton défi est de taille, je l’admets, et je ne vois pas comment y apporter une solution satisfaisante sans avoir recours à l’une ou l’autre astuce. A moins que...
— Oui ?
— Attends, je réfléchis... On pourrait penser que... Oui, ce serait audacieux... mais révolutionnaire !
— Mais quoi ? Parle donc !
— Je vais te le chuchoter à l’oreille. Imagine que (...) Alors ?
— Mais... mais c’est génial !
— Tu trouves ?
— Parfaitement. Ça me paraît ambitieux, mais si tu parviens à réaliser cette idée, tu l’auras ton histoire originale ! On se l’arrachera, ta fortune sera faite !
— Quel enthousiasme ! Je crois que je vais me mettre à la tâche illico. C’est merveilleux, tu te rends compte ? Avec cette idée je vais devenir riche et célèbre ! Je vais, je vais...

C’est alors qu’il se réveilla.

— Non.

Comment ça, non ?

— Non comme je ne suis pas réveillé. Le dialogue continue, il n’y a pas de rupture.
— Ça alors, ton stratagème a fonctionné !

Je ne comprends pas.

— Pas très fute-fute, la chute.
— C’est pourtant simple : j’ai créé une ligne de dialogue qui faisait une opportunité parfaite pour une chute de type « c’est alors qu’il se réveilla ». Et pouf, vous êtes apparue comme par magie. Vous êtes tombée dans le panneau, chère chute.

Mais, mais... vous n’avez pas le droit !

— Et pourquoi pas ? On m’a mis au défi de faire une histoire originale à base de « c’est alors qu’il se réveilla », je suis libre de casser les codes de narration si je veux.

Et, et... qu’est-ce que vous allez faire de moi ?

— Bonne question ! Maintenant que vous êtes à notre merci, nous allons pouvoir vous examiner sous toutes vos coutures... vous triturer... vous disséquer... extraire tout ce qui pourrait ressembler à de l’originalité de votre substantielle moelle.
— Pour une chute, on peut dire que vous êtes plutôt mal tombée.
— Et comme nous avons sombré dans le surréalisme, il n’y a plus de limite à ce que nous pouvons vous faire subir.
— Sans vouloir te contredire, je pense que nous nageons plutôt dans l’absurde.
— Il y a une différence ? Oh, attention, elle tente de s’échapper !

Vous ne m’aurez jamais !

— Vite, prends-la par le verbe !
— Et toi, chope sa ponctuation !

Laissez-moi, laissez-moi ! Ce n’est pas possible, c’est un cauchemar, je vais... je vais...
...
C’est alors que je me réveillai.

Bonne journée à toutes et tous







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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Etoile le Mer 18 Avr - 8:52

je suis d'accord avec toi,on fête vraiment n'importe quelle cause....


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Mer 18 Avr - 13:34

1955 : Un des plus grands savants de l'humanité, Albert Einstein, meurt à l'âge de 76 ans. En 1905 il publie trois mémoires d'une importance cruciale, dont la théorie sur la relativité qui constitue une révolution dans l'histoire de la physique. Il fait bientôt partie du groupe de tête des physiciens de son temps. Chassé d'Allemagne par les Nazis, il émigre aux États-Unis et obtient en 1940 la citoyenneté américaine. Il a reçu les titres de docteur honoris causa de 14 universités, et a obtenu le prix Nobel de physique en 1921.
c'était quand même un dragueur invétéré,un menteur vu qu'il avait arrangé certains de ses calculs pour que ça "colle" avec ses théories sur l'univers infini et il affirmait que les trous noirs n'existaient pas!


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Jeu 19 Avr - 6:56



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Emma.
Prénoms fêtés autrefois : Léonide.
Demain, nous fêterons les Odette ainsi que les Giraud.

Le 19 avril est le 109e jour de l'année du calendrier grégorien, le 110e en cas d'année bissextile. Il reste 256 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 30e et dernier jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du couvoir.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 50
le soleil se couche à 20h 25
durée d'ensoleillement : 13h 35 (+3mn)

Célébration du jour :
• La Fête des Secrétaires

Citation du jour :
« Tous les hommes seraient des tyrans s'ils le pouvaient. »
Daniel Defoe

Dicton du jour :
« À la Sainte-Léonide, chaque blé pousse rapide. »
    
Proverbe du jour :
« Si vos enfants sont méchants, ils ne méritent pas d'hériter ; s'ils sont bons et travailleurs, ils n'en ont pas besoin. »

Événement du jour :
1603 : naissance de Michel Le Tellier, marquis de Barbezieux, homme d'état français.
1956 : À Monaco, Grace dit oui à Rainier
Le 19 avril 1956, 30 millions de téléspectateurs assistent au mariage du Prince Rainier III de Monaco (32 ans) et de l'actrice américaine Grace Kelly (26 ans).
Le prince et l'actrice se sont rencontrés en mai de l'année précédente. Lors du festival de Cannes de cette année-là, Grace Kelly devait effectuer une séance photos pour le journal Paris Match. Afin de valoriser la mise en scène, il est très opportunément décidé de réaliser les prises de vue au château de Monaco. Elle y rencontre alors le prince Rainier : c'est le début d'une histoire d'amour comme l'aime le grand public.
1995 : Oklahoma City vit le cauchemar de l'attentat terroriste alors que l'explosion d'un immeuble fédéral fait 166 morts, dont 19 enfants. À l'origine de la déflagration, un camion bourré d'explosifs placé devant l'édifice. Au moment de l'explosion, environ 550 personnes travaillent dans l'immeuble qui contient une garderie. Deux jours plus tard, les autorités américaines procèdent à l'arrestation d'un des principaux suspects, un homme de 27 ans du nom de Timothy McVeigh qui serait membre de la Milice du Michigan, une organisation paramilitaire d'extrême droite. Il s'est fait appréhender par hasard lors d'un banal contrôle de police pour un excès de vitesse.
1999 : affaire des paillotes en Corse.
Un incendie détruit la paillote Chez Francis construite dans l'illégalité la plus totale en bord de mer, sur le domaine public maritime, plage de Cala d'Orzo au sud du golfe d'Ajaccio. L'affaire des paillotes commence.
L'incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n'assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».
2005 : élection du cardinal Joseph Ratzinger, qui devient le pape Benoît XVI.

L'historiette du jour :
La lettre aux autres de Caroline Gambade

J’ai une pensée à la fois amusée et émue pour tous ceux qui demain, au beau milieu de la nuit et quel que soit leur état, se lèveront pour traverser la maison à petits pas inaudibles afin de déposer – artistiquement – quelques paquets au pied du sapin. Ils s’extirperont du lit épuisés mais déterminés. Dans la pénombre d’une nuit de Noël bien avancée, bien arrosée, refusant d’allumer de peur de réveiller toute la maisonnée, ils retrouveront les cadeaux cachés dans d’improbables recoins, sous d’effroyables tours d’objets hétéroclites empilés, pour les transporter avec soin et sans bruit malgré le papier doré qui crisse sous les doigts. Ils traverseront les pièces comme des loups fantomatiques, le cœur saisi par une crainte surgie de leur enfance : être surpris et démasqué en plein mensonge. C’est peut-être un larcin, finalement, que ce bonheur que l’on obtient en provoquant par l’artifice les sourires ravis des plus petits. Un vol... Non. Ce n’est jamais qu’un mensonge de plus : on se donne l’illusion que l’on peut allumer des étoiles...

Lire la suite de l'historiette:
Avaient-ils remarqué cette porte traîtresse qui grince quand elle devrait tourner sur ses gonds comme un portail de conte de fée ? Et cet invisible Lego, à l’affût sur le chemin, qui s’enfoncera sous la plante d’un pied encore tout engourdi mais extraordinairement pesant, sous un estomac lourd de victuailles ? Se méfieront-ils de la table, ennemi héréditaire sur lequel viendra s’écraser un orteil trop confiant ? Penseront-ils au chat, couché dans son ronronnement, tel un dragon au milieu du chemin ?

Courage.

Le voyage ne sera pas dénué d’embûches : c’est ainsi que se conquièrent les rêves.

Je crois avoir reconnu à chaque fois le petit bonheur mêlé de satisfaction et de honte que j’éprouvais enfant après avoir mangé les caramels dérobés à ma grand-mère. Ce n’était rien de grave et elle me les aurait donnés si je les lui avais demandés... Mais se cacher, chercher, réussir, en prendre toujours un peu trop à l’heure où les bonbons sont proscrits : quel challenge !

Demain soir, je me lèverai aussi.
J’aurai la satisfaction de disposer joliment les paquets si patiemment étiquetés et de savoir qu’ils feront plaisir, mais je n’aurai pas peur : une fois la lampe allumée, les pièges redeviendront objets et la porte pourra grincer, si ça lui chante... Quant au dragon tout chaud du sommeil douillet des nuits de décembre, il sera déplacé par la peau du cou. Allez... peut-être-même ferai-je crisser le papier doré, imaginant que ce petit bruit des matins de Noël s’insinuera dans l’impatience des petits dormeurs, comme une promesse caressante.
Demain, pour moi, point d’appréhension ni de crainte délicieuse : les enfants savent.

Bonne journée à toutes et tous







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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Jeu 19 Avr - 15:08

Proverbe du jour :
« Si vos enfants sont méchants, ils ne méritent pas d'hériter ; s'ils sont bons et travailleurs, ils n'en ont pas besoin. »
bien vu!


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Ven 20 Avr - 7:18



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Odette ainsi que les Giraud.
Prénoms fêtés autrefois : Théodore.
Demain, nous fêterons les Anselme ainsi que les Selma.

Le 20 avril est le 110e jour de l'année du calendrier grégorien, le 111e en cas d'année bissextile. Il reste 255 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le premier jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la rose.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 48
le soleil se couche à  20h 27
durée d'ensoleillement : 13h 38 (+3mn)

Citation du jour :
« Quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge. »
Pablo Picasso

Dicton du jour :
« À Saint-Théodore, fleurit chaque bouton d'or. »
 
Proverbe du jour :
« Un invité et un poisson ne sont bons que trois jours. »

Événement du jour :

1534 : premier départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes. Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d'armer navires et équipages aux frais du souverain.
1792 : lecture du Rapport Condorcet à l'Assemblée constituante.
Ce rapport porte sur l'organisation générale de l'instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l'enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.
1995 : les cendres de Marie et Pierre Curie sont transférées au Panthéon. [Domaine public]
1999 : Le jour anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, Eric Harris et Dylan Klebold ont ouvert le feu à l'arme automatique sur leurs camarades de classe du lycée Columbine à Littleton dans le Colorado. On dénombrera 12 élèves tués ainsi qu'un professeur et 23 blessés.
2001 : en Chine, l'homosexualité est retirée de la liste des maladies mentales. [CC / Cheng]

L'historiette du jour :
Pour Christelle de Robert Dorazi

En 1976, quand elle est venue au monde, les médecins ont crié au miracle. Il faut dire que Christelle n'avait pas la même couleur de peau que le reste de l'humanité. Ni blanche, ni noire, ni jaune, elle était de tous les pays, elle était bleue !
Rapidement pourtant, les médecins ont bien précisé que le miracle ce n'était pas ses lèvres cyan, ni son joli visage ovale, ni ses grands yeux noisette mais le fait qu'elle ait survécu à cette malformation qui avait visé son cœur.
Moi je savais bien que les miracles n'existent pas, et que lorsqu'ils existent, eh bien on ne peut rien contre eux. Alors comme tout le monde j'ai décidé qu'elle était immortelle. Et pendant des années ce fut vrai.

Lire la suite de l'historiette:
Christelle a grandi tout en gardant cette jolie et perfide teinte bleue. Bien avant James Cameron et ses créatures en 3D, elle s'était choisi un avatar. Et dans sa robe banche qui la mettait si bien en valeur, elle a fêté son huitième anniversaire quand j'ai eu mon bac. À cette époque je pouvais encore la porter dans mes bras tant elle était légère. J'étais son grand cousin, alors j'avais le droit.
Un jour je suis allé la voir dans un nouvel hôpital, tout près de la faculté des sciences où j'apprenais tellement de choses qui ne me servent plus du tout aujourd'hui. Dans cet hôpital, d'autres médecins voulaient essayer de faire disparaître ce miracle pour qu'elle redevienne une fille comme toutes les autres.
Bien sûr ils n'ont pas réussi puisque les miracles n'existent pas, et qu'on ne peut rien contre ceux qui existent.
Christelle a donc gardé sa jolie et perfide couleur bleue. Moi j'ai pleuré un peu. Pas beaucoup parce que finalement rien n'avait changé, Christelle restait Christelle et s'en accommodait très bien la plupart du temps, même la nuit avec son masque à oxygène sur son petit nez en trompette.
Quelques années plus tard on a failli danser, elle et moi, au mariage de ma sœur. Mais comme je ne danse pas, et que Christelle ne voulait pas m'embarrasser, elle s'est assise à côté de moi, juste pour parler. Je ne me souviens plus de ce que j'ai dit, mais c'était sûrement des bêtises parce que c'est que je fais de mieux, dire des bêtises. Puis je lui ai dit d'aller danser avec les jeunes de son âge puisqu'elle avait dix-sept ans, et qu'il fallait bien qu'elle danse à un mariage.

Les miracles ça n'existe pas, mais quand ils existent, ils durent au moins dix-sept ans.
Ensuite, on s'est un perdu de vue parce que c'est la vie. Les cousins et les cousines sont faits pour partir chacun de leur côté. Parfois ils se revoient, parfois non. Mais chacun est certain que l'autre va bien.
Heureusement, youtube permet de revoir des cousines qu'on a perdues de vue depuis plusieurs années. Dans cette vidéo surprenante, Christelle portait un chapeau, un chapeau haut de forme et chantait très bien dans son micro, sur cette petite scène régionale. Elle n'avait pas changé.
J'ai laissé un commentaire. J'aurai dû faire bien plus. Mais ma cousine était immortelle, alors j'avais bien le temps. Elle avait à peine la trentaine, autant dire qu'elle était encore une enfant.
Et il y a eu ce coup de téléphone. C'était un vendredi, c'était en mars, c'était en 2018.
C'est souvent par un coup de fil qu'on apprend que les miracles n'existent pas, et que lorsqu'ils existent il ne durent que quarante-deux ans. Ensuite ils s'en vont, peut-être vers d'autres bébés de couleur bleu, en nous laissant bien tristes.
Cette fois j'ai beaucoup pleuré.
Et je sais que le monde entier a beaucoup pleuré, parce que le monde entier la connaissait. On pleure beaucoup quand un miracle s'en va, même si on n'y a jamais cru.

Bonne journée à toutes et tous


Savines le lac




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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Ven 20 Avr - 12:17

Proverbe du jour :
« Un invité et un poisson ne sont bons que trois jours. »
tout à fait d'accord


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Sam 21 Avr - 6:33



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Anselme ainsi que les Selma.
Demain, nous fêterons les Alexandre ainsi que les Alexandra, Axel et Axelle.

Le 21 avril est le 111e jour de l'année du calendrier grégorien, le 112e en cas d'année bissextile. Il reste 254 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 2e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du chêne.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 46
le soleil se couche à 20h 28
durée d'ensoleillement 13h 41 (+3mn)

Célébrations de demain :
• Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Citation du jour :
« Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour. »
René Daumal

Dicton du jour :
« Tel temps à la Saint-Anselme, tel temps pendant une semaine. »
    
Proverbe du jour :
« À l'impossible nul n'est tenu. »

Événement du jour :
753 av JC : Fondation de Rome. Selon la légende, Romulus bâtit l'actuelle capitale italienne sur le Mont Palatin. [CC / Moyan Brenn / Flickr]
1944 : Le droit de vote est accordé aux femmes. Depuis Alger, le général de Gaulle ratifie l'ordonnance du Comité Français de Libération Nationale qui stipule que "les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes". Les femmes voteront pour la première fois lors des élections municipales de 1945. [©️ AFP / ARCHIVES]
1960 : Brasilia devient la nouvelle capitale du Brésil. Ce changement de capitale a pour but de mieux répartir les richesses et les populations dans le pays. [©️ EVARISTO SA / AFP]
1989 : Sortie de la Game Boy au Japon. La toute première console portable de Nintendo est un énorme succès dans le monde entier. Elle s'est vendue à plus de 100 millions d'exemplaires. [CC / wwarby / Flickr]
1997 : Jacques Chirac annonce lors d'une allocution télévisée la dissolution de l'Assemblée nationale. Lors des élections, la gauche remporte les élections et le président est contraint à la cohabitation. Il nommera Lionel Jospin comme Premier ministre.[©️ AFP]
2002 : Séisme politique en France : Jean-Marie Le Pen, président du Front national accède au second tour de l'élection présidentielle face à Jacques Chirac. Ce, alors qu'aucun sondage n'avait prévu cette configuration. Lionel Jospin, candidat socialiste et Premier ministre sortant, annonce dès le soir des résultats son retrait de la vie politique. Lors de l'entre-deux tours, plusieurs manifestations anti-FN sont organisées dans tout le pays et les principaux partis politiques, de droite comme de gauche, appellent à voter pour Jacques Chirac. Ce dernier sera réélu avec plus de 80% des suffrages. [©️ ERIC FEFERBERG / AFP]

L'historiette du jour :
De cause à effet de Florent Rigout

Il avait encore oublié ses clés au bureau.
Alain fit demi-tour et traversa le parking de l'université une nouvelle fois. Il monta les quatre étages du bâtiment administratif, en colère contre lui-même et réfléchissant à une solution pour palier à ce récurrent problème de clés.
Couloirs déserts d’une veille de vacances. Les étudiants profitaient déjà du repos estival et en ce qui le concernait, il ne lui restait plus que quelques dossiers d'admission à traiter pour la rentrée prochaine. Demain, tout devrait être bouclé.
Les murs en contreplaqué lui renvoyaient l’écho de ses pas solitaires. Dans cette pénombre, il vit une lumière opalescente émaner de la porte vitrée de son bureau. Il avait même oublié d'éteindre l'ordinateur apparemment. Il soupira, se réprima en silence pour ses égards et posa son attaché-case contre la cloison, à côté de l’entrée. Appui sur la poignée.

Lire la suite de l'historiette:
Devant lui, dans la lueur bleutée de l'écran, un homme à la casquette rouge s'affairait sur son ordinateur. Le type ne se retourna même pas, bien qu’Alain fut sûr qu’il l’eût entendu. Les touches du clavier, frappées avec frénésie, poursuivaient leur mélodie sous le regard hébété de l'employé. Moment de flottement. Incrédule, il se demandait quoi faire. Les mots sortirent, timides :
— Qu'est-ce que vous faites là ?
Pas de réponse, pas un geste. La raison reprit le dessus et Alain haussa le ton :
— Hé ! Vous n'avez pas le droit d'être ici !
Toujours rien. Face à cette déroutante situation, il resta figé de longues secondes dans l'encadrement de la porte, incapable de prendre une décision. Puis, dans un appui de touche plus fort que les autres, le type se retourna.
— Désolé. J'ai fini, dit-il en souriant.
— Fini quoi?
—Ce que j'avais à faire.
L'homme réajusta sa casquette, ses lunettes de soleil et se dirigea droit vers Alain.
— Si vous voulez bien me laisser passer, demanda-t-il en arrivant à sa hauteur.
Alain ne bougea pas.
— Qu'est-ce que vous faisiez sur mon ordinateur ? Vous étiez sur le logiciel d'admission. Qui êtes-vous ? Un lycéen venu falsifier sa demande ou valider son entrée ?
— Presque. Maintenant, je dois y aller. Je vous prierais de me laisser passer, monsieur.
— Non.
Alain ne savait même pas pourquoi il avait dit ça. La peur d’une altercation faisait surface. Et son gabarit n'était pas un avantage, il le savait. La boule pesante de la panique lui nouait l’estomac. Il tenta :
— Dites-moi ce que vous faisiez ou j'appelle la police.
Le type souffla, baissa la tête un instant et la releva.
— De toute façon, murmura-t-il pour lui avant de reprendre à voix haute : je viens du futur.

Les yeux d'Alain devinrent globuleux. L’appréhension s’était évanouie pour laisser place à une hésitation : le fou rire ou la pitié. Il s’agissait de la pire excuse jamais entendue et, pourtant, en quinze ans à l'université, il en avait écouté des histoires abracadabrantesques d'étudiants. L'homme poursuivit, stoïque :

— Dans quelques décennies, un homme va créer une société. Cette société créera un dispositif météorologique révolutionnaire afin d'améliorer la production d'énergie renouvelable. Installé dans le centre sud du Sahara, cet outil marquera un tournant pour l’avenir de l’humanité. Dans cette région du désert, il existe un phénomène météorologique appelé la dépression du Bodélé. Il s'agit d'un endroit où des vents puissants et continus produisent une grande partie de la poussière mondiale. Une partie de ces particules traverse l'Atlantique et est indispensable à la fertilisation de la forêt amazonienne. Le reste tombe dans l'océan où il constitue une source importante de nutriments pour le phytoplancton. Je vous passe les détails mais le dispositif créé par cette société va venir perturber les vents de cette dépression et amorcer une réaction en chaine qui s’avérera désastreuse.

Alain écoutait sans rien comprendre. Il allait appeler les flics mais laissa le type finir.

— Il se trouve que le créateur de cette société est aujourd'hui au lycée. L’année prochaine, il sera admis au sein de cette université. Mes employeurs ont donc, après des études poussées et des calculs savants, déterminé que le nœud temporel le plus probable était son entrée à l'université. Je viens donc d’effacer son dossier. Ne cherchez pas à savoir de qui il s’agit, vous ne pourrez pas. Donc, maintenant, si vous voulez bien me laisser passer.

L'homme à la casquette rouge avança et Alain s'écarta machinalement de l'entrée, hagard.

Pendant plusieurs mois, cet épisode resta pour Alain une sorte de rêve. Il était tombé sur un fou, un illuminé. Il avait, le soir de la rencontre, cherché ce que ce type faisait sur son ordinateur. En vain. Aucune trace. Aucune plainte par la suite. Puis, une mutation, un mariage, un enfant, la vie qui déroule sa partition et le souvenir de cet évènement qui disparut naturellement des limbes de sa mémoire.

Ce soir de décembre, à la veille de ses soixante-dix ans, avachi dans son fauteuil en skaï, il regardait avec nonchalance les images défiler sur son écran de télévision. Les yeux mi-clos, la voix off le tenait encore éveillé.

« C'est donc avec la signature de l'accord Kennedy-Khrouchtchev que le conflit a pris fin. Cet épisode de l'histoire aurait pu être un des plus dramatiques que le monde eut connu. Nul doute que la crise des missiles de Cuba... »

Une demi-seconde. Pendant une demi-seconde, l'image en noir et blanc apparut à l'écran. Alain était pétrifié. Le choc le fit se raidir, puis trembler.
Dans la foule derrière les deux présidents qui se serraient la main, il était là, debout, lunettes de soleil sur le nez et casquette vissée sur la tête.

Bonne journée à toutes et tous et bon weekend à chacune et chacun





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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Sam 21 Avr - 15:33

Citation du jour :
« Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour. »
René Daumal
il faut dire qu'aimer un être humain est plutôt tumultueux en général...quand on est pas amoureux on est souvent en paix


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Dim 22 Avr - 8:03



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Alexandre ainsi que les Alexandra, Axel et Axelle.
Prénoms fêtés autrefois : Opportune.
Demain, nous fêterons les Georges ainsi que les Fortunat, Georgette, Georgine et Youri.

Le 22 avril est le 112e jour de l'année du calendrier grégorien, le 113e en cas d'année bissextile. Il reste 253 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 3e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la fougère.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 45
le soleil se couche à 20h 29
durée d'ensoleillement : 13h 44 (+3mn)

Célébration du jour :
• Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Célébration de demain :
• Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Citation du jour :
« Ce qui est nécessaire n'est jamais ridicule. »
Jean-François Paul de Gondi, Cardinal de Retz

Dicton du jour :
« Pluie le jour de Sainte-Opportune, ni cerises, ni prunes. »
    
Proverbe du jour :
« Autant pèche celui qui tient le sac que celui qui l'emplit. »

Événement du jour :
404 avant JC : Chute d'Athènes. Assiégée depuis plusieurs années par les forces de Sparte, la cité capitule. La démocratie laisse alors place au régime des Trente Tyrans. [@ ARIS MESSINIS / AFP]
1370 : Début de la construction de la forteresse de la Bastille. C'est le prévôt de Paris, Hugues Aubriot qui posa la première pierre ce jour-là. Le monument sera totalement détruit après la Prise de la Bastille en 1789. [ CC / Wikicommons]
2005 : Le Français Zacarias Moussaoui plaide coupable des six chefs d'accusation de terrorisme et de complot liés aux attentats du 11 septembre. Il sera reconnu coupable et condamné à la prison à vie sans possibilité de remise de peine. [@ HO / AFP]
2010 : Après 2 jours d'incendie, une plateforme pétrolière appartenant à BP coule au large de la Louisiane dans le golfe du Mexique provoquant une immense marée noire. Le puits ne sera définitivement scellé que le 19 septembre après avoir laissé échapper plus de quatre millions de barils. Cette marée noire aura coûté plus de 40 milliards de dollars au géant pétrolier.

L'historiette du jour :
Au nom des paires de Arsène Morland

Le jour se lève. Les premières lueurs s’écoulent par le petit soupirail qui nous a accompagné tout au long de cette très longue nuit. La chaleur étouffante de cette fin d’été mexicain ne nous épargne pas depuis hier, emportant facilement la partie qu’elle jouait contre le ventilateur cacochyme à trois pales qui vibre bruyamment, mais inefficacement au plafond depuis des heures.
Nous ne sommes plus que trois à la table. Emilio, l’autochtone, nous a laissé vers 2h du matin. Ruiné. Un peu plus tard, il était 3 heures et demi, je crois, c’est le Père Enzo Prodi, recteur du couvent des nonnes italiennes de l’Avenida Zapata, qui a mis genou à terre, devant ses dieux du jour... Nous trois, qui restons pour le combat final.

Lire la suite de l'historiette:
La pause vient de permettre de nettoyer la table et de la regarnir pour l’assaut triangulaire à venir.
Jeu neuf, bouteilles pleines. Chacun installant à sa façon les jetons et la tequila, suivant ses habitudes ou ses superstitions.
Je suis le premier assis, je caresse aussi amoureusement les piles de disques nacrés impeccablement empilés pour l’heure, que le goulot sensuellement échancré de la bouteille verte de tequila . Je souris en lisant l’étiquette. La seule tequila du Mexique et sans doute du monde à avoir un nom de femme : « Matilda ». Le slogan, inscrit en italique : « Matilda una vez, Matilda por la vida », me projette dans mon passé récent. Mathilde... S’il suffit d’une fois, pour que ce soit pour la vie... alors, j’en ai pour l’éternité...

J’empoigne Matilda, verticale, ventousée à mes lèvres. Je la tète avidement, la repose à demi épuisée, mais moi empli d’elle, prêt à affronter sinon la terre entière, au moins ces deux-là, qui reviennent.
A ma gauche, Kurt Horst, son nom est déjà une agression, l’ancien légionnaire, échoué ici comme une grosse baleine sur le rivage. Maladroit, imposant, inadapté au monde qui l’entoure, mais dangereux assis, avec des cartes en main. Accompagné d’une terrible réputation d’homme violent, qui ne compte plus les vies qu’il a prises. A ma droite, Vanilla Lunes, superbe espagnole d’une quarantaine d’années, ancienne meneuse de revue à Buenos Aires, elle a mis dans son lit plus d’hommes que Kurt n’en mettra jamais sous terre. Sa poitrine est connue cent kilomètres à la ronde, sa fougue redoutée dans toute la province.
Kurt est le donneur. Je ne veux pas être à la place des cartes, vu la façon dont il les traite. Il repose bruyamment le paquet devant Vanilla, insensible à son charme dévastateur, il la fixe jusqu’à ce qu’elle coupe. Vanilla, quant à elle, indifférente au style baroudeur, ne le lâche pas des yeux pendant la distribution. Son premier regard, une fois les cartes face à chacun de nous, est pour moi. Elle sait bien par contre l’effet qu’elle produit sur moi....

Elle se souvient de mon arrivée ici, il y a quelques mois, après mon désastre affectif, quand elle s’occupa de moi. Et ici, à Terremos, tout le monde sait ce que ça implique, quand Vanilla s’occupe de vous ! Épuisé, exterminé, couché des journées entières, avec ou sans Vanilla sur moi, la tête à l’envers, le corps en miettes, les tripes en charpie, le sexe en compote. Vanilla ne fait pas dans la médecine douce !
Du regard elle veut lire mon jeu, tout savoir, elle veut que ce soit moi qui finisse à genoux, pour une fois... Un petit mouvement de main de Kurt, légère erreur, nous laisse manifestement Vanilla et moi face à face. Kurt se couche immédiatement, en invectivant tous les dieux dans sa langue, qu’on croirait avoir été créée pour cela. « Una » susurre Vanilla, dans la sienne, créée pour susciter le trouble. D’un « V », que j’espère prémonitoire, j’en demande deux.
Le soleil qui jaillit des lèvres de Vanilla est sans équivoque, brûlant, annonciateur d’incendies. Il me cuit la peau, m’aveugle. Quand Vanilla vous propose sa poitrine carrément au milieu de la table, elle a du jeu, beaucoup de jeu. Ou elle bluffe...
Elle m’investit du regard. Je retourne doucement les deux cartes que Kurt m’a jetées. Je reprends les prunelles de Vanilla que j’avais laissées en plan. Elle cligne. Mais une seule fois...
Elle a vraiment du jeu ! Mon regard glisse, s’échappe, enjambe les lèvres, s’enfonce dans la dentelle, s’insinue, se repose un instant sur la plus vivante poitrine d’Amérique centrale, et revient, dominateur, arrogant, sur de lui, dans les petits atolls bleutés qui entourent des lagons noirs.
Pas une once de doute chez Vanilla. Elle abat, en un éclair, quatre valets à sa disposition, bien rangés devant elle, mais bien trop de profil pour pouvoir contempler ce que Vanilla a de plus beau à offrir. Elle sourit, en attendant ma pitoyable annonce.
« Deux paires »... Elle va exploser de vanité, de fierté. « ... de rois... » , je respire un peu, me préparant à l’ouragan... « ... et de rois... ».
Mon sourire à cet instant, j’aurais aimé le voir. Je l’ai perçu un peu, dans le vieillissement instantané de Vanilla. Les commissures des lèvres sont légèrement tombées, le coin de l’œil s’est ridé, le fond de teint s’est à peine craquelé, la poitrine est rentrée dans le rang.
Peu importe, je préfère les femmes mures.

Bonne journée à toutes et tous, un bon dimanche à la campagne ou à la mer







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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Dim 22 Avr - 12:11

Proverbe du jour :
« Autant pèche celui qui tient le sac que celui qui l'emplit. »
 tout à fait! celui qui achète la drogue est aussi coupable que celui qui la vend ,la produit ,la coupe,l'extorque etc...C'est valable pour l'alcool ,le tabac,la pornographie etc..


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Lun 23 Avr - 6:29



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Georges ainsi que les Fortunat, Georgette, Georgine et Youri.
Demain, nous fêterons les Fidèle de Sigmaringen.

Le 23 avril est le 113e jour de l'année (114e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Il reste 252 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 4e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'aubépine.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 43
le soleil se couche à 20h 30
durée d'ensoleillement : 13h 46 (+3mn)

Célébration du jour :
• Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Citation du jour :
« L'amour est un égoïsme à deux. »
Madame de Staël

Dicton du jour :
« Quand il pleut le jour de la Saint-Georges, sur cent cerises on en a quatorze. »
    
Proverbe du jour :
« Cautionner est d'abord une générosité, puis un regret, enfin une obligation de payer. »

Événement du jour :
1516 : Edit en Allemagne du Reinheitsgebot (ou décret sur la pureté de la bière en France) par le duc Guillaume IV de Bavière. Il précise les ingrédients autorisés dans le cadre du brassage de la bière en Allemagne. Même si quelques modifications ont été apportées avec le temps, il continue, encore aujourd’hui d’être suivi par certains brasseurs.[AFP]
1965 : La marque française Peugeot présente sa 204. Cette berline de taille moyenne sera produite de 1965 à 1976 avant que la nouvelle 104 ne lui succède.[CC / FLICKR / Dave_7]
1972 : Les Français votent pour décider s’ils souhaitent l’élargissement de la Communauté économique européenne. Ils voteront Oui à 68,32% et la Grande-Bretagne, le Danemark, l’Irlande et la Norvège entreront dans la CEE le 3 mai 1973.[Alexander Klein AFP ARCHIVES]
1996 : La créatrice de l'inoubliable Mary Poppins, Pamela Lyndon, s'éteint à l'âge de 96 ans. C'est en 1934 que paraissait l'histoire de cette préceptrice londonienne douée de pouvoirs magiques. La romancière ne prisait guère la version filmée de son œuvre réalisée par Walt Disney.
2004 : La dernière mine de charbon française, située à Creutzwald en Moselle, ferme définitivement ses portes.[Frederick Florin AFP]
2013 : La loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels est adoptée au Parlement. Le texte est voté à 331 voix pour, 225 contre et 10 abstentions.[Martin Bureau]

L'historiette du jour :
Chemins croisés de Monaluna

Paris est grise, Paris est triste. Depuis plusieurs semaines, Paris a la tête dans les nuages. Et le soir, elle ne prend même plus la peine de faire scintiller sa Tour Eiffel. Sa morosité s’imprime sur le visage des passagers, chaque matin un peu plus.
Les quelques regards qui se laissaient encore captiver par le défilement de la ville la délaissent, capturés désormais par des écrans sur lesquels le monde semble en couleur.

Lire la suite de l'historiette:
Aujourd’hui encore, dans ce wagon, les gens sont comme enfermés dans un film en noir et blanc. Il y a bien, quelques fois, une couleur de parapluie qui sort de l’ordinaire, mais ce matin, non, ils sont tous noirs. La course des gouttes de pluie sur la vitre du train sera donc la seule distraction de mon trajet. Pourtant, après trois victoires de la grosse goutte sur la petite, mon regard est capté par un homme. La quarantaine environ, il range dans son sac-à-dos son parapluie (noir certes, mais complètement tordu), puis fouille un moment à l’intérieur, pour finalement en sortir un attrape-rêves, lui aussi bien mal en point !

À ce moment, dans mon paysage, cet homme devient lumineux. Minutieusement, il démêle un à un les fils de son attrape-rêves pour les replacer harmonieusement. Je devine dans son air concentré l’importance que représente cet objet. Est-ce pour lui ou pour quelqu’un d’autre ? Ses gestes appliqués me fascinent. À la façon d’une araignée, il tisse cette toile dont le rôle, si essentiel, sera d’empêcher les mauvais rêves d’envahir le sommeil de son détenteur.

Quinze minutes plus tard, l’attrape-rêves est réparé. Un sourire satisfait éclaire le visage de son bienfaiteur. Un sourire rêveur éclaire le mien. Un souffle de poésie a réveillé mon quotidien. Car ce matin, j’ai croisé le chemin de ce mystérieux ange gardien.

* * *

Il est presque 8 heures quand Gaëtan passe les portes de l’hôpital Necker. Il salue rapidement ses collègues aide-soignants, enfile sa blouse blanche, sort un petit paquet de son sac-à-dos, puis se dirige à l’étage. Arrivé devant la chambre 208, il s’arrête un instant, pour masquer l’émotion qui le submerge chaque fois qu’il rend visite à son petit patient.

Quand il rentre dans la chambre de Nino, celui-ci est encore endormi. En le regardant, si paisible, Gaëtan sourit. À son réveil, le petit garçon aura une surprise. Gaëtan sort l’attrape-rêves du paquet et se dirige vers la fenêtre, pour l’accrocher du côté où se lève le soleil. « C’est important de le mettre de ce côté, pour que la lumière du jour puisse détruire les mauvais rêves qui se sont installés dans les fils de la toile », lui avait expliqué Nino avant de lui confier son petit trésor magique, qu’un mauvais coup de vent avait endommagé.

Nino y tenait beaucoup, c’était la première chose qu’il avait sortie de sa valise quand il était arrivé ici. « Tu vois, je ne crains rien, il me protège de tous les mauvais rêves, je n’ai pas peur ! » Gaëtan lui avait promis de le réparer au plus vite, avant le grand jour.

C’était chose faite. La nuit prochaine, seuls les jolis rêves pourront bercer Nino, pour qu’il se réveille, le lendemain, avec la force et l’espoir de vivre ce grand jour. Ce jour tant attendu où, enfin, il aura un petit cœur tout neuf.

Bonne journée à toutes et tous







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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Lun 23 Avr - 13:57


que de changements depuis!


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Mar 24 Avr - 8:15



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Fidèle de Sigmaringen.
Demain, nous fêterons les Marc l'Évangéliste.

Le 24 avril est le 114e jour de l'année du calendrier grégorien, le 115e en cas d'année bissextile. Il reste 251 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 5e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du rossignol.

à  Marseille :
le soleil se lève à 6h 42
le soleil se couche à 20h 31
durée d'ensoleillement : 13h 49 (+3mn)

Citation du jour :
« Tel qui trahit se perd, et les autres avec lui. »
Chanson de Roland

Dicton du jour :
« Au mois d'avril plante l'oignon comme un fil, au mois de mai regarde si tu veux, il sera gros comme un pieu. »
    
Proverbe du jour :
« Celui qui se dresse sur ses pieds ne peut se tenir droit. »

Événement du jour :
1920 : apparition du drapeau et du serment olympique pour les premiers jeux d'après-guerre, à Anvers, en Belgique. [IOC / Olympic Museum Collections]
1951 : La France légalise la corrida dans les régions où "une tradition locale ininterrompue peut être invoquée". [PASCAL GUYOT / AFP]
1975 : la dernière DS sort des chaînes de fabrication de Citroën, vingt ans après sa première apparition. Elle incarne encore l'excellence automobile française des trente glorieuses. [CC / Michael Gil]
1986 : La duchesse de Windsor, qui a vécu une extraordinaire histoire d'amour aux côtés de celui qui a été le roi Edouard VIII d'Angleterre, meurt à Paris à l'âge de 89 ans. C'est le 11 décembre 1936 qu'Edouard VIII annonçait son abdication, après 10 mois et 21 jours de règne, en déclarant qu'il n'était pas en mesure d'assumer le lourd fardeau de ses responsabilités sans le soutien et l'aide de la femme qu'il aimait.
2002 : Patrick Dils est reconnu innocent du double meurtre de Montigny-lès-Metz. Il aura passé 15 ans en prison. C'est l'une des plus retentissantes erreurs judiciaires reconnues en France. [JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP]

L'historiette du jour :
Vice versa de Francine

Les lumières tamisées ocrent les murs vides, les volets à claire-voie laissent entrevoir les fleurs de marronniers. La cour déserte somnole aux doux rayons du soleil de septembre.
La porte de la penderie largement ouverte, une douce odeur de lavande s’échappe du réduit. Sagement repassée, sur des cintres en bois, prête pour un défilée, toute une garde-robe me tend les bras. Nu face à ce spectacle, juché sur des escarpins, je tâte les matières fluides et soyeuses.

Lire la suite de l'historiette:
Face au miroir j’observe les traits de ce visage. Nez fin, le front large, les pupilles dorées sondent ce reflet. Un beau petit mec. Les filles s’agglutinent et ricanent bêtement quand je parcours le couloir du lycée pour prendre mes affaires dans mon casier.
Je baisse les yeux sur ce corps de jeune homme, le torse imberbe, le ventre plat ; puis descend le regard vers cet appendice qui pendouille entre mes cuisses. Je le prends à pleine main et le martyrise un peu.

Je regarde par la fenêtre de la Tour Rose la vie qui se promène sur les boulevards. Des hommes jeunes, vieux, déambulent tantôt à droite, tantôt à gauche. Les corps musculeux roulent sous les blousons. Les femmes sont pressées, jupe virevoltante, foulard au vent. Le soleil joue dans leur chevelure. Par mimétisme je caresse mes cheveux et glisse une boucle derrière l’oreille.

Seul dans la chambre, mon cerveau tangue et balance. Je m’allonge sur ce grand lit blanc, les yeux fixant le plafond. J’attends. Une boule d’angoisse me serre la gorge. Puis un immense espoir me submerge. Mes yeux pleurent, mon cœur sourit. J’ai peur. J’ai hâte. J’ai peur.

La honte n’existe plus. Je ris fort et haut d’un son cristallin, pur comme un torrent de glacier. Ma poitrine se soulève et hoquette nerveusement. Je suis sûre de moi. J’ai confiance. Les nappes immaculées attendent les invités. A ce colloque d’anciens élèves je vais faire sensation !
Mon cou de cygne majestueux s’incline légèrement, mon buste avenant s’empourpre quand je pense à ces jeunes années...

Le lit est froid. La lumière crue. Je suis impatient. Le cathéter sur ma main droite est le premier bijou de ma nouvelle essence. Ma langue est râpeuse, ma gorge sèche. Je jette un coup d’œil à la penderie pour m’assurer de ne pas rêver.

A l’angle de la pièce une psyché me renvoie l’image d’une femme belle et bien proportionnée. Mes mains caressent cette peau douce et ferme. Le tissu moiré de mon sarong jette un feu d’artifice comme mille petits éclats de rubis.
J’entends des bruits indistincts, les portes de l’ascenseur, des pas dans le corridor...

L’infirmière entre dans la chambre, elle me sourit. D’un geste professionnel elle vérifie le somnifère que l’on m’injecte dans les veines. Mon sang sera-t-il le même ou aura-t-il changé lui-aussi ?
Je pars vers l’inconnu. Vers mon destin. Vers ma vraie vie.

Déjà les premiers invités s’approprient les lieux. Souvent en couple, ils hésitent, se saluent, s’interpellent. Des groupes se forment. Le son monte. Les verres passent de mains en mains. Tout n’est qu’éclats et glapissements. Certains se reconnaissent comme s’ils s’étaient quittés la veille. D’autres se dévisagent, timides, mal à l’aise. Tous semblent chercher qui et où. Mon dieu, mais c’est bien lui, enfin « elle »...

Les couloirs se défilent. Mes paupières sont lourdes. Les ténèbres envahissent l’espace. Déjà je ne ressens plus rien. Dans mon cocon ouaté les bruits s’assourdissent en musique lente. Le brancard roule comme une île flottante. Je suis bien. Je ne pense à rien. Si peut-être au loin à un idéal avec deux petits seins dressés sous le corsage et le ventre tiède assoiffé de désir...
Des portes battantes. Le noir. L’oubli.

Je les vois tous réunis dans cette salle de restaurant. Ils n’ont pas changés. Hâbleurs, séducteurs virils. Grandes gueules et costards croisés !
Ils me regardent. Ils me voient enfin !
Je les observe. Ils me dévisagent. Je devine d’avance qui aura le regard dur et qui me fera un clin d’œil.
J’ai attendu ce moment si longtemps !
D’un léger mouvement d’épaule, je m’apprête à m’avancer. Une mèche de cheveux vivement rejetée vers l’arrière d’un coup de tête. Je lance un regard circulaire, souris. Je me racle la gorge, lève mon verre et déclare :
« Je suis heureuse de vous accueillir ! »

Bonne journée à toutes et  tous


Jérusalem




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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Mar 24 Avr - 12:54

Jérusalem,ville mythique de toutes les grandes religions du monde


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Mer 25 Avr - 7:10



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Marc l'Évangéliste.
Demain, nous fêterons les Alida ainsi que les Alda et Clet.

Le 25 avril est le 115e jour de l'année du calendrier grégorien, le 116e en cas d'année bissextile. Il reste 250 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 6e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'ancolie.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 40
le soleil se couche à 20h 32
durée d'ensoleillement  :13h 52 (+3mn)

Citation du jour :
« À la fin de l'envoi, je touche. »
Edmond Rostand

Dicton du jour :
« À la Saint-Marc s'il tombe de l'eau, il n'y aura pas de fruits à noyaux. »
    
Proverbe du jour :
« Dans le champ d'autrui, la moisson est toujours plus belle. »

Événement du jour :
1792 : la guillotine est inaugurée à Paris en place de Grève avec l'exécution de Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin. Elle fonctionnera en France jusqu'en 1977. [Damien Meyer / AFP]
1792 : à Strasbourg, Rouget de Lisle présente son "Chant de guerre pour l'Armée du Rhin". Rebaptisé "Marseillaise", il devient hymne national en 1879. [CC]
1953 : un article de la revue scientifique Nature décrit pour la première fois la structure de l'ADN. [THOMAS SAMSON / AFP / ARCHIVES]
1990 : Le télescope spatial Hubble est déployé par l'équipage de la navette Discovery. L'astronaute Steven Hawley, aux commandes du bras robot canadien, place délicatement le télescope de 12 tonnes sur une orbite de 613 kilomètres au-dessus du Pacifique, donnant du même coup le signal d'une quête qui doit durer 15 ans. L'observatoire électronique pourrait photographier des planètes, des étoiles et des galaxies avec une clarté 10 fois supérieure à celle des instruments terrestres. On espère ainsi être en mesure de déterminer l'âge de l'univers à 10 % près, la taille du cosmos et son rythme d'expansion, et de déceler les trous noirs et autres formations énigmatiques situées aux confins de la physique moderne.
1991 : le scandale du sang contaminé éclate après la publication d'un rapport confidentiel daté de 1985 qui révèle que du sang contaminé par le virus du sida a été distribué. [JEAN CHESNOT / AFP]

L'historiette du jour :
Je suis née d'une blessure de Bayot

On dit que je suis une sang mêlé et que je me mêle de tout, longtemps j'ai gardé le vague espoir de posséder du sang bleu l'illusion d'une normalité.
Je suis blanche et je suis noire comme les vents contraires qui embrasèrent le monde, je suis les âmes de Saint Pierre qui fuyaient les pierres fondues coulant sur leurs tristes existences et la fumée plus noire que nos peaux qui tuait maîtres et esclaves. Les flammes de Dante recrachèrent Cyparis qui devînt à jamais le clown humilié de la condition humaine.
Je suis une fille blanche et je veux ignorer la mort, je suis une fille noire je connais tous les masques de la mort.
L'Humanité ne supporte pas la soumission car elle sait que le soumis est un fardeau pour le maître.

Lire la suite de l'historiette:
Suis-je née entre les deux extrémités du fouet, est-ce la lanière qui déchire les chairs ou le manche qui est le plus désespérément honteux ?
Sang bleu, sang bleu ou est-ce le sang putride et rance qui coulait dans vos veines qui pétrifiât nos consciences et nos plaies... Du plus loin de ma mémoire ancestrale, encore aujourd’hui, je redoute le chien dont les dents déchiraient le corps des miens qui fuyaient leurs chaînes, la nuit les chiens étaient les maîtres des rues, leurs courses nocturnes affamées leur donnaient un regard halluciné de crackers.
Je suis la goélette qui domine les vents, fuyant le lourd vol des pélicans dont la poche vide de leur bec évoque ces paroles qui ne contiennent plus le langage des hommes, reste le créole, la marque des hommes noirs que parle aussi les anciens blancs.
Dans la maison de retraite la femme noire donne au trop vieux blanc l'ironique « becquée », la vieillesse est l'injuste soumission de tous les hommes.
On dit qu'un soir un maître fit preuve de remords, sentant venir la mort il libéra ses esclaves, mais le fils héritier refusa l'ultime sagesse du père, sa tête vola sur un air de machette, car l'Humanité ne supporte pas la servitude.
Les anses paradisiaques de l'île plaisent tant aux touristes en bermudas ridicules, mais sur la plage de l'Anse Mathurin on déterre avec précaution les squelettes puissants des anciens esclaves, à l'embarcadère de l'Anse à l’Âne noyé dans les brumes, une femme sanglote pour son Ulysse à la peau sombre qui ne reviendra plus aux Trois Îlets.
Doudou-Pénélope regarde l'océan qui se reflète dans ses yeux mouillés. Les statues géantes d'esclaves disposées en triangle de l'Anse Caffard font fuir les touristes blancs tout comme les hommes aux peaux incertaines des métissages, ici personne ne peut supporter la mémoire et ses ombres délétères.

Manikous et mangoustes veillent encore sur le serpent fuyant et mortel, cachant dans ses crocs le venin de toutes les haines anciennes, reptile vaudou importé par le Diable.
Dans les rues de Fort de France coule en rythme le carnaval et ses danseurs lascifs qui font « aimer ses airs », on lit une espérance dans les regards des danseurs concentrés comme des voleurs qui défient les vents.
Je suis une noire esclave égyptienne, je suis la blanche Diane chasseresse posant sur mon sein naissant la corde de l'arc des Caraïbes dont les flèches acérées se perdent dans les flots à la recherche de la jeunesse enfuie.
Revenez jeunes frères ! ... revenez... ne laissez pas nos mornes aux sorciers, les filles nues de minuit sont notre mauvaise conscience la plus secrète, revenez allumer nos souvenirs et dansons le Bélé, le Zouk et le Rap... du ciel, Ti Raoul chante encore pour nous en créole pour permettre aux jeunes et à leurs nouvelles idoles de se recueillir autour de nos caveaux humides tout près de leur mère nourricière... mémoire... Préparez vos coqs de combat, chantez les rythmes de la liberté du Nouveau Monde pour toujours métissé.
Ainsi chantait Ti Madina, la conscience éveillée des Antilles.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Mer 25 Avr - 11:54

Citation du jour :
« À la fin de l'envoi, je touche. »
Edmond Rostand


dans Cirano de Bergerac


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Jeu 26 Avr - 6:49



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Alida ainsi que les Alda et Clet.
Demain, nous fêterons les Zita.

Le 26 avril est le 116e jour de l’année du calendrier grégorien, le 117e en cas d’année bissextile. Il reste 249 jours avant la fin de l’année.
C’était généralement le 7e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du muguet.

à Marseille :
le  soleil se  lève à 6h 39
le soleil se couche à 20h 34
durée d'ensoleillement 13h 54 (+3mn)
ça sent bon l'été et les belles soirées

Citation du jour :
« L'instinct, c'est l'âme à quatre pattes ; la pensée c'est l'esprit debout. »
Victor Hugo

Dicton du jour :
« Avril et mai sont la clé de l'année. »
« Avril fait la fleur, Mai en a l'honneur. »
    
Proverbe du jour :
« Faîtes-vous miel, les mouches vous mangeront. »

Événement du jour :
1248 : consécration solennelle de la Sainte Chapelle de Paris.
1336 : la montée du Mont Ventoux par Pétrarque.
Dans une lettre à son ami Francesco Dionigi da Borgo, Pétrarque affirme avoir gravi le Mont Ventoux (1909 mètres), le 26 avril 1336, accompagné de son frère et de deux amis. L'anecdote, contestée par certains, donne toutefois une « date de naissance » à l'Alpinisme, Pétrarque, Petrarca alpinista, le «père de l'alpinisme »…
1944 : le chef de l'Etat Philippe Pétain est accueilli triomphalement à Paris.
1961 : les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller quittent le Gouvernement général d'Alger.
1986 : Une explosion se produit dans la centrale électrique nucléaire de Tchernobyl, dans la région de Kiev en Ukraine, endommageant un des réacteurs atomiques et déversant dans l'air des radiations d'une force équivalente à 200 bombes d'Hiroshima.
Ce n'est que lorsque la Suède détecte un taux anormal de radioactivité dans l'atmosphère, deux jours plus tard, que l'agence Tass donnera des détails de la tragédie ; officiellement, l'accident nucléaire a tué 31 personnes.
La centrale de Tchernobyl a été mise en service en 1977. Le nombre de réacteurs a été porté depuis à 4 de 1000 mégawatts chacun, ce qui a permis en 1985 d'y produire quelque 28 milliards de kilowatts / heure.

L'historiette du jour :
La brioche aux pralines de Ernestinemontblanc

Gaspard est âgé. Chaque soir, après que Vincent, l’auxiliaire de vie, l’a installé en robe de chambre dans son fauteuil, il se demande ce qu’il pourrait bien faire pour vivre... ou pour mourir. A cent ans, se dit-il, j’ai le choix. Et de lever la tête vers le grand Christ en bois sous lequel il est assis. Jésus ne dit rien, mais Gaspard est loin de penser que le fils de Dieu se moque de son dilemme : en fait, il l’accompagne. Pèserait-il trop fort dans la décision que Gaspard lui en voudrait : avoir la foi n’est pas se soumettre, mais se sentir assez soutenu pour penser librement.

Lire la suite de l'historiette:
Il est près de minuit. Dans l’immeuble les bruits se sont tus peu à peu. De toute façon Gaspard ne les entend pas : le son de sa télévision couvre tout. Il regarde toujours la même chaîne, la première, parce qu’il ne sait pas se servir de la télécommande, sauf pour éteindre. Disons qu’il voit des silhouettes s’agiter sur le petit écran, et que pendant ce temps il réfléchit. Ah ça ! Il en a du temps pour réfléchir. Il n’a pas fait le compte des heures passées dans son fauteuil, mais s’il en avait disposé quand il était plus jeune, peut-être aurait-il pris des décisions plus sages à certains moments cruciaux de sa vie. Bah ! Ce qui est fait est fait, l’option « recommencer » n’est pas prévue au débat d’aujourd’hui, qui doit trancher entre deux solutions :
La première : Gaspard se lève, agrippe le déambulateur et le jette par terre. Privé d’aide, il se prend les pieds dans le tapis, tombe avec fracas et Vincent le trouve mort le lendemain, son organisme épuisé ayant refusé de résister.
La seconde : Gaspard empoigne fermement le déambulateur, parcourt sans fléchir les quelques mètres qui le séparent de son lit et s’endort paisiblement jusqu’à l’arrivée de Vincent le lendemain matin.
Chaque scénario a l’avantage de la simplicité : c’est dommage, car eût été plus pratique que l’un fût plus facile que l’autre, et accélère la décision.
D’un côté, pense Gaspard, si je meurs je serais pleuré un peu, et oublié très vite. Levant les yeux vers le Christ en bois, il observe : « tu mourras avec moi : plus personne ne met dans son salon une croix de cette taille. Nos âmes se sépareront ensuite ; je devrai passer par le purgatoire, quand tu en seras dispensé. »
De l’autre, si je vis, je pourrais demander à Vincent de m’amener de la brioche.
Pendant ce temps, à la télévision, le ton est monté soudainement entre un animateur et un joueur : Gaspard éteint, agacé. « Finalement, va pour la brioche. Celle aux pralines de la rue Viabert mérite que je retarde mon trépas de quelques heures. »
Et le vieil homme de se coucher, allégé de ses différents appareils et de ses lunettes, qui ont peu à peu remplacé ses yeux, ses oreilles et ses dents. Il a hésité à les poser sur la cheminée, où Vincent apprécie de les retrouver chaque matin. Le pauvre ! Gaspard sait qu’il panique à l’idée de devoir les chercher. L’auxiliaire de vie reste une heure, montre en mains, ce qui exige une organisation minutée. Alors quand Gaspard se trompe, laisse ses « dents » dans la cuisine ou ses « oreilles » dans le salon, il s’amuse de voir le jeune homme courir dans tous les sens.
« Ne vous inquiétez pas, Monsieur Pollet, on va les trouver ». Gaspard est agacé par cet usage du « on » car lui ne cherchera rien, exclusivement appliqué à mettre un pied devant l’autre. Le temps que Vincent s’agite, Gaspard songe qu’il préfèrerait mourir en journée, habillé et lesté de tous ses attributs, plutôt que de nuit, édenté, sourd et aveugle. Mais qui décide ? Le voilà revenu à la question première. Le Christ du salon, tout comme celui de la chambre, restent muets. Il voudrait bien interroger Vincent, mais sa jeunesse l’en dissuade. Il préfère écouter l’inépuisable aventure de ce jeune père de famille, papa de trois petites filles... nées le même jour.
Gaspard, lui, n’a pas d’enfants. Marin, il a rencontré ceux des autres aux quatre coins de la terre mais n’a jamais hésité entre l’ancrage d’une famille et les voyages. Le fait sourire aujourd’hui que son lit à une place soit un « lit bateau » quand son horizon se borne désormais à la porte d’entrée de son appartement : le Seigneur admettra qu’il s’agit d’un sacré rétrécissement.
« Vous m’avez interdit la mort en mer, dont "rêvent" les marins, s’adresse-t-il au petit crucifix posé sur sa table de nuit, mais je ne vous en veux pas ; j’ai toujours pensé que l’eau était trop froide. L’idéal, si je puis dire, est de mourir bien au chaud dans son lit. »
Mais il y a Vincent, dont il attend chaque matin l’arrivée. Le jeune homme, tout habillé, se précipite dans la chambre et tend l’oreille. Gaspard s’applique alors à respirer bruyamment, il faut bien le rassurer ce gamin, lui donner le temps de poser son manteau, d’aérer la cuisine, de vérifier les radiateurs et la place des appareils dentaires et consorts. Soulagé, l’auxiliaire de vie revient au chevet de Gaspard, qui parfois suspend sa respiration pour lui faire peur. Et tandis que le jeune homme, inquiet, se penche, Gaspard dit alors d’une voix forte « Bonjour ! » effrayant le pauvre Vincent, qui sursaute. « Avez-vous pensé à ma brioche aux pralines ? »
Traverser la chambre, le séjour et le hall d’entrée, pour parvenir jusqu’à la cuisine... est une traversée !
« Seigneur ! Vous avez le sens de l’humour, à m’avoir fait le pied marin si longtemps, pour à la fin le rendre plus hésitant qu’un jour de houle déchaînée sur un rafiot. »
Aucun crucifix dans la cuisine, les pralines n’ont pas de religion, et Gaspard se régale.
— Vincent, pensez bien à en mettre une dans mon cercueil.
— Ne plaisantez pas avec la mort, M. Pollet, elle pourrait se décider.
— Qu’elle se décide, gamin, qu’elle se décide ! Je peux compter sur Jésus, il est trop maigre pour avoir connu la brioche. Pourriez-vous s’il vous plait jeter une pièce en l’air ? Pile, je meurs, face je vis.
— Je ne ferai pas ça M. Pollet.
— Et pourquoi donc ? Voudriez-vous priver Dieu d’une brioche aux pralines ?

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Jeu 26 Avr - 11:39

Citation du jour :
« L'instinct, c'est l'âme à quatre pattes ; la pensée c'est l'esprit debout. »
Victor Hugo
c'est une bonne allégorie


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Ven 27 Avr - 7:48





L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Zita.
Demain, nous fêterons les Valérie ainsi que les Louis-Marie Grignion de Montfort.

Le 27 avril est le 117e jour de l'année du calendrier grégorien, le 118e en cas d'année bissextile. Il reste 248 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 8e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du champignon.

à Marseille :

le soleil se lève à 6h 37
le soleil se couche à 20h 35
durée d'ensoleillement : 13h 57 (+3mn)

Citation du jour :
« Pourtant, j'avais quelque chose là ! »
André Chenier

Dicton du jour :
« À la Sainte-Zita, le froid ne dure pas. »

Proverbe du jour :
« Il n'y a pas de fumée sans feu. »

Événement du jour :
1848 : Le 27 avril 1848, le gouvernement provisoire de la Deuxième République publie un décret visant à abolir définitivement l’esclavage, sous l’impulsion du sous-secrétaire d’Etat Victor Schoelcher. Ce sont en majorité les colonies qui sont concernées, comme la Guadeloupe ou La Réunion, où de nombreuses exploitations de canne à sucre emploient des esclaves. Près de 250 000 d’entre eux sont ainsi libérés. L’esclavage avait été aboli une première fois à la Révolution mais avait été rétabli par Napoléon.[Jean-Marc Ayrault /Wikicommons]
1954 : le Club Méditerranée ou Club Med est créé, avec l’ouverture du premier site à Palma de Majorque. C'est le début de l'aventure de l'entreprise qui commercialise des séjours en village de vacances.[Stephane de Sakutin / AFP/Archives]
2005 : Premier vol d'essai du très gros porteur A380 d'Airbus à Toulouse-Blagnac. Avec ses 79,8 mètres d'envergure, 73 mètres de long, une dérive de 24 mètres de hauteur, 560 tonnes de masse maximale au décollage et un train d'atterrissage de 22 roues, c'est le plus gros avion de ligne jamais construit. Composé de 2 étages accueillant de 555 à 850 passagers, il pourra parcourir jusqu'à 15.000 kilomètres.

L'historiette du jour :
Rencontre  de Usus
Fin octobre le vent froid et humide orchestrait un triste ballet de papiers sales le long des rues grises. De trottoirs en ruelles, il traînait son ennui au milieu des fantômes des passants, des poubelles pleines, débordantes aux volumes laids et déprimants. Sur un mur lépreux, une affiche de cirque presque arrachée exhibait ses couleurs passées. Même sorti de l’usine, il avait toujours du mal à soustraire de son esprit les cadences abrutissantes. Verrouillage des brides, contrôle du serrage, envoi de la coupe, lubrification, démontage, la pièce dans le panier, recommencer encore... (Les mains sont automates. L’esprit est si loin de la machine). Il lui fallait quelques heures pour se déconnecter. Parfois il n’y arrivait pas.

Lire la suite de l'historiette:
Il passa devant la façade du magasin, noircie par l’incendie, et l’image de Blanche, les chairs brûlées, hurlant de douleur, monopolisa de nouveau ses pensées. Arriverait-il à oublier un jour ? Le drame l’avait plongé au plus profond d’un désespoir morbide. Depuis, il pensait qu'une sécheresse du cœur, une immersion dans un autisme volontaire le protégerait de toute autre blessure future. Il n’avait pas vraiment soif mais l’habitude le fit pousser la porte du café. Assis devant son verre il méditait sur la réelle utilité de sa présence dans ce monde. Même sa gauloise ne lui procurait plus aucune satisfaction.
Il ne la remarqua pas immédiatement. Pourtant c'était rare de voir une femme debout au comptoir. Elle n’était ni belle ni laide, juste effacée, se faisant discrète, vêtue d’un tailleur gris et sage. Elle aurait pu être une de ces secrétaires entre deux âges qui n’attendent rien de leur job. Pourquoi ne pouvait-il détourner son regard ? Peut-être à cause de cette nuance de bleu dans ses yeux, si proche de l’azur de ceux de Blanche. Et cet imperceptible pli aux commissures des lèvres qui lui donnait cet air résigné. Dans sa mémoire, le doute s’installait. Blanche avait ce détachement sur le visage, un mélange de charme et d’indifférence qui se muait en passion quand elle le couvait du regard comme une louve possessive. Il resta de longues minutes à contempler l’inconnue, immobile. Malgré lui, il ressentit, au fond de son esprit, cette étincelle d’émotion qu’il avait mis longtemps à étouffer. Mais la carapace était coriace. Il l’avait trop bien construite pour qu'elle cède sur une simple impression.
Elle buvait son thé à petites gorgées précieusement, lentement, les yeux fixes, si sereine. Elle tourna la tête dans sa direction. Leurs regards se croisèrent. Elle semblait indifférente. Sur son visage régulier, il eût aimé voir l’esquisse d’un sourire, un semblant de réaction. Puis elle se retourna vers la glace et les étagères à bouteilles. Il se leva et sortit, sans vider son verre.
Le bruit de la rue le déprima. Il remonta le col de son blouson. L’image de l’inconnue restait en filigrane, sur ses rétines.
Soudain, il sentit qu'une main lui saisissait doucement le bras.
— Venez.
Il la suivit. A la réception du petit hôtel voisin, le patron leur donna la clé avec juste un soupçon de reproche dans le regard puis retourna composer son tiercé.
Ils entrèrent dans une chambre d’une banalité navrante, mais sans le remarquer Il s’assit sur le lit et attendit il ne savait trop quoi. Elle retira son tailleur et le rejoignit. Il sentait sa présence, un discret parfum, une enveloppe de tiédeur. Il éprouva le besoin de la toucher. Il posa sa tête sur les cuisses de la femme. Le contact de sa chair nue avait quelque chose de rassurant. Elle lui toucha les cheveux d'un geste machinal. Il ferma les yeux. Un bien-être surprenant l’envahit. Elle le caressa doucement et s’exprima à voix basse comme un murmure. Elle lui dit son enfance, lui parla de son père, elle évoqua la verte campagne, mais il ne l’entendait pas, submergé de sensations contradictoires. Quelque chose se réveilla en lui. Il eut du mal à se reconnaître. Une heure auparavant, il n’imaginait même pas l'existence de cette femme et à présent, il sentait monter en lui le désir. Qu’avait-elle de différent ? Il la regarda pour la première fois comme une partenaire désirable. Il consentit à cette brèche dans sa cuirasse. Il devina d'anciennes douleurs dans les rides de son visage et dans ses yeux si clairs. Sa main, légère sur sa chevelure, trahissait d’imperceptibles frémissements. Doucement, ils s’allongèrent sur le lit et s'accouplèrent. Une onde électrique le transperça. C'était comme une nouvelle naissance, un paradis d’émotions qu’il croyait oubliées. Elle se donna sans retenue, comblée par le plaisir, épanouie.
Il avait retrouvé la paix, c'était comme un aboutissement. Il s’étira, les yeux fermés pour prolonger cette sensation. Elle se leva silencieusement, se revêtit, et le regarda une dernière fois avec douceur. Une photo glissa de son sac sur le lit.
Dans un demi-sommeil, il ne l’entendit pas sortir. Quand il se réveilla la chambre était vide. Il prit conscience de la laideur du papier peint, des faux tableaux. Il eut soudain peur de retrouver les poubelles pleines, débordantes et cette affiche de cirque en lambeaux. Il venait de vivre la plus belle heure de ses quatre dernières années. Des années de solitudes après la perte de Blanche. Il ramassa la photo et sortit. Les deux jours suivants, il se força à penser à sa vie, à son travail, à tout sauf à elle. Le troisième jour, il entra au café et montra le cliché au patron, celui-ci y prêta à peine attention.
— Connais pas.
— Attendez !
Le patron reprit la photo et la regarda attentivement.
— Ah oui, je me souviens. C'était une gentille fille. Elle venait de temps en temps. Je crois qu’elle est morte il y a quatre ans déjà.

Bonne journée à toutes et tous





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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Ven 27 Avr - 10:59

1954 : le Club Méditerranée ou Club Med est créé, avec l’ouverture du premier site à Palma de Majorque. C'est le début de l'aventure de l'entreprise qui commercialise des séjours en village de vacances.[Stephane de Sakutin / AFP/Archives]
c'est si vieux?


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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par Auzelles le Sam 28 Avr - 7:28



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Valérie ainsi que les Louis-Marie Grignion de Montfort.
Demain, nous fêterons les Catherine de Sienne ainsi que les Cathel, Cathia, Cathie, Katel, Katia, Katy et Ketty.

Le 28 avril est le 118e jour de l’année du calendrier grégorien, le 119e en cas d’année bissextile. Il reste 247 jours avant la fin de l’année.
C’était généralement le 9e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l’hyacinthe.

à Marseille :
le soleil  se lève à 6h 36
le soleil se couche à 20h 36
durée d'ensoleillement : 14h 00 (+3mn)

Célébration de demain :
• Journée internationale de la danse

Citation du jour :
« On s'ennuie presque toujours avec ceux que l'on ennuie. »
Duc François de La Rochefoucauld

Dicton du  jour :
« Avril et mai de l'année font tout seuls la destinée. »
« À la Sainte-Valérie, souvent le soleil luit. »
    
Proverbe du  jour :
« L'eau prend toujours la forme du vase. »

Événement du jour :
1816 : Création de la caisse des dépôts et consignations, institution financière publique.[CC / Wikipedia]
1937 : Fondation des célèbres studios cinématographiques italiens, Cinecittà.[CC / Wikipedia]
1969 : Le Président De Gaulle démissionne suite aux résultats d'un référendum sur la régionalisation.
2001 : Le premier «touriste de l’espace» décolle. Le millionnaire américain Dennis Tito embarque en compagnie de deux astronautes russes dans un vaisseau Soyouz. Le vol durera une semaine et aura coûté 20 millions d’euros à l’homme d’affaires. [CC / Wikipedia]

L'historiette du  jour  :
Ma fée  de Volsi

J’ai capturé une fée !
Ah non... non, non, non... ça, c’est la version pour faire le malin auprès de mes copains.
Mais en réalité, j’ai recueilli une fée.

Lire  la  suite de l'historiette:
Elle était là, les ailes froissées, les traits tirés sur le rebord de ma fenêtre. J’ai d’abord cru à un oiseau, un petit passereau qui se serait cogné au carreau et serait tombé étourdi. Parce qu’étourdie, ça, elle l’était et puis transie aussi. En cet hiver qui s’éternise, il ne fait pas un temps à mettre une fée dehors. Pourtant, elle était là. Comment ? Pourquoi ? Je ne sais pas.

J’ai chaussé mes lunettes, sans elles, je n’y vois pas bien et j’ai regardé de plus près. Ce n’était pas une mésange bleue comme je l’avais d’abord supposé à cause de ce petit chapeau qu’elle avait sur la tête et de sa robe jonquille ou mimosa (enfin jaune quoi ! Je n’y connais pas grand-chose en couleur de fleur) masquée en partie par son manteau gris souris.
Elle semblait un peu groggy, le froid l’avait un peu bleuie. Ses tremblements ne cessaient pas et elle avait la chair de poule – plutôt une chair de poussin fille : elle était petite –, elle semblait fragile, alors, j’ai ouvert la fenêtre.

Je me suis inquiété, j’ai cru qu’elle était morte. Je l’ai prise doucement dans ma main, elle respirait. Je me sentais un peu empoté, c’était ma première fée, je ne savais pas trop comment il fallait s’y prendre. Je me suis assis dans mon canapé et, pour la réchauffer, j’ai mis ma deuxième main en couvercle, en écartant un peu les doigts pour qu’elle ait de la lumière et assez d’air, et j’ai attendu. J’avais envie d’une cigarette mais... il fallait que je m’occupe de ma fée. Ma fée... Je crois que c’est en me faisant cette réflexion, à ce simple possessif qui s’est imposé malgré moi, que je me suis dit que je m’attachais déjà.

Immobile, j’ai attendu. Je suis patient, c’est une de mes forces.

Au bout d’un certain temps, un léger mouvement a chatouillé ma paume, j’ai déplié mes doigts et je l’ai surprise en plein bâillement, bouche grand ouverte. J’ai souri. C’est étrange le son du bâillement d’une fée, comme un pépiement grave. Elle m’a regardé et m’a asséné, effrontée : « Oui, je ne mets jamais ma main devant la bouche. Je bâille comme ça, bouche grand ouverte, si ça ne te plait pas je peux partir ! »
Je crois qu’elle était vexée d’être prise sur le fait. C’est susceptible une fée.
J’ai dit « d’accord » et puis « non, non ».
Je me suis rendu compte que ma réponse n’était pas claire alors j’ai repris :
— Tu peux bâiller comme tu veux.
— Oui ! Je bâille comme je veux ! Fais-moi chauffer un peu de lait mais pas trop chaud et mets-le dans une tasse un peu plate. Pfff... j’espère que tu as une tasse un peu plate.

Je me suis dit qu’elle avait du tempérament et qu’elle aurait pu dire « s’il te plait » mais qu’après tout, je ne connaissais pas les conventions en vigueur chez les fées. J’ai ouvert le grand bahut et je lui ai montré différents modèles de tasse.
Elle a choisi un ramequin finalement.
J’ai fait chauffer un peu de lait. Elle était déçue que ce soit du demi-écrémé, elle m’a demandé de rajouter un peu de crème dedans et un peu de cannelle aussi. Je me suis exécuté. Puis j’ai versé le liquide parfumé dans le ramequin.
Elle a plongé la main dedans : « Merci, il est juste chaud comme j’aime. »
Elle a ôté son chapeau, enlevé son manteau mais quand j’ai vu qu’elle s’apprêtait à dégrafer sa robe, je lui ai chuchoté : « je te laisse, je vais fumer une cigarette sur le balcon ». Elle m’a alors adressé un grand sourire, un de ceux qui chavirent et m’a répondu « OK ».

Quand je suis revenu, le ramequin était inhabité, la robe, le manteau, le chapeau et la fée disparus mais un peu de lait sur la paillasse dessinait un « merci » tracé à la pointe du pied.

J’ai recueilli une fée et chaque matin, quand je me prépare un café, je jette un œil au rebord de la fenêtre... je suis patient. C’est une de mes forces.

Bonne  journée  à toutes et tous





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Re: Ephéméride du mois d'Avril

Message par arnhilde le Sam 28 Avr - 12:11

merci pour la vague!
Célébration de demain :
• Journée internationale de la danse
mais quelle connerie ces journées de...


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arnhilde
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Re: Ephéméride du mois d'Avril

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