ETOILE ET SES POTES

Epheméride du mois D'Août

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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Lun 7 Aoû - 14:43

si ,un peau de vache même! une grosse vache aussi!
j'ai fait ma réput..




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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Lun 7 Aoû - 14:48

Rhooo!!!Ben  t'es  pas  tendre  avec  toi  même!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Lun 7 Aoû - 19:22

Je n'ai pas eu le temps ce matin, on verra demain
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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Mar 8 Aoû - 8:45



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Dominique ainsi que les Cyriaque.
Demain, nous fêterons les Amour.

Le 8 août ou 8 aout est le 220e jour de l’année du calendrier grégorien, le 221e en cas d’année bissextile. Il reste 145 jours avant la fin de l’année.
C’était généralement le 21e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la carline.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 36
le soleil se couche à 20h 51
durée d'ensoleillement : 14h 15 (+2mn)



Célébrations de demain :
• Journée internationale des populations autochtones



Citation du jour :
« La politesse est la première et la plus engageante de toutes les vertus sociales. »
John Locke



Dicton du jour :
« Saint-Dominique a souvent chaud dans sa tunique. »



Proverbe du jour :
« Grande cité, grande solitude. »



Événement du jour :
1873 :
Le poète Paul Verlaine est condamné à deux ans de prison par la justice belge pour avoir tiré deux coups de revolver sur son amant Arthur Rimbaud.
1925 : Premier congrès national du Ku Klux Klan (KKK). L'organisation suprématiste blanche tient son premier rassemblement public à Washington et réunit près de 200.000 personnes.
1937 : Naissance à Los Angeles de Dustin Hoffman. Le comédien, qui a fait ses débuts au théâtre, commence sa carrière cinématographique en 1967 avec le film Le Lauréat, qui lui une nomination aux Oscars. Il a ensuite enchaîné les succès : "Les Hommes du Président", "Marathon Man", "Tootsie", "Rain Man", "Kramer contre Kramer", "Des Hommes d'influence"…. Dustin Hoffman a remporté deux Oscars du Meilleur acteur en 1980 et 1989.
1950 : Naissance à Paris de Martine Aubry. Fille de Jacques Delors, elle a été ministre du Travail de 1991 à 1993, ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 1997 à 2000 et Première secrétaire du Parti socialiste de 2008 à 2012. Martine Aubry a initié la réforme des 35h et instauré la CMU (Couverture maladie universelle).
1963 : Attaque du train postal Glasgow-Londres. En pleine nuit, un gang de 15 personnes force le train postal à s'arrêter et s'empare de 120 sacs contenant 2,6 millions de livres (soit près de 65 millions d'euros aujourd'hui). Cette attaque est considérée comme le hold-up du siècle.
1974 : Impliqué dans l'affaire du Watergate, Richard Nixon annonce sa démission. Dans un discours retransmis en direct à la télévision et à la radio depuis le Bureau Ovale, le président américain annonce qu'il quitte son poste pour le bien de la nation.
1990 : L'Irak annexe purement et simplement le Koweït, et désigne le colonel Alaa Hussein Ali, chef du régime pro-irakien du Koweït, vice-premier ministre irakien. Deux jours plus tard, le président Saddam Hussein appelle les « masses arabes et les musulmans où qu'ils se trouvent » à la guerre sainte contre les États-Unis, au renversement des « émirs du pétrole » et à la libération des lieux saints de l'Islam en Arabie saoudite.
2003 : Début du rassemblement altermondialiste sur le plateau du Larzac. A l'appel de la Confédération paysanne, de José Bové et de plusieurs associations, près de 200.000 personnes se réunissent pendant trois jours.



L'historiette :
Prendre la mouche de Chbani Zaki

Cela faisait exactement trois jours qu'une mouche avait élu domicile dans sa cuisine. Elle attendait qu'il vienne prendre son petit-déjeuner pour faire son entrée en scène. Elle exécutait un ballet à la chorégraphie douteuse en effectuant des allées et venues et des zigzags au-dessus de sa tête. Dès qu'il buvait sa première gorgée, elle prenait un malin plaisir à venir se déposer sur la trace laissée par ses lèvres sur le rebord de la tasse de thé. Il se contentait de la chasser d'un revers de la main. Pour lui, il était hors de question de la tuer, persuadé qu'il était que toute chose créée par Dieu l'était dans un but précis et qu'il ne lui appartenait pas de changer le cours des choses.

Lire la suite de l'historiette:
Puis, il était très absorbé par de sombres pensées. Malgré sa foi et sa confiance sans faille dans les voies divines, il n'arrivait pas à faire le deuil de sa femme, disparue six mois auparavant. Il sentait encore sa présence dans l'appartement et attendait à chaque instant de la voir sortir d'une chambre, ou de débouler par la porte d'entrée en criant son prénom. Il ne pouvait plus dormir dans la chambre à coucher et se contentait du canapé de la salle de séjour où il s'allongeait devant la télé qui restait allumé jusqu'au petit matin.

Le vrombissement de l'insecte près de son oreille le fit sortir de sa torpeur. Par un geste vif et presque involontaire, il l'attrapa en plein vol et serra les doigts juste assez pour l'emprisonner. Il se dirigea vers la porte en fer forgé du balcon et tourna la poignée en poussant avec l'autre main restée libre. Elle refusa de s'ouvrir. Il avait oublié qu'elle était coincée et qu'il rechignait à la faire réparer. Depuis le décès de sa compagne, il était sorti une seule fois sur le balcon. Il avait été envahi par un flot tellement fort de souvenirs qu'il faillit s'étouffer. Encore jeune couple, « just married », cette petite terrasse avait fait pencher la balance en faveur de l'achat de cet appartement occupant le cinquième et dernier étage d'un immeuble flambant neuf, situé à Guelliz, quartier chic de Marrakech datant de l'époque coloniale. Il est vrai que ce petit carré, très ensoleillé durant tout l'après-midi et juste assez large pour contenir un transat et une petite table, offrait une vue magnifique sur la chaîne du Grand Atlas. Le soir, on pouvait distinguer la fumée qui montait de la place Jamae el fna où des petits restaurants ambulants s'improvisaient pour présenter aux clients venus des quatre coins du monde des plats insolites allants de pieds de veaux jusqu'aux têtes de moutons.

Au début, ils avaient fait de cette protubérance leur nid d'amour. Serrés sur la chaise-longue, avec pour seule couverture le ciel constellé d'étoiles, ils passaient des nuits entières à rêvasser et faire des projets d'avenir. Quand il partait au travail le matin, sa femme y passait des heures et y prenait d'interminables bains de soleil en lisant ses magazines. Certaines mauvaises langues disent d'ailleurs que c'est à cause de cela qu'elle a eu son cancer de peau. La découverte de cette maladie avait sonné le glas d'un bonheur toujours éphémère.

Il se souvient des longues séances de chimiothérapie qui ont alors suivi et d'où elle revenait complètement anéantie. Ce foutu traitement n'avait réussi qu'a assécher la longue rivière noire de sa chevelure gitane dans laquelle il se noyait toutes les nuits. Maintenant, il n'avait plus que ses larmes pour noyer son chagrin.

L'homme recula de deux pas, revint à la charge et poussa de toutes ses forces. La porte résista un instant puis céda brusquement. Emporté par son élan, il heurta la balustrade et bascula dans le vide. Il chercha à se retenir au parapet mais l'action se passa tellement vite que les doigts retenant la captive n'eurent pas le temps de se relâcher. Avant de s'écraser, il eut une révélation : la bestiole n'avait vu le jour que pour mettre fin aux siens. Sa tête buta violemment contre la chaussée et un large filet de sang commença à se répandre. La mouche se dégagea de la poigne devenue flasque tout à coup et au lieu de venir s'y agglutiner, colla sa trompe sur les lèvres de la victime.



Bonne journée à toutes et tous
Il fait un peu plus gris pour le moment
mais l'été suit son cours avec de hauts
et très peu de bas pour le moment
Profitons encore et encore des beaux jours.



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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Mar 8 Aoû - 14:42

Pas  drôle  ton  historiette  mon  Auzelles!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Mar 8 Aoû - 15:12

Célébrations de demain :
• Journée internationale des populations autochtones


ils ne savent pas quoi fêter?




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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Mar 8 Aoû - 15:20

Comme  tu  dis,  voui!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Mer 9 Aoû - 7:17



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Amour.
Demain, nous fêterons les Laurent ainsi que les Dieudonné, Laure, Laureline, Laurence, Laurentine, Laurette et Laurie.
Bon anniversaire à mon amour qui se reconnaitra

Le 9 août est le 221e jour de l’année du calendrier grégorien, le 222e en cas d’année bissextile. Il reste 144 jours avant la fin de l’année.
C’était généralement le 22e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du câprier.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 37
le soleil se couche à 20h 49
durée d'ensoleillement : 14h 12 (-2mn)



Célébrations :
• Journée internationale des populations autochtones



Citation du jour :
« Ne pourrait-on pas dire avec justice à ces détracteurs d'un homme supérieur, si avides de chercher ses défauts : "Quel droit avez-vous de lui reprocher des fautes qui ne l'ont pas empêché de valoir encore mieux que vous ? " »
Marie Jean Antoine Caritat, marquis de Condorcet



Dicton du jour :

« En août de l'aube au soir, on n'a qu'une heure pour s'asseoir. »



Proverbe du jour :
« Demande au ciel une bonne récolte et continue à labourer. »



Événement du jour :
1420 :
mort du cardinal et géographe Pierre d'Ailly.
Pierre d'Ailly, né à Compiègne en 1351, est un cardinal français et universitaire qui meurt à Avignon. Alors envoyé au concile de Constance (1414-1418), il entreprend la lecture du manuscrit du "Guide géographique" de l'astronome et mathématicien grec Ptolémée, premier traité de géographie mathématique.
1564 : promulgation de l'Édit de Roussillon qui fait commencer l'année le 1er janvier en France.
1945 : Trois jours après la tragédie d'Hiroshima, c'est au tour de Nagasaki de subir les affres de la destruction nucléaire. Un bombardier américain largue « Fatman », une bombe au plutonium sur la ville ; on dénombrera 40.000 morts et autant de blessés. Le Japon doit admettre sa défaite ; le 14 août, l'empereur Hirohito annoncera la capitulation.
1947 : début du 6ème Jamboree mondial scout à Moisson dans les Yvelines, il est aussi appelé le « Jamboree de la Paix ».
1982 : l'attentat des Rosiers (Paris) à l’heure du déjeuner, une poignée d’hommes armés force l’entrée de Goldenberg, un populaire restaurant juif de la rue des Rosiers (Paris). Il lance une grenade dans la salle et tire sur les convives avant de s’enfuir. On compte six morts et 22 blessés. L’émotion est immense en France où l’on découvre une nouvelle réalité, le terrorisme.



L'historiette :
Gamin (le pont) de Artemiss03

Ils m'ont appelé cette nuit,
et ils m'ont dit.
Je n'aime pas quand on m'appelle la nuit, ça fait remonter à la surface trop de mauvais souvenirs,
des lumières blafardes, distillées par des néons encore plus froids que les corps qu'ils éclairent.
Des cris, des pleurs, des vies perdues,
tout ce brouhaha des Hommes quand ils mesurent qu'ils ne diront plus jamais « je t'aime ».
Ils m'ont appelé cette nuit,

Lire la suite de l'historiette:
et ils m'ont dit que tu avais déconné.
Vraiment déconné.
J'aurais tant voulu raccrocher, mais il y a bien longtemps qu'on ne raccroche plus,
on se contente d'un coup de doigt rageur dans un sens ou dans l'autre,
d'un coup de doigt qui glisse désormais sur l'indifférence de notre quotidien, sur sa vacuité, sa petitesse.
Qu'est-ce qui t'a pris gamin, dis, qu'est-ce qui t'as pris ?
Un chagrin d'amour ?
Une nana, ou un nono, comme dit mon pote Fred,
je ne suis pas sectaire des sentiments ?
Le verre de limonade de la veille, et les promesses d'avenir qui chante,
c'était quoi, du flan préfabriqué pour caler la faim d'un aveugle qui riait de te voir enfin heureux ?
Ils m'ont appelé cette nuit, parce que c'est le seul numéro que tu gardes sur toi,
chien perdu sans collier, qui va et vient,
se contente d'un peu d'eau et de nourriture,
puis repart, sans un mot d'au-revoir,
parce que c'est comme ça,
parce que tu reviens toujours là où tu te sens bien.
Ils m'ont demandé de passer ce matin.
ils me demandent toujours de passer,
parce qu'ils savent que je ne dis jamais non,
parce qu'ils savent trouver les mots pour dire qu'il en faut bien un.
C'est souvent moi.
Alors j'y suis allé.
Qu'est-ce qui t'a pris gamin ?
Si tu savais comme il est moche, ton pont,
si tu savais comme il est gris et dégueulasse,
emmerdé de tous les gobelets du monde, des restes de fast-food,
des boites en carton avec un clown bicolore qui a l'air de se foutre de ta gueule.
C'est même pas un pont à péage, non, juste un édifice de béton ou passent tous les camions qui ne veulent pas payer l'autoroute.
Il m'ont demandé de venir, d'approcher.
Je ne l'ai pas fait.
Je voulais te serrer fort dans mes bras, mais là, c'était impossible, on ne sert pas le vide, ou le trop plein de ce qui reste.
Putain, j'avais toute ta vie devant moi,
je t'aurais appris à aimer le vin, de la Bourgogne aux Côtes du Rhône,
celui qui va du beaujolais jusqu'à la mer,
cette saloperie de mer que tu voulais voir avant de mourir,
on fait quoi maintenant ?
Je t'aurais appris l'Auvergne, l'AOP littéraire, je t'aurais conté Cécile Coulon,
Je t'aurais montré la beauté dans les yeux d'un David,
Je t'aurais présenté mes amis, mes amies,
raconté mes amours encore plus fort qu'avant,
le faux papier glacé d'ordinateur, et ses échanges parfois si doux au cœur,
et je t'aurais...
Putain, qu'est-ce qui t'a pris gamin ?
Je te jure, ton pont, il est dégueulasse,
sale comme un amoureux seul et bourré, à quatre heures du matin,
qui dégueule sa vodka à s'en brûler les tripes,
pourri comme un petit con qui a eu la sensation de voler une fraction de seconde,
juste avant le choc, et quatre pneus de tracteur, puis trois essieux,
juste pour éparpiller ta vie, tes souvenirs, te rendre à cette liberté qui t'était si chère, qui t'était chérie.
Ils m'ont dit que tu n'as pas souffert.
Je n'y crois pas, j'en suis désolé pour moi, c'est à ma gueule que je fais du mal.
Imagine-t-on la fulgurance du cerveau humain ne pas ressentir l'horreur et la douleur, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, juste avant la fin ?
Faudrait que je demande à un neurologue.
Du moins, si ça m'importait, parce que vois-tu, là, tout de suite, je m'en fous, je reste là sans un mot, comme un con, comme tu m'as laissé seul, avec mon numéro de téléphone dans ta poche, à chercher ce que je suis devenu.
Il n'y a pas de mot.
Quand tu perds un môme non plus.
Seul la douleur est la, mais on ne devient pas quelque chose, genre « potelin » ou « enfantelin », selon qui tu es.
À peine est-on orphelin d'une présence, mais ce mot on le vole à ceux qui n'ont plus leurs parents.
Finalement, enfant ou ami, c'est viscéral, et c'est la même fratrie, celle du sang et celle du cœur.
Toi, tu vas me laisser chercher, ce qui me reste de temps, comment on doit m'appeler désormais,
vers quel qualificatif tu m'as renvoyé, tandis que de ton pont immonde, tu te prenais pour un Icare de pacotille,
un rien parti vers le néant,
une demoiselle sans ailes happé par la langue du bitume.
Quand ils m'ont vu, ils m'ont demandé si tu avais de la famille.
Gamin, j'ai pensé à ta mère, et au putain de couteau qu'elle allait prendre au fond du bide.
J'ai dit « je vais la prévenir, je m'en charge ».
Faut toujours que j'en rajoute, que je fasse le mariole, tu me connais.
Elle a été très digne, m'a regardé au fond de l'âme, elle était encore plus belle, tu sais, que d'habitude, dans sa quarantaine épanouie, que ça m'a crevé les yeux,
et là je t'en ai voulu, oui, voulu, alors que le printemps revenait,
et que les coteaux recommençaient à bourgeonner.
T'avais pas le droit, mais tu l'as pris, c'est tout toi.
On t'a bien reconnu là, et je crois même qu'on a souri.
Puis, à mots choisis, je lui ai raconté l'indicible,
oubliant les détails du rouge vif au brun, volontairement,
du rose broyé, de la sciure et lampes qui clignotent, tandis qu'au loin, d'un écho nasillard, part une voix,
qui demande renfort ici, ou bien ou nous en sommes ici.
Elle m'a serré dans ses bras, tout contre son corps tremblant, pas prêt,
son corps tout chaud qui sentait encore la nuit.
Et, tandis que je repartais, elle m'a juste murmuré, comme une supplique, comme un besoin absolu de savoir,
« Pascal, je suis quoi, je suis qui de perdre un gosse ? »
J'ai secoué la tête, négativement, sans répondre, parce que moi je sais pas, comment on appelle ça, pote ou gosse, t'étais juste un gamin.
Notre gamin, chacun à notre façon.
Tous les ans, à la même époque, on verra fleurir un petit bouquet ridicule,
En bas d'un pont,
Comme pour dire je ne t'oublie pas,
elle sera là, et tes amis aussi, mais pas moi,
à voir fleurir des gyrophares et noircir ton sang,
je ne pourrai pas,
d'ailleurs quand bien même, il me faudrait trouver ce que je suis devenu désormais,
tu m'auras laissé cette quête en héritage.
Mais entre nous, gamin, si un jour l'âme existe,
qu'elle vienne me faire un signe,
juste un petit signe,
pour que je lui montre, à elle seule, combien, même avec ce petit bouquet de violettes,
il est crade et dégueulasse, ton pont.



Bonne journée à toutes et tous
Qu'allons nous faire de notre temps
pas grand chose, profiter du temps qui passe
et sous le soleil de l'été c'est bien agréable



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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Mer 9 Aoû - 11:46

L'est  difficile  à  digérer  ton  historiette  du  jour  mon  Auzelles!!!
Pis  çà...
1982 : l'attentat des Rosiers (Paris) à l’heure du déjeuner, une poignée d’hommes armés force l’entrée de Goldenberg, un populaire restaurant juif de la rue des Rosiers (Paris). Il lance une grenade dans la salle et tire sur les convives avant de s’enfuir. On compte six morts et 22 blessés. L’émotion est immense en France où l’on découvre une nouvelle réalité, le terrorisme.

Ce  n'était  que  le  début  hélas!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Mer 9 Aoû - 13:19



Dicton du jour :

« En août de l'aube au soir, on n'a qu'une heure pour s'asseoir. »





j'en connais une c'est toute l'année!




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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Mer 9 Aoû - 13:27

Ah  bon???  Qui  t'est-ce???


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Jeu 10 Aoû - 6:26

peut être elle... la pauvre elle ne s'assoit jamais... je me moque hein !!!
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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Jeu 10 Aoû - 6:26



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Laurent ainsi que les Dieudonné, Laure, Laureline, Laurence, Laurentine, Laurette et Laurie.
Demain, nous fêterons les Claire d'Assise ainsi que les Géry, Gilberte, Suzanne, Suzel, Suzette, Suzon et Suzy.

Le 10 août est le 222e jour de l’année du calendrier grégorien, le 223e en cas d’année bissextile. Il reste 143 jours avant la fin de l’année.
C’était généralement le 23e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la lentille.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 38
le soleil se couche à 20h 48
durée d'ensoleillement : 14h 10  (-2mn)



Citation du jour :
« La jeunesse ne peut commander à soi-même ;
Cet âge toujours porte une fureur extrême. »
Robert Garnier



Dicton du jour :

« Pour Saint-Laurent, tout fruit est bon pour les dents. »


 
Proverbe du jour :
« Chaque vin a sa lie. »



Événement du jour :
1500 :
Découverte par le navigateur portugais Diego Diaz de l'île de Madagascar, dans l'océan indien. Il est le premier européen à poser les yeux sur le pays.
1792 : Les insurgés parisiens marchent vers les Tuileries. Là, ils massacrent les gardes suisses et pillent le Palais. La monarchie française tombe.
1814 : Naissance à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), de l'industriel suisse Henri Nestlé, qui fondera la compagnie portant son nom de famille.
1895 : Léon Gaumont fonde L. Gaumont et Cie, qui deviendra la célèbre société de production, de distribution et d'exploitation cinématographique du même nom.
1897 : Un chimiste allemand, du nom Félix Hoffman, parvient à synthétiser l'acide acétylsalicilique, substance active aux vertus anti-inflammatoires et antalgiques. L'aspirine est née.
1945 : Quelques jours après les explosions à Hiroshima (6 août) puis à Nagasaki (9 août) de deux bombes nucléaires américaines, le Japon capitule, mettant fin aux combats de la Seconde Guerre Mondiale.
1966 : Lancement du premier satellite américain autour de la Lune.



L'historiette :
Le départ de Emma Hezac

7h52. Un bref coup d'œil à ma montre dans cette file d'attente immobile. Toujours souriante, l'hôtesse d'accueil traite avec patience chaque enregistrement, impassible aux remarques acerbes de quelques passagers pressés d'embarquer. Mon tour arrive : une seule valise de 3,2 kg , mon billet pour Genève, mon passeport tout neuf établi uniquement pour l'occasion.

Lire la suite de l'historiette:
8h. Je suis installée dans la salle d'embarquement et passe le temps en observant les futurs passagers qui m'accompagneront : beaucoup d'hommes d'affaires, déjà rivés sur leurs smartphones ou tablettes, une famille de retour au pays, quatre personnes seules comme moi. À travers les vitres, je regarde le ballet incessant autour des appareils au sol pendant que l'on patiente dans les salons. Un peu plus loin, je suis des yeux l'avion qui décolle. Combien de passagers, combien de vies, d'histoires passées et à venir s'envolent ainsi vers l'inconnu ?

8h20. Une hôtesse nous invite à embarquer. Je prends mon sac posé à côté de moi et vérifie machinalement que je n'ai rien oublié. Il n'y a pourtant rien à vérifier : toute ma vie se trouve maintenant dans ma valise. La seule chose que je laisse derrière moi est cette lettre posée sur la table de la cuisine en partant.

8h30. Les passagers sont installés à leur place bon gré mal gré d’après le numéro inscrit sur leur billet. Je suis installée près du hublot, sans voisin. Tant mieux, pas de conversation à tenir, je pourrai dormir tranquillement. Il doit d'ailleurs se réveiller en ce moment. Bien qu'on soit dimanche, il ne se lève jamais bien tard.

Le commandant de bord nous souhaite la bienvenue, nous invite à attacher notre ceinture et nous promet un agréable voyage...

8h35. Nous sentons l'avion bouger. Il roule. Tout le monde est attaché, un étrange silence s'installe naturellement, laissant place à tous les espoirs possibles en devenir. Une nouvelle vie, un nouveau départ... ou pas.

Il a dû allumer la cafetière machinalement avant de prendre un bol dans le placard. Puis il a dû voir cette enveloppe posée au milieu de la table, avec son prénom écrit à l'encre turquoise : Paul. Curieux, il l'a ouverte et découvert ma lettre.

8h40. L'avion a maintenant décollé. Nous montons tranquillement, puis passons les nuages comme si de rien n'était. Deux kilomètres plus bas, sur la terre ferme, Paul, immobile, doit commencer de lire :

« Mon Amour,

Au moment où tu lis ces lignes, je dois être dans l'avion qui m'emporte loin de toi. Tu n'as rien vu venir et c'est tant mieux. Nous avons pu ainsi savourer chaque instant, chaque fou-rire, chaque silence, chaque regard plein de sous-entendus. Trois ans de bonheur intense où ne nous soucions pas de l'avenir et avions oublié le passé, puisque seul le présent comptait.

Jamais je n'oublierai nos demi-siestes allongés au bord du lac d’Annecy, nos fous rires au théâtre, nos soirées au coin du feu où tu me lisais mes romans préférés, nos pique-niques improvisés lors de nos escapades décidées sur un coup de tête, nos échanges devant un tableau ou autour d'un verre, la première fois que tu m’as embrassée, notre premier saut en parapente, nos envies de voyage et pourquoi pas un tour du monde, et peut-être un enfant, un jour...

Il y a six mois, j'ai commencé à avoir des vertiges quand j'étais seule à la maison. Puis des micro-paralysies du bras gauche qui duraient quelques minutes. Parfois, aussi, des maux de tête soudains. Je ne t'en ai pas parlé : tu dramatises toujours tout. Le médecin m'a prescrit un scanner et d'autres examens. Diagnostic : une tumeur cérébrale maligne. Verdict : quelques mois, un an peut-être.

Au début, j'ai pris quelques comprimés par jour, sans que tu le voies. Ça semblait fonctionner, j'avais peu de crises. Mais il y a trois mois, j'ai eu de violents maux de têtes : un nouveau scanner a montré que la tumeur avait grandi. Comme on ne pouvait pas l'opérer, le chirurgien a proposé d’essayer la chimio. J'ai refusé. Je ne veux pas salir tous nos moments de bonheur pour gagner quelques mois de plus, enfermée dans une chambre aseptisée qui a déjà connu trop de souffrances.

Alors je préfère partir, pour que comme moi, tu gardes en toi le meilleur de ce que la vie nous a donné de vivre ensemble. Je veux m'endormir avec le souvenir de ton sourire et de ton regard bienveillant posés sur moi. Je veux me rappeler la douceur de tes mains qui me réveillent chaque matin en douceur pour me ramener à la vie.

Je te supplie de ne pas essayer de me retrouver. Je vais mourir bientôt car je l'ai choisi. En toute dignité. Je ne souffrirai pas.

J’emporte avec moi le souffle de ta voix quand tu susurres à mon oreille, la douceur de tes mains qui affolent mes sens au moindre contact, la chaleur qui inonde mon être tout entier dès que je pense à toi. Je remercie la vie de t’avoir rencontré et d’avoir partagé ce bout de chemin à tes côtés.

Je te souhaite de tout cœur une belle vie, pleine de bonheur et d'amour. Ne t'interdis pas de vivre, au contraire : vis pour deux, vis chaque instant comme s'il était le dernier, soit présent dans chaque parole, chaque écoute, chaque geste. Sans l'oublier, ne t'accroches pas au passé. Il n'existe plus, seul ton présent est vraiment réel.

Va, mon Amour, c'est maintenant que tout commence. Je t'aime.



Bonne journée à toutes et tous
Le Mistral semble s'inviter pour la journée
fichu été quand même, il a a été présent
je dirai presque autant que la canicule
déjà faut penser aux vêtements plus chaud
que ça passe vite la chaleur et le soleil
allez on ne va pas se plaindre quand même
il reste encore beaucoup de beaux jours.



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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Jeu 10 Aoû - 13:15

Sais  pas  pourquoi,  mais  me  dit  quelque chose  ton  historiette




Comme  tu  dis  pour  le  temps.. Drôle  d'Eté  quand  même!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Jeu 10 Aoû - 13:32

Scarlett a écrit:Ah  bon???  Qui  t'est-ce???
c'est toi MA DOUCE qui court par tout!




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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Jeu 10 Aoû - 13:34

1897 : Un chimiste allemand, du nom Félix Hoffman, parvient à synthétiser l'acide acétylsalicilique, substance active aux vertus anti-inflammatoires et antalgiques. L'aspirine est née.


merci Félix!




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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Jeu 10 Aoû - 14:55

Ah  vi.. Mais  je  sais  pas  marcher.. Faut  toujours  je  drope!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Jeu 10 Aoû - 21:25

à moins que tu sois aller la lire ailleurs, sur le site elle n'y est que depuis hier
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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Ven 11 Aoû - 7:44


Les ravages de l'incendie sur Istres

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Claire d'Assise ainsi que les Géry, Gilberte, Suzanne, Suzel, Suzette, Suzon et Suzy.
Demain, nous fêterons les Clarisse.

Le 11 août est le 223e jour de l'année du calendrier grégorien, le 224e en cas d'année bissextile. Il reste 142 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 24e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'aunée.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 39
le soleil se couche à 20h 47
durée d'ensoleillement : 14h 07 (-3mn)
Gabé ça diminue 1 mn de plus encore...
et ainsi va la vie... du temps qui passe



Célébrations de demain :
• Journée internationale de la jeunesse



Citation du jour :
« Ce qui est maintenant prouvé ne fut jadis qu'imaginé. »
William Blake



Dicton du jour :
« Toujours pour la Sainte-Claire journée chaude et claire. »
« Si le jour de Sainte Claire La journée est chaude et claire, Comptez sur les fruits à couteau, À coup sûr ils seront beaux. »


    
Proverbe du jour :
« Ce ne sont pas les richesses qui font le bonheur, c'est l'usage que l'on en fait. »



Événement du jour :
1239 :
le Roi Louis IX accueille à Villeneuve-L'archevêque la couronne d'épines du Christ.
1519 : Notre-Dame apparaît à Cotignac.
1718 : bataille du cap Passaro.
1863 : protectorat français sur le Cambodge.
1932 : l'Angélus de Jean-François Millet est lacéré de coups de couteau au Louvre.1944 : Pétain demande à Hitler à ce que Paris soit déclaré ville ouverte.
1960 : indépendance du Tchad.
1962 : L'URSS surprend le monde de nouveau en envoyant 2 fusées dans l'espace en 24 heures : Vostok III avec le major Adrian Nikolaïev et Vostok IV avec le lieutenant-colonel Pavel Popovitch. Vostok III atterrit le 15 août après un vol de 95 heures et 25 minutes, ayant parcouru 2.600.000 km; Vostok IV atterrit 7 minutes plus tard, ayant fait 48 fois le tour de la terre en 71 heures et 1 minute, une distance de 2 millions de km. Le président Kennedy lui-même adresse ses félicitations à l'URSS.



L'historiette :
Six jours par semaine de Eric Aspard

Bonjour, bonjour, bonjour.
Vous pouvez m’appeler Mademoiselle... Oui, parfaitement, parce que je suis actrice, ou comédienne si vous préférez. C’est un privilège de la profession et c’est même pour ça que j’ai quitté l’enseignement. Sinon, vu que je ne me suis jamais mariée, on dirait de moi aujourd'hui que je suis une vieille fille, quelle honte.
N’allez pas trop vite conclure que je mène, ou ai mené, une vie de débauche. Vous avez beau me surprendre en plein deuil, c’est tout le contraire.

Lire la suite de l'historiette:
Du temps où j'étais jeune fille, je n'étais pas vraiment dévergondée. Mes parents, d'ailleurs, ne l'auraient pas permis. Mon éducation avait été confiée à la Très Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine. L’école m'enseignait la morale et les bonnes manières, la couture et la gymnastique, accessoirement le français et les maths mais surtout l'édifiante vie de Jésus.
Les garçons ne faisaient pas partie de l'instruction de base, sinon qu’il fallait s’en méfier, et surtout ne rien leur accorder, quelle que soit leur façon de le demander.

J’avais bien appris et retenu ma leçon. Mes parents étaient fiers de moi, même si, après mon entrée dans la vie active, ils commençaient vaguement à s’inquiéter que je n’aie personne à leur présenter.

D’où leur stupéfaction quand, un soir de février, j'arrivai chez moi, enfin chez eux, aux bras de Joseph.
Celui-ci se présenta fort élégamment, puis informa qu’il me raccompagnait suite à un léger problème.
J’étais tombée en sortant de l’école où j’enseignais. Il m’avait aidé à me relever et gentiment proposé de me raccompagner. Rien que de très normal.
Je le remerciais de son aide tout en regrettant qu’il ne m’ait pas évité le ridicule.
— Allons donc, quelqu'un qui choit ne fait rire que les malotrus, répliqua-t-il.

J’annonçais à ma mère que je comptais abandonner les talons aiguilles, incompatibles avec les grilles des arbres.
Mon père proposa au garçon qui m'avait aimablement aidée un petit verre bien mérité.
Je n’étais pas mécontente que mon sauveur, au si charmant sourire, s’attarde un peu.

Je grimpais les escaliers quatre à quatre et me changeais à la va-vite, mais cela prit trop de temps. Je descendis tout juste pour entendre mon père :
— Alors à samedi, monsieur Varsidon, on est d'accord, vers midi trente.
Par la porte encore entrebâillée, j'entrevis un petit geste amical.
Un très vague espoir naquit en moi.

Mon père paraissait content d’avoir invité ce jeune homme à déjeuner. Avec son fameux sourire en coin, il nous dit qu’il l’avait trouvé courtois, affable, bien mis de sa personne et usant d’un vocabulaire recherché, ce qui n’est pas si courant de nos jours.

Naturellement, pour ce premier samedi, le repas fut fortement amélioré. La sole en chaud froid de Curnonski remplit à merveille sa fonction. Tout le monde s'enthousiasma, si bien que Papa proposa, pour le samedi suivant, de se retrouver autour d'un canard Vasco de Gamma.

Ça ne faisait que commencer. Conquis par Joseph, mes parents redoublèrent d'hospitalité. Je me souviens encore du saumon farci Brillat-Savarin, du coq au vin de Pomerol, de la poitrine de veau de Gascogne, du pintadeau Marco Polo, sans oublier la succulente langouste moscovite. Recettes tirées uniquement de l'ouvrage de Raymond Oliver dont Joseph nous avait annoncé la publication.
Pendant plusieurs mois, celui que nous appelions tous désormais par son seul prénom partagea notre table du samedi midi.

« Plaisant, discret, courtois, que demander de plus à un jeune homme de qualité ? » C'était devenu la rengaine de ma mère.
Mais mon père commençait à trouver que le temps s’étirait et ne voyait pas ce qui empêchait « ce » jeune homme de se déclarer.

La terrible réponse arriva par la bouche de l'oncle Alphonse. Celui-ci, ayant partagé quelques ripailles avec nous, n'avait pas été convaincu par l'attitude de notre invité. Avec d’infinies précautions, il nous avoua en avoir parlé à un détective privé de ses connaissances et les résultats de l'enquête nous pétrifièrent.

Monsieur Varsidon Joseph était marié et père de deux enfants, qu'il élevait fort correctement avec son épouse. Par ailleurs, aucun indice ne pouvait laisser supposer que ce monsieur avait une ou des maîtresses.

C'était à n'y rien comprendre. Ce Varsidon sortit définitivement de notre maison et de nos conversations.

J’attendis mes premières grandes vacances pour me rendre un samedi chez lui. Non seulement il fut content de me voir, mais comprit vite dans quelle confusion il nous avait installés avec sa disponibilité et ses visites hebdomadaires.
Je dus lui avouer aussi que j’ignorais tout des hommes et il se débrouilla sur-le-champ pour m’aider à combler cette lacune. Toute ma vie se joua à ce moment-là.

Joseph s’entendait à merveille avec sa femme et ils s’étaient laissé à chacun un jour par semaine sur lequel l’autre n’avait aucun droit de regard. Il ne savait absolument pas ce que faisait sa femme de ses dimanches, de même qu’elle ignorait tout de ses samedis. Moi, pendant plus de quarante ans, mes samedis furent très occupés.

Ne pas avoir d’enfants, ça ne m’a pas manqué. J’ai échappé aux réveils en sursaut, aux cauchemars, à la rougeole, aux oreillons, aux crises d’ados, au syndrome de rejet et probablement à plein d’autres choses.

Ne pas avoir un homme en permanence à la maison, ne pas avoir à m’occuper de ses chaussettes quand elles s'éparpillent, à lui remonter le moral quand ça va vraiment trop mal, à lui passer le marteau quand il bricole ou à l'écouter quand il n'a rien à dire, j’y ai échappé aussi, et peut-être à ses ronflements.

Avec six jours complètement libres par semaine, j’ai eu une existence fantastique et fidèle, avec quand même quelques petits extras... bien agréables.
Ne pas être contrainte aujourd’hui, face à son cercueil, d’extérioriser mon chagrin pour la galerie, c’est aussi un privilège.

Au revoir Joseph, tu auras occupé toute ma vie... ou presque.

Et puis, tu m’as encouragée à me lancer sur scène. Grâce à toi, je suis devenue comédienne.

Vous pouvez m’appeler Mademoiselle...



Bonne journée à toutes et tous
Hier en remontant d'Allauch(près de Marseille)
un incendie dans la forêt du Castillon Port de Bouc
maitrisé à l'heure qu'il est, mais encore de notre pinède
qui s'en va en fumée, on aura payé un lourd tribu cet été.


Le désastre de la cabane noire Istres, on y est encore passé hier une désolation


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Ven 11 Aoû - 12:11

c'est une cata ces incendies!




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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Ven 11 Aoû - 14:10

Peut-être  lue  ailleurs  ton  historiette  d'hier  Auzelles!!!


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Sam 12 Aoû - 5:26

celle d'avant hier a été mise sur le site le jour même, comme celle de hier.
parfois j'en prends des plus vieilles, alors c'est possible.
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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Auzelles le Sam 12 Aoû - 6:15



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Clarisse.
Bonne fête Chantounette
Demain, nous fêterons les Hippolyte.

Le 12 août est le 224e jour de l'année du calendrier grégorien, le 225e en cas d'année bissextile. Il reste 141 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 25e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la loutre.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 40
le soleil se couche à 20h 45
durée d'ensoleillement : 14h 05 (-3mn)



Célébrations :
• Journée internationale de la jeunesse



Citation du jour :
« C'est dans la marine qu'il y a le plus de cocus. »
Marcel Pagnol



Dicton du jour :
« S'il pleut à Sainte-Clarisse, c'est souvent comme vache qui pisse. »


    
Proverbe du jour :
« Berger qui vante le loup n'aime pas les moutons. »



Événement du jour :
- 30 avant J.C. :
Décès de Cléopâtre VII, reine d'Egypte et amante de Jules César.
1881 : Naissance de Cecil B. DeMille, cinéaste américain et réalisateur des "Dix commandements" et "Cléopâtre".
1953 : L'URSS fait exploser sa première bombe-H
1964 : L'Afrique du Sud est exclue des JO 1964 de Tokyo en raison de l'apartheid..
1981 : L'ère de la micro-informatique est arrivée. La firme IBM lance sur le marché le PC (Personal Computer), premier micro-ordinateur produit à l'échelle industrielle. Animé par le processeur Intel 8088 et le premier système d'exploitation MS-DOS de Microsoft, il se vendra à 130 000 exemplaires la première année.
Pour l'année 2000, plus de 140 millions de PC ont été vendus dans le monde pour un chiffre d'affaires de 178 milliards de dollars.
2000 : Première journée internationale de la jeunesse décrétée par l'ONU.



L'historiette :
Douze ou treize de Flomacel

Elles ont douze ans, peut-être treize, des boucles d'oreilles en formes de bonbons bariolés, et leurs ongles bleu céruléen témoignent de l'application réservée aux toutes premières tentatives. Jeans ajustés, rayures horizontales autour d'un large col en V, blouse sophistiquée : de vraies tenues d'adolescentes, à l'âge ou ce mot roule encore sous la langue, bercé de sa propre importance et des promesses d'une marche à peine franchie.

Lire la suite de l'historiette:
Elles ont douze ans, peut-être treize, pas plus ; deux copines qui partagent leurs premières heures de vacances. Déposées ici par un père, peut-être, qui leur adresse de grands signes depuis le quai, récupérées trois heures plus au sud par une tante, une marraine, une grand-mère. Entre-temps, elles s'affairent, elles organisent leur petit monde à toutes les deux, rien que toute les deux, autour des tablettes déployées et des étroits filets juste au-dessus où tout est rangé, arrangé. Trois heures de totale liberté : ce n'est sans doute pas la première fois, mais c'est encore une nouveauté.

Elles ont douze ans, peut-être treize, et elles font des listes. Elles ont sorti du fond de leur sac à dos de toile deux jolis carnets assortis, et munies de feutres aussi acidulés que leurs briquettes de jus de pommes, elles alignent méticuleusement les mêmes majuscules ouvragées suivies de minuscule rondes et régulières. De temps en temps elles jettent un œil vers la tablette symétrique et comparent le résultat dans un rire mal étouffé. À douze ans, peut-être treize, les listes sont encore un jeu, un jeu de grande. Elles ne font pas encore peur. Ordonnées, rassurantes, on peut toujours compter sur elles. Simples tirets ou chevrons détaillés, peu importe : en les empilant on se sent bien, sérieuse, responsable, or-ga-ni-sées. Un petit peu adulte. On se prend en charge. On fait ce qu'il faut. À douze ans, peut-être treize, les listes sont sans doute nécessaire, et après tout, inoffensives.

Elles font des listes surmontées de titres en capitales détachées, soulignées d'une sinusoïde ou de trois segments superposés. De l'autre côté de l'allée, un œil indiscret pourrait aisément déchiffrer, « achats », « tenues », « trucs à faire »... s'en attendrir peut-être. S'en détourner pour cacher un sourire. Difficile malgré tout d'empêcher l'oreille de s'attarder sur ce babillage semblable à celui que la langue a pu tenir – il y a douze ans, peut-être treize. Il faudra faire le gâteau au citron, et celui aux spéculoos. On s'habille comment demain ? Tu as pris ta jupe bleue ? Le gommage, on le fait vendredi ? Attention, c'est une fois par semaine maximum. Et le visage, on peut deux fois par semaine, c'est ça ? Alors mardi, et jeudi, attends, je l'écris. À douze ans, peut-être treize, on joue à être responsable, organisée, un petit peu adulte. On se prend en main, on fait ce qu'il faut, oui, ce qu'il faut quand on est grande, c'est-à-dire « prendre soin de soi ». On s'applique à la vie réglée des minces silhouettes de papier auxquelles on ressemble plus qu'on ne ressemblera jamais – mais ça on ne le sait pas encore – sous des regards fiers (parfois), exaspérés (souvent), mais rarement inquiets (c'est ainsi !). Et puis, de temps en temps, de l'autre côté de l'allée, on croise l'esquisse d'un sourire indiscret qu'on ne comprend pas vraiment. Amusé, attendri et un peu triste, aussi. Ce n'est qu'un jeu, les filles, pas vrai ? Souvenez-vous-en – qu'il n'en soit jamais autrement.



Bonne journée à toutes et tous

Le weekend est arrivé sous la fraicheur
à force de se plaindre de la canicule
le froid tout content s'installe
ainsi que madame la pluie pour certains
chez nous elle ferait le plus grand bien
si elle daignait venir un peu, on l'attend.



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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par Scarlett le Sam 12 Aoû - 11:30

Peut -être  au  sujet  de  ton  historiette..  mais  pas  celle  de ce  jour.  Bonne  journée


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Re: Epheméride du mois D'Août

Message par arnhilde le Sam 12 Aoû - 12:35

on dirait que les saisons sont décalées d'un mois!chez nous la canicule a commencé début juin et là mi-aout on a de grandes fraicheurs!moi je ne me plains pas je préfère le frais!




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