ETOILE ET SES POTES

Epheméride du mois de Juillet

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Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Ven 30 Juin - 14:35



Dernière édition par Scarlett le Sam 1 Juil - 14:27, édité 1 fois


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Scarlett
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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Sam 1 Juil - 6:03



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Thierry ainsi que les Aaron, Dietrich, Dirk, Esther, Goulven, Goulwen, Servan et Servane.
Demain, nous fêterons les Martinien.

Le 1er juillet est le 182e jour de l'année du calendrier grégorien, le 183e en cas d'année bissextile. Il reste 183 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 13e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du girofle.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 02
le soleil se couche à 21h 20
durée d'ensoleillement : 15h 20 (-1mn)



Célébrations :
• Journée internationale des coopératives



Citation du jour :
« Le plus souvent les bêtises se disent à pleine voix. »
Jean Dolent



Dicton du jour :
« À la Saint-Thierry, aux champs jour et nuit. »


    
Proverbe du jour :
« Faute de grives, on mange des merles. »



Événement du jour :
1664 :
Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.
1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d'association créant les associations loi 1901.
1903 : départ du premier Tour de France cycliste.
60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif "L'Auto" d'HenriDesgrange.Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L'arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l'étape, et le tour, avec trois heures d'avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d'arrivée.
1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.
1991 : dissolution du Pacte de Varsovie.
Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l'avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l'OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l'URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.
1997 : Le drapeau de la République populaire de Chine flotte sur Hong Kong, marquant la rétrocession du territoire par la Grande-Bretagne après 156 ans de régime colonial. Au terme d'une brève cérémonie, le prince Charles et Chris Patten, le dernier gouverneur de Hong Kong, montent à bord du yacht royal Britannia pour quitter définitivement la dernière colonie britannique en Asie.



L'historiette :
Sarah avec un H de Stellaria

La petite Sarah était une enfant heureuse. Mais il advint qu'une ombre sur son nom s’était posée. Les parents de l’enfant avaient pourtant pris soin de choisir un prénom sacré, millénaire, éternel, qui incarnait tout leur amour. Sarah en hébreu signifie princesse ; quel plus beau prénom pouvaient-ils offrir à leur fille adorée pour révéler leur amour ?

Lire la suite de l'historiette:
Or, un jour, de retour de l’école, l’enfant dans un sanglot révéla ses peines à sa mère. Un vilain garçon s’était moqué de son prénom. Le vaurien avait décrété que le H de son nom, qui n’avait aucun son et selon lui aucun sens, ne servait à rien. La mère eut beau dire à Sarah que son nom fût autrefois celui de l’épouse d’Abraham et aussi la mère d’Isaac, rien ne trouvait grâce aux yeux de l’infante. Elle s’endormait chaque soir avec cette question ; à quoi pouvaient bien servir ces deux piliers reliés par une passerelle ? Qui était ce flâneur de fin mot, ce lambin en queue de peloton ? La divinité du prénom n’y changeait rien. La jeune fille comprit que l’illustre identité avait été portée par mille milliers d’autres petites filles avant elle. Son désarroi s’ajouta à sa peine, réalisant que son prénom ne lui appartenait pas tout à fait, et pourtant, elle en portait la responsabilité. Elle finit par se dire que c’était le prix à payer, celui de porter un nom si prestigieux.

Un matin, Sarah se souvint qu’une élève d’une autre classe de primaire portait le même nom qu’elle, mais cette dernière avait été épargnée par la consonne finale. Elle souhaita devenir son amie. Très vite, les deux princesses s’adoptèrent mutuellement et devinrent les meilleures camarades. À l’heure de la récréation, impatientes de se retrouver, elles se cherchaient, s’appelaient en criant très fort leurs prénoms qui résonnaient sous le préau et se propageaient jusqu’à l’entrée de la cour des grands. Sarah eut une idée ; elle voulut se substituer à Sara. Elle proposa à son homonyme de lui prêter la lettre surnuméraire. L’orpheline de la huitième lettre de l’alphabet s’empressa d’accepter. Selon des règles précises connues d’elles seules ; la lettre H s’échangeait de l’une à l’autre pour une période définie. Elles déracinaient le caractère pour l’enraciner chez l’âme sœur. Les professeurs parfois s’interrogeaient.
— Mais enfin Sara, vous avez oublié d’ajouter un H à votre prénom.
— Mais non madame ! ce n’est pas moi c’est l’autre...
— Comment ça l’autre ?
— Oui madame, l’autre Sarah dans la classe de madame Vaillant.
— Ah bon ! Mais pourtant... Bien, nous verrons ça plus tard...
Les deux sœurs adoptives avaient si bien réussi à entrelacer leurs prénoms qu’elles s’amusaient beaucoup de cette illusion.
Voilà que resurgissait toujours aussi bêta, Brice, le cauchemar de la petite Sarah. Elle avait toujours pris soin d’éviter le calamiteux garçon. Irrémédiablement goujat, il insista pour se moquer encore. La jeune fille le toisa ; tenant son amie par les épaules elle s’exprima ainsi :

— Moi je m’appelle Sarah et elle aussi se nomme Sara. Mais notre signature n’est pas la même. Voilà à quoi peut servir une seule lettre dans un mot, c’est une manière de nous distinguer, espèce de nigaud. Si je gommais le E de ton prénom, ce nom résonnerait comme une brique rouge, crasseuse, piteuse, aussi inconsistante que la poussière qui la compose, misérable microbe.
Surprise et fière de sa déclaration, Sarah rêva un instant de devenir un jour, une nouvelle et talentueuse Sarah Bernhardt, celle-là même qui hébergeait un H dans chacun de ses noms
.



Bonne journée à toutes et tous
Les vacances sont là ou approchent
deux mois magiques à vivre avant de retrouver la grisaille
vivons les pleinement, gorgeons nous de soleil et de plaisir
la vie est belle mais elle passe vite, trop vite même.
Bon samedi à vous.



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Sam 1 Juil - 12:18

Premier  épheméride  du  mois  toujours  aussi complet!!!


  Auzelles


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Etoile le Dim 2 Juil - 7:34

1903 : départ du premier Tour de France cycliste.
60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif "L'Auto" d'HenriDesgrange.Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L'arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l'étape, et le tour, avec trois heures d'avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d'arrivée.


Ça a bien changé   il va en dehors des frontières maintenant


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Dim 2 Juil - 7:57



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Romuald ainsi que les Gervais, Gervaise et Micheline.
Demain, nous fêterons les Silvère.

Le 2 juillet est le 183e jour de l'année du calendrier grégorien, le 184e en cas d'année bissextile. Il reste 182 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 14e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la lavande.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 02
le soleil se couche à 21h 22
durée d'ensoleillement : 15h 19 (-1mn)



Célébrations de demain :
• Journée internationale des réfugiés



Citation du jour :
« L'idéal de transparence reviendrait à rendre publique toute l'information concernant les acteurs sociaux. »
S. Auroux



Dicton du jour :
« Quand il pleut à la Saint-Gervais, il pleut quarante jours après. »


    
Proverbe du jour :
« Si le cœur ne contemple pas, l'œil ne verra pas. »



Événement du jour :
1270 :
la flotte française quitte Aigues-Mortes ; Saint Louis commence la huitième croisade.
A la surprise générale le Roi donne Tunis comme objectif.
1779 : prise de la Grenade par la France.
1813 : évacuation de l'Espagne par le gros de l'armée française.
1849 : fin du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.
1915 : la mention « Mort pour la France ».
Cette mention a été instituée par la loi du 2 juillet 1915, en pleine bataille de Verdun, et modifiée par la loi du 22 février 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale
1934 : création de l'armée de l'air en France.
1940 : le gouvernement français s'installe à Vichy.
1966 : premier essai nucléaire français dans le Pacifique, à Moruroa.
1984 : Renault et Matra lancent l'Espace
Renault et Matra commercialisent l’Espace. Philippe Guédon, patron de Matra automobile, mûrit depuis 1978 son ambition de créer une voiture capable de transporter confortablement une famille et ses bagages : une véritable synthèse de la routière et du « mini van » américain. Renault y ajoute l'idée de modularité des sièges. Un concept révolutionnaire, qui va changer le paysage automobile des vingt prochaines années est né : le monospace. Pourtant la révolution est discrète : neuf exemplaires sont vendus en un mois… Mais le marché explosera bientôt.
1986 : Le comique français Coluche, né Michel Colucci, perd la vie au guidon de sa moto, à l'âge de 41 ans. En 1981 il avait créé une sensation en France en annonçant sa candidature aux élections présidentielles. Sa popularité avait effrayé bon nombre de prétendants à la présidence.



L'historiette :
Les deux derniers hommes sur Terre de Clément Paquis

En cette magnifique matinée du mois d'Avril, l'humanité n'existait plus. Éradiquée de la surface de la Terre par l'une de ces catastrophes impossibles à prévoir dont seule la planète a le secret lorsqu'elle sent que la coupe est pleine.

Lire la suite de l'historiette:
Ainsi, les rivières redevenaient petit à petit chargées d'eau pure, les océans voyaient leur faune aquatique renouvelée, les glaciers gagnaient à nouveau du terrain au sommet des montagnes et le règne animal – exception faite des animaux de compagnie – poussait à l'unisson un grand soupir de soulagement.

Pourtant, en cette magnifique matinée du mois d'Avril, l'humanité existait encore un peu. Très peu, vraiment, et de manière largement provisoire puisque les deux survivants à la catastrophe s'appelaient Gilles et Gabriel, et que contrairement aux velléités idéologiques du monde éteint dont ils étaient tous les deux issus, la nature ne leur permettait pas d'engendrer l'un avec l'autre. Le destin du monde était ainsi scellé. À très court terme, l'humanité s'éteindrait définitivement, mais pour l'heure Gilles et Gabriel n'avaient guère le choix de leur compagnie, et il leur fallait apprendre à vivre ensemble du mieux qui leur été possible.

Respectivement de vingt-neuf et trente-trois ans, Gilles et Gabriel étaient issus de milieux sociaux forts différents. Si Gilles était ce que l'on pouvait appeler un touche-à-tout, sur les chantiers et dans les usines depuis sa majorité, manuel jusqu'au bout des ongles et bricoleur tous les jours de la semaine, Gabriel, quant à lui, était un artiste. Peintre, musicien, à l'aise dans la plupart des catégories artistiques au sein desquelles il asseyait son statut d'auteur, il n'aurait pas pu survivre bien longtemps dans ce monde vide de toute humanité sans l'aide de Gilles.

Gilles avait, en quelques mois, bâti de ses mains une solide habitation de bois reliée à un immense réservoir qu'il avait équipé en filtres afin de rendre potable l'eau qu'il pompait dans la rivière adjacente. Dans ce monde post-humain où la nature reprenait ses droits, il avait réussit une véritable prouesse en terme d'autosuffisance. Un homme comme Gilles, qui savait chasser, pêcher, trouver de quoi se nourrir dans les bois, poser des pièges, semer et récolter, était une véritable aubaine pour quelqu'un comme Gabriel, dont la seule réaction face à cette sorte de monde dantesque aurait été de se rouler en boule et d'enchaîner attaques de panique sur crises de larmes.

Alors pour contribuer à ce nouveau monde très provisoire, Gabriel s'employait à divertir Gilles de toutes les façons possibles. D'abord, il avait écrit une pièce de théâtre qu'il avait fait jouer à une compagnie de marionnettes. On en avait trouvé quelques unes dans les décombres d'un magasin, et Gilles avait su fabriquer les autres. Par la suite, Gabriel s'était mis en tête de créer de A à Z une bande-dessinée mettant en scène les aventures de deux rescapés d'un monde apocalyptique. Puis, il avait été question de composer des chansons populaires afin de donner du cœur à l'ouvrage à Gilles lorsqu'il travaillait dans les champs, à récolter ce que tous deux mangeraient le soir-même.

Mais si Gabriel ne manquait pas d'idées pour divertir Gilles et lui rendre ses rares instants d'oisiveté agréables, ce dernier, quant à lui, supportait de moins en moins l'idée d'être le seul à mettre la main à la pâte, et de violentes disputes éclataient de plus en plus souvent entre les deux compères.

« Bon à rien ! Feignant ! Incapable ! » éructait Gilles à l'endroit de Gabriel. « Je me tue toute la journée à nous ramener de quoi manger, et toi tu t'amuses avec tes dessins et tes instruments ! J'en ai assez de devoir supporter tes habitudes de cossard ! » hurlait-il en agitant les bras en l'air, comme un dément. Gabriel, de son coté, tentait de raisonner son ami, lui expliquant qu'à sa mesure il tentait de faire de son mieux, mais Gilles était ce jour-là comme ivre de colère, et plus Gabriel tentait de l'adoucir, plus il sentait la rage monter en lui. De tout temps, Les hommes ont eu besoin d'une tête de turc pour décharger leur passion. Mais dans un monde qui ne comptait plus que deux homos sapiens à blâmer, la recherche du bouc émissaire ne pouvait pas durer bien longtemps.

Ainsi, la onzième dispute fut également la dernière. Au terme de plus d'une heure de vocifération, Gilles fini par se saisir d'un manche de pioche qu'il écrasa de toute ses forces sur le crâne de Gabriel, tuant ce dernier sur le coup. Passées les premières minutes de panique, Gilles se rappela qu'il n'y avait plus de tribunaux, ni de police, ni de prisons et qu'il n y avait donc aucune raison de paniquer. Il allait jeter Gabriel dans le compost et oublier toute cette histoire.

La première semaine de solitude fut vécue par Gilles comme une sorte de récompense. Il ne chassait plus que pour lui, ne pêchait que pour remplir son estomac et se fatiguait moins pour ce qui était du jardinage puisqu'il était désormais l'unique bouche à nourrir. Tout ce temps gagné, il le passait à flâner, à observer la nature, à contempler la dégradation progressive de ce qui restait des infrastructures humaines. Mais au bout de quelques mois, Gilles dû se rendre à l'évidence : il s'ennuyait.

Il y avait certes toujours quelque chose à faire, un outil à réparer, un morceau de terrain à rendre cultivable, des animaux à chasser... mais il manquait malgré tout quelque chose à Gilles. Le soir, il s'endormait l'esprit las, profondément abattu de devoir recommencer le lendemain la même sorte de journée qu'il venait à peine de terminer. Et à mesure que les jours s'égrainaient, l'unique survivant de l'espèce humaine en ce monde se rendait compte qu'il était incapable de se divertir seul.

Au dernier jour du règne de l'humanité, sur une planète Terre exsangue de cette civilisation qu'elle avait pourtant bercé pendant des millénaires, un homme seul, sans doute le dernier des dépressifs, fit un nœud coulant, le passa autour de son cou et se pendit à un arbre.



Bonne journée à toutes et tous
En ce premier dimanche de juillet
il fait frisquet, le vent sévit mais le soleil est là
La Mme de la Météo a dit que la chaleur
revient demain... la canicule revient...



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Dim 2 Juil - 10:34

1986 : Le comique français Coluche, né Michel Colucci, perd la vie au guidon de sa moto, à l'âge de 41 ans. En 1981 il avait créé une sensation en France en annonçant sa candidature aux élections présidentielles. Sa popularité avait effrayé bon nombre de prétendants à la présidence.


M'en souviens  comme  si  c'était  hier.. Nous  étions à Tahiti .  je  bossais  à  la  radio...


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Lun 3 Juil - 8:04



Une des plus belles lignes de France

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Thomas.
Demain, nous fêterons les Florent ainsi que les Berthe, Éliane, Élisabeth du Portugal, Lilian et Liliane.

Le 3 juillet est le 184e jour de l'année du calendrier grégorien, le 185e en cas d'année bissextile. Il reste 181 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 15e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du chamois.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 03
le soleil se couche à 21h 22
durée d'ensoleillement : 15h 18 (-1mn)



Citation du jour :
« À mesure qu'on a plus d'esprit, on trouve qu'il y a plus d'hommes originaux. Les gens du commun ne trouvent pas de différence entre les hommes. »
Blaise Pascal



Dicton du jour :
« Pour avoir un beau navet, juillet doit le trouver fait. »


    
Proverbe du jour :
« Celui qui sait beaucoup dort peu. »



Événement du jour :
1315 :
édit royal du Roi de France, Louis le Hutin, qui affranchit les serfs du domaine royal.
1423 : le futur Roi Louis XI naît dans le palais épiscopal de Bourges.
1849 : Rome capitule face aux troupes françaises du général Oudinot.
1914 : l'impôt sur le revenu est adopté en France.
1996 : Se basant sur une étude réalisée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, le gouvernement français annonce l'interdiction à partir de janvier 1997 de fabriquer, d'importer et de mettre en vente des produits contenant de l'amiante.
2015 : est le premier vendredi du mois de juillet, mois du Précieux Sang.



L'historiette :
Etrange tourbillon de Eejil9

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.
Une simple balançoire, une drôle de structure ronde sous laquelle on a fixé des chaises et des chaînes. Bras arachnéens, amplitude métallique, personne ne remarque que la silhouette de la balançoire est étrange.
Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Lire la suite de l'historiette:
Sous le soleil qui se lève, les passagers ne sont que des enfants. Hébétés d’abord, ils fixent le monde avec une étrange curiosité. Quelques sanglots leur échappent, mais pas tant à cause du mouvement que du monde effrayant qui les entoure.
Car ce qui est neuf fait toujours peur, et la lumière neuve brûle les yeux plus encore que celle qui s’éteint.
Car l’astre éclaire à peine ce monde qui à l’ouest est encore paré d’ombre. Les enfants sont humains avant tout, et craignent ce qu’ils ne distinguent pas. Mais doucement, la curiosité prend le pas...

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Mais bientôt le soleil monte et l’ombre cesse de dissimuler pour devenir propice. Dans la douce lumière du matin, les enfants ont grandi et rient. Ils portent toujours sur le monde leurs regards curieux, mais ce sont surtout leurs semblables qui les attirent.
A chaque rotation, ils tendent les bras et se touchent du bout des doigts, tantôt riant, tantôt pleurant. Parfois, le contact se fait caresse, et parfois, il se mue en violence. Il y a dans ces liens quelque chose d’inexplicable qui les fait rire aux éclats.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Le soleil continue de monter et les enfants de la balançoire ont encore grandi. Ils sont à l’entre deux, comme l’astre qui hésite au sommet de son ciel. Adolescents, aveuglés par la lumière, ils découvrent désormais ce que l’ombre rassurante cachait. Le monde est grand et le monde est menaçant, il n’est plus fait de forêts et de clairières, mais de sècheresses et de déserts. Harassés par la chaleur, ils tremblent, et commencent à s’interroger sur la direction de leur trajectoire.
Quand la lumière est si forte, c’est à peine si l’on voit. On ne remarque pas alors, que chacun tournoie. Ils croient tous désormais marcher leur propre rythme, sans savoir en réalité, qu’ils ne font que suivre les autres, et que chacun, à l’arrivée, retourne sur ses pas.
Les rétines brûlées par le soleil, le cœur rendu lourd par l’immensité du monde, ils se fourvoient.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Puis le soleil redescend, et leurs regards, doucement, s’accoutument à la cruauté du monde. Si la chaleur ne cesse de brûler, eux, en revanche, cessent de s’en plaindre.
Tour après tour les passagers de la balançoire entrent dans l’âge adulte. Les rotations s’accélèrent et s’allongent et, concentrés sur des détails triviaux, ils ne les voient plus passer. Chacun essaie de prouver à son voisin qu’il a mieux compris la nature de leur trajet. Plus les mots sont longs, plus ils sont prisés.
Certains n’ont de cesse de converser avec la personne la plus éloignée, celle qui, à l’autre bout de la structure, ne peut ni les voir ni les entendre. D’autres se persuadent qu’ils peuvent régler leur avancée selon leur volonté, et y dépensent une énergie folle, sans remarquer que tous avancent du même pas et que personne ne maîtrisent le rythme de cette intrigante balançoire.
D’autres encore ont vu que leurs sièges étaient fixés sur des chaînes. Et maintenant qu’ils le savent, ils ne voient plus que cela, et sont aveugles au monde qui, aussi désertique qu’il soit, garde ses beautés. Il n’y a plus dans leur champ de vision que la certitude d’être prisonnier d’un destin auquel ils ne comprennent rien.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Déjà, le soleil descend et diminue, tandis certains tombent de leurs sièges. Les chaînes n’ont pas pu les rattraper. Ceux qui restent commencent à remarquer que le tourbillon n’est pas un jeu, et qu’à chaque tour, certains d’entre eux s’en vont.
Et la nuit commence à tomber, et le monde devient plein de terreur. Les rires ne résonnent plus, ni les discussions aux vocables complexes. Il n’y a plus que les cris et les râles. Certains se sentent glisser, ils ne tiennent plus sur la balançoire. Ils s’accrochent et leur peine emplit le cœur de leurs voisins de crainte. Ils savent, désormais, qu’ils suivaient tous la même trajectoire, et qu’ils auront, après maints tourbillons, le même destin.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Autour de la balançoire, il fait nuit. Et sur les sièges, il n’y a plus personne.



Bonne journée à toutes et tous
Un léger mistralet, un beau soleil et la chaleur revient
l'été est bien présent parmi nous
avec son cortège de festivités, de plaisirs,
Les vacances pour certains commencent aujourd'hui
bonnes vacances à vous toutes et tous.


Plage de Carro - Martigues

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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Lun 3 Juil - 10:27

 Auzelles! Bonne  journée  à toi  aussi


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Mar 4 Juil - 7:17



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Florent ainsi que les Berthe, Éliane, Élisabeth du Portugal, Lilian et Liliane.
Demain, nous fêterons les Antoine-Marie Zaccaria.

Le 4 juillet est le 185e jour de l'année du calendrier grégorien, le 186e en cas d'année bissextile. Il reste 180 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 16e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du tabac.
C'est la date approximative du passage de la Terre à son aphélie, dans le système solaire.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 03
le soleil se couche à 21h 21
durée d'ensoleillement : 15h 17 (-1mn)



Citation du jour :
« En amour, il n'y a que les commencements qui soient charmants. Je ne m'étonne pas qu'on trouve du plaisir à recommencer souvent. »
Prince Charles-Joseph de Ligne



Dicton du jour :
« Pour la Sainte-Berthe se cueille l'amande verte, si elle n'est pleine que de lait il faut laisser mûrir le blé. »


    
Proverbe du jour :
« C'est un jour long qu'un jour sans pain. »



Événement du jour :
1190 :
départ de Vézelay de Philippe Auguste, et de Richard Cœur de Lion pour la troisième croisade.
1776 : déclaration d'indépendance des États-Unis.
Elle n'est vraiment reconnue qu'après le traité de Versailles de 1783. Les révolutionnaires français s'inspirent fortement des idées maçonniques qui s'y trouvent.
1848 : mort de François René de Chateaubriand.
Né en 1768 à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand, est l'un des inspirateurs du courant romantique, auteur des Mémoires d'Outre-Tombe, d'Atala et du Génie du Christianisme, il a aussi une carrière politique qui l'amène à servir Napoléon comme ambassadeur à Rome, avant de se rallier aux Bourbons en 1814-1815, et à voter la mort du Maréchal Ney. Il finit par appartenir aux Ultraroyalistes à la Chambre.
1995 : acquittement de 9 sauveteurs anti avortement à Paris.
1987 : Les jurés de la Cour d'assises de Lyon condamnent Klaus Barbie à la réclusion à perpétuité. L'ancien chef de la Gestapo de Lyon était accusé de tortures, d'exécutions, de déportations, notamment celle de 44 enfants juifs d'Izieu en 1944.



L'historiette :
La peur de Constance Dufort

Son regard se figea, son sang se glaça, il devint livide devant ce spectacle : cet homme au désespoir, le visage dans les mains, assis sur le parapet du rempart, allait sauter. Et c’était lui, Jam, qui allait devoir l’en empêcher. Lui et ses deux fidèles compagnons : son mal de vivre et sa dépression larvée. Pourquoi, mais pourquoi ? La peur qui lui enserra la poitrine lui coupa un instant la respiration : pire que craindre pour sa propre vie, être responsable de celle d’un autre. Un parfait inconnu, qui plus est.

Lire la suite de l'historiette:
La soirée avait pourtant bien commencé : dessinateur de bandes dessinées en villégiature chez l’un de ses amis, il avait décidé d’arpenter les remparts de la vieille ville d’Angoulême pour lutter contre son angoisse de la page blanche. Pénétré de l’atmosphère paisible des lieux, il sentait frémir son imagination à l’agonie depuis des mois. Le plateau dominait les vallées de la Charente et de l’Anguienne, rayonnant sous le soleil couchant, et déjà il entrevoyait les personnages de son prochain album : une belle angoumoisine, recluse dans une vieille maison au pied de l’illustre cathédrale ; un amour, des chats, et beaucoup d’humour et de rebondissements ; un pilote, grand vainqueur du circuit des remparts, vaillant comme... Michel... merde !
Encore un cul-de-sac, une fausse piste, un plagiat... Alors qu’il allait lui-même céder à l’anéantissement et se noyer dans son incapacité crasse, la silhouette tremblotante au loin dans le couchant, les jambes dans le vide, l’avait harponné.
Son premier réflexe fut de chercher autour de lui un témoin local à qui passer lâchement le flambeau de sa sinistre découverte. Pas âme qui vive, évidemment, en ce début de soirée en pleine semaine. Ah, les villes de provinces !...
Il accéléra pourtant le pas en direction de l’inconnu avant de se figer de nouveau, terrorisé par l’inconscience de son propre comportement. Ne pas courir, ne pas crier, ne pas effrayer le malheureux par des gestes brusques et désordonnés ! Pas question d’être responsable de sa chute, in fine.
Modérant son ardeur, il s’approcha d’un air faussement dégagé et s’accouda au parapet, toute son attention focalisée sur le malheureux. Le soupir d’aise qu’il poussa théâtralement sonna faux jusque dans ses baskets, le plongeant dans une honte immédiate.
— Le paysage est magnifique, risqua-t-il pourtant.
— Foutez-moi la paix, marmonna le gars, sans même écarter son visage de ses mains.
Le bougre était récalcitrant. Et au fond du bac.
— Je m’appelle Jam, commença maladroitement le dessinateur.
— Qu’est-ce que ça peut me foutre ?
— Jam, ce n’est pas mon vrai nom, s’entêta l’autre en rougissant jusqu’aux oreilles, c’est un nom d’artiste.
La situation était grave, tout indiquait que l’homme était aux abois : son pardessus, soigneusement plié à ses côtés, témoignait du souhait caractéristique d’ordonner ses affaires avant le grand « départ ». Sans doute trouverait-il son portefeuille avec ses papiers à l’intérieur. L’homme était d’ailleurs bien vêtu, il portait certainement son plus beau costume.
— Vous savez, poursuivit Jam en s’approchant un peu plus, chaque être humain traverse des moments pénibles dans sa vie.
L’homme soupira, renifla puis se racla douloureusement la gorge. Voilà qu’il étouffait un sanglot ! L’artiste sentit ses propres angoisses surgir, convoquées par la douleur de cet autre en perdition.
— Parfois, parler à un inconnu est plus facile qu’à sa propre famille... Que ce soit votre femme, votre maîtresse, votre job ou votre vie, je peux tout entendre.
L’homme sursauta et tourna sa face de lune entre deux âges vers lui. Ses yeux bouffis et larmoyants en disaient long sur sa détresse. Jam reçut les effluves de sa souffrance comme un tsunami. Il avala sa salive, impressionné.
— Vous savez, continua-t-il courageusement en fixant son regard au loin dans la vallée, par-delà la cime des arbres, je traverse moi-même une crise créative et sans vouloir présumer de ce que vous vivez...
— Vous êtes marteau ? coassa l’homme en essuyant du revers de la main son nez coulant.
Il sautilla sur la margelle, accélérant illico le pouls de Jam : il fallait à tout prix le faire descendre. Au loin, en contrebas, les toits des maisons lui rappelaient qu’une chute des remparts serait fatale.
Les suicidés savent bien ce qu’ils font, songea-t-il avec amertume, et dire qu’il faut que ce soit moi qui me le cogne ! Comme si je n’avais pas assez d’emmerdes comme ça, entre ma femme, mon éditeur et ces foutues pages blanches !
L’homme se dandina d’une fesse sur l’autre, arrachant le dessinateur à son nombril :
— Non ! s’écria-t-il, éperdu.
Perdant lui aussi son regard vers l’horizon, l’homme contracta douloureusement sa face, semblant retenir toute sa détresse pour la concentrer dans ses poumons. Finalement, avec un soupir d’extrême agacement, il s’empara de son manteau. Ce geste rassura Jam, qui ne comprit pas pourquoi, immédiatement après, il se jeta très contradictoirement dans le vide qui s’ouvrait devant eux.
Poussant un cri de terreur, le dessinateur se pencha, suivant d’un regard torturé l’inévitable dégringolade du corps du suicidé le long du rempart... un mètre plus bas.
Se réceptionnant lestement sur ses jambes, l’homme se retourna et lui jeta un regard furibond, accompagné d’un geste éloquent :
— Je suis allergique aux pollens, imbécile heureux !
Tout en pestant pêle-mêle contre l’altruisme déplacé, l’empathie de pacotille et les touristes envahissants, l’importuné dévala le gazon en pente douce qui s’étirait aux pieds des remparts d’Angoulême, se dirigeant au loin vers son Audi sagement garée en bordure du parc.
Une série d’éternuements sonores retentit comme un au-revoir, précédent de justesse le claquement furibond de la portière.



Bonne journée à toutes et tous
Soleil, chaleur sont de retour
les juillettistes vont en profiter
J'aime l'été, c'est la joie de vivre
et il passe très vite, amusons-nous.



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Mar 4 Juil - 12:32

 En amour, il n'y a que les commencements qui soient charmants. Je ne m'étonne pas qu'on trouve du plaisir à recommencer souvent. »
Ben  non!!!On  sait  ce  qu'on  a  ..  On  ne  sait  pas ce  qu'on  récolterait!!!


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Mer 5 Juil - 6:57

Peut être pire, peut être mieux
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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Mer 5 Juil - 6:57




Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Antoine-Marie Zaccaria.
Demain, nous fêterons les Marietta Goretti ainsi que les Nolwenn et Noyale.

Le 5 juillet est le 186e jour de l'année du calendrier grégorien, le 187e en cas d'année bissextile. Il reste 179 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 17e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la groseille.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 04
le soleil se couche à 21h 21
durée d'ensoleillement : 15h 16 (-1mn)



Citation du jour :
« Le cœur voit mieux ce qu'on lui refuse que ce qu'on lui donne. »
Sully Prud'homme



Dicton du jour :
« Chaud juillet sur frais juin, peu de blé mais bon vin. »


    
Proverbe du jour :
« Autant de pays, autant de guise. »



Événement du jour :
1194
: bataille de Frèteval.
Après une bataille perdue contre les Anglais, Philippe Auguste abandonne ses archives royales. Le Roi les fait en partie reconstituer en double et en laisse désormais une copie en permanence à Paris. En 1201, il crée aussi la fonction de Garde des Sceaux de France, car ces derniers étaient dans les archives perdues.
1793 : les Vendéens reprennent la ville de Châtillon.
1830 : prise d'Alger par l'armée française, début de la colonisation en Algérie.
1865 : L'Armée du Salut est fondée par le prédicateur évangélique britannique William Booth.
1911 : naissance de Georges Pompidou, Président Français.
1962 : le président français Charles De Gaulle reconnaît officiellement l'indépendance de l'Algérie.
Cela fait suite aux référendums des 8 avril et du 1er juillet. L'indépendance est proclamée.
1974 : la majorité civique passe de 21 à 18 ans, en France.



L'historiette :
Voleur de pages de Tristan Alleman

Le type entra dans la librairie, roulant de drôles de z'yeux d'envie. D'envie de livres, d'envie de lire, d’envie de dire, d’envie de raconter. Une envie qui l'avait pris comme vous prend soudain une envie de dessert, ou un désir d'être aimé.
Il voyagea autour d'un étalage de bouquins récents, drôlement bien disposés pour fendre l’œil d'un curieux. Mais le type ne s'y attarda que le temps de chercher ailleurs, autre chose.

Lire la suite de l'historiette:
Plus loin, croisant d'autres clients, il suivit un rayonnage aux ouvrages poussiéreux, sans doute oubliés. Puis il se dit que rien ne l'intéressait vraiment, que son envie n'était que passagère de vent léger. Il revint vers la porte vitrée, bousculant un drôle de type au sourire figé, immobile. Celui-ci se retourna et ils se regardèrent sans parler.
« Je voudrais pas crever ! » murmura le type bousculé, avant de s'éclipser dans le creux d'un livre ouvert qui traînait à terre.
L'autre type ramassa le bouquin, dispersa les flocons de nénuphar qui en voilaient le titre et sourit. « Je voudrais pas crever » répétait la couverture du livre. Le type plongea résolument à l'intérieur du bouquin, feuilletant les pages sans innocence.
Le premier texte était un poème de deux pages et le type fut drôlement réjoui. « Je voudrais pas crever » disait le poème, « je voudrais pas crever. » Justement ce qu'il cherchait.
Quand il ne put plus résister aux rimes, aux images et aux couleurs des mots, il eut envie de l'acheter. Ses doigts qui fouillaient sa poche trouée ne ramenèrent à la surface du monde qu'un bouton rouge désuet, une mine de crayon carbonisée et deux feuilles de charme entortillées, comme des reflets de sa promenade au bois.
« Fauché... »
Ses yeux, qui ne comprenaient rien aux problèmes financiers, continuaient de briller en s'attachant au poème. Et celui-ci, qui se piquait au jeu, commençait à briller aussi.
Irrésistiblement, le type agrippa les feuillets du livre et, jetant un coup d'œil circulaire, arracha deux pages d'un mouvement sec plein de sueur...
Il partit sans s'enfuir, s'enfuit sans se presser, se pressa sans siffloter... Mais une vendeuse vint l'arrêter, héla les gendarmes occurrents, expliqua le forfait, porta plainte – Boris Vian riait aux éclats dans son bouquin détérioré ! – et témoigna devant le tribunal tandis que le type se morfondait dans une cellule crasseuse de prison sans livre.
On l'invita, on l'incita, on l'exhorta, on l'obligea à restituer les deux pages volées afin de rendre sa complétude à Boris Vian – qui riait toujours... Mais rien n'y fit. Le type refusait. En l'absence de toute collaboration de sa part, il fut condamné à crever.

Devant le bûcher, la guillotine, le bourreau et la potence, on lui demanda une ultime fois s'il désirait enfin rendre les pages volées.
« Je voudrais pas crever » rit-il borisviamment.
Aussitôt, la sentence tomba comme un couperet.
« Vous allez donc crever ! » déclara solennellement le juge chargé de l'affaire.
Mais le type s'en foutait : en prison, il avait appris le texte par cœur.



Bonne journée à toutes et tous
Les oiseaux pépient et sont contents
Le soleil brille dans un ciel bleu azur
la chaleur, l'été sont bien présents
profitons de cette période des plaisirs
qu'elles nous offrent, montagne, campagne, mer,
Les petits plaisirs et bonheurs de l'été.



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Mer 5 Juil - 11:01

« Le cœur voit mieux ce qu'on lui refuse que ce qu'on lui donne. »


C'est  souvent  vrai  hélas!!!


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Jeu 6 Juil - 6:39



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Marietta Goretti ainsi que les Nolwenn et Noyale.
Demain, nous fêterons les Raoul ainsi que les Aubierge et Ralph.

Le 6 juillet est le 187e jour de l'année du calendrier grégorien, le 188e en cas d'année bissextile. Il reste 178 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 18e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la gesse.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 05
le soleil se couche à 21h 21
durée d'ensoleillement : 15h 15 (-1mn)



Citation du jour :
« Ne mens pas pour le plaisir de parler. »
Hésiode



Dicton du jour :
« Ciel de juillet rouge au matin, est un pluvieux voisin. »
« Si juillet est beau, Prépare tes tonneaux. »


    
Proverbe du jour :
« À folle demande point de réponse. »



Événement du jour :
1203 :
prise de la tour de Galata par les croisés lors du siège de Constantinople.
1495 : bataille de Fornoue.
Le Roi de France Charles VIII défait la Ligne de Venise à Fornoue. C'est à l'issue de cette bataille que nait l'expression « Furia Francese ».
1815 : Davout évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre.
1833 : mort de Pierre-Narcisse Guérin, peintre français.
1885 : Louis Pasteur pratique la première vaccination contre la rage sur le jeune Joseph Meister.
Bonjour !Aujourd'hui, nous fêtons les Marietta Goretti ainsi que les Nolwenn et Noyale.Demain, nous fêterons les Raoul ainsi que les Aubierge et Ralph.Le 6 juillet est le 187e jour de l'année du calendrier grégorien, le 188e en cas d'année bissextile. Il reste 178 jours avant la fin de l'année.C'était généralement le 18e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la gesse.à Marseille :le soleil se lève à 6h 05le soleil se couche à 21h 21durée d'ensoleillement : 15h 15 (-1mn)Citation du jour :« Ne mens pas pour le plaisir de parler. »HésiodeDicton du jour :« Ciel de juillet rouge au matin, est un pluvieux voisin. »« Si juillet est beau, Prépare tes tonneaux. »    Proverbe du jour :« À folle demande point de réponse. »Événement du jour :1203 : prise de la tour de Galata par les croisés lors du siège de Constantinople.1495 : bataille de Fornoue.Le Roi de France Charles VIII défait la Ligne de Venise à Fornoue. C'est à l'issue de cette bataille que nait l'expression « Furia Francese ». 1815 : Davout évacue la capitale et démissionne de son poste de ministre de la Guerre.1833 : mort de Pierre-Narcisse Guérin, peintre français.
1885 : Louis Pasteur pratique la première vaccination contre la rage sur le jeune Joseph Meister.
1965 : la France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide.Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.
Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.
1971 : Le grand Satchmo n'est plus. Louis Armstrong, le génial trompettiste et chanteur qui a contribué plus que quiconque à faire reconnaître le jazz comme partie intégrante de la culture américaine, s'est éteint dans son sommeil, deux jours après son 71e anniversaire.



L'historiette :
Balade entre deux mondes au bord de l'eau de Merlin28

Je suis Merlinéa, immortelle gardienne des secrets du petit peuple. Mes enfants : les fées, lutins et autres farfadets...
Pour la saison d’été vous pourrez, selon mon bon vouloir, me trouver le long de l’Eure dans le vieux Chartres, entre la collégiale Saint André et l’église St Pierre.

Lire la suite de l'historiette:
Pour ceux qui ne le savent pas, Chartres se situe à l’emplacement de la légendaire forêt des Carnutes, célèbre pour ses réunions de druides.
Nous sommes le 1er Mai, c’est la fête de Baltane, seul moment de l’année pendant lequel le monde des mortels peut nous voir.
La période est idéale, les lumières de Chartres battent leur plein et la magie opère. Je dois, lors de cette nuit, choisir celui qui aura le privilège d’être mon partenaire. Il devra être sans attaches, avoir le cœur pur et l’esprit ouvert.
Mon terrain de chasse : la cathédrale.... J’aime me fondre dans le vitrail de Notre Dame de la Belle Verrière ou Vierge Bleue, je peux voir sans être vue et ce choix n’est pas anodin, le secret tant convoité du bleu de Chartres m’appartient et c’est la couleur de mes yeux. Ce que je peux vous en dire : c’est un subtil mélange d’alchimie et de techniques ancestrales.
L’amour inconditionnel que je porte à cet édifice en est la clé. Un jeune homme, la trentaine style archéologue ténébreux, sûr de son charme, s’arrête devant le vitrail, il est subjugué par l’intensité du regard de Notre Dame et a l’impression qu’elle le regarde. Il ne me voit pas... pas encore.
J’ai trouvé mon partenaire. Je quitte le vitrail sous une forme éthérée pour me placer derrière lui et le frôler, je lui murmure « suis-moi !... »
Un doux parfum l’interpelle...
J’en appelle aux fées, simples libellules à ses yeux pour lui tourner autour dans un ballet aérien plein de grâce et de légèreté. Afin d’aiguiser sa perception et le rendre plus réceptif, elles le guident jusqu’au centre du labyrinthe. Une vague de chaleur passe sur lui, il en frissonne, ferme les yeux pour savourer l’instant. Lorsqu’il les rouvre, ma silhouette est en face de lui, certes immatérielle, une simple aura, mais cela le bouleverse. Il tend la main mais elle se referme sur du vide, il fait un pas... Commence alors un jeu de piste dans les jardins de l’évêché, c’est plus fort que lui, il doit avancer, il veut comprendre...
Arrivé à la collégiale Saint André, il perçoit de la musique, des rires et des voix, en se penchant sur le pont, un amphithéâtre se dessine sur l’eau... on y joue « Songes d’une nuit d’été ».
Mais c’est impossible ! Il ferme les yeux... Je glisse alors ma main dans la sienne et lui murmure « regarde ! », il les rouvre et la scène est toujours là... Ce pont est un passage vers le monde du petit peuple, mon royaume, une fois qu’il l’aura franchi nous serons tous réels à
ses yeux... encore quelques pas... Je pose mes lèvres sur sa main et lui intime d’avancer... Il arrive au bout du pont, j’ai rompu le contact mais deux
écureuils malicieux ont pris le relais (deux farfadets en réalité) qui, par leurs pitreries, arrivent à lui faire franchir les derniers mètres.
Il pose enfin ses pieds de l’autre côté. Et là, comme par enchantement, tout devient clair... bizarrement cela ne le surprend pas et me conforte dans mon choix.
Une naïade lui montre la rivière, il s’avance, c’est le moment que je choisis pour sortir de l’eau, je suis entièrement nue, ma beauté lui coupe le souffle. Chaque goutte illuminée par le soleil caresse ma peau et épouse mes formes généreuses... je lui tends la main en lui souriant. Il me rejoint, je suis face à lui, mes longs cheveux cuivrés cachant à peine ma nudité, je le noie dans mon regard, il ne peut plus reculer, il est mien... Je pose alors mes lèvres sur les siennes et recule lentement dans l’eau, nous nous enfonçons sous la surface...
Le décor change de nouveau : un immense palais de cristal prend vie devant ses yeux, je l’y conduis. Où qu’il pose son regard tout n’est que grâce et volupté,
autour de lui le petit peuple batifole, n’oublions pas que c’est la fête de Baltane, nuit où tout est permis...
J’emmène mon bel amant dans mes quartiers privés, un lit immense à baldaquin trône au milieu de la pièce. Dans la pièce attenante, un grand bassin de pierre dans lequel se jette une cascade invite à la baignade. Nous nous y rendons, aucun mot n’est nécessaire, un regard, un geste suffit.
Tandis que je pénètre dans l’eau, il se déshabille, son corps est parfait et promet bien des plaisirs. Il me rejoint, la décence veut que je jette un voile pudique sur ce qui suit, il est juste question de passion, de caresses, de soupirs...
Je suis sûre que votre imagination fera le nécessaire... Au petit matin, tout ceci a disparu, seul un grand cygne blanc nage à la surface de l’eau... du jeune homme aucun signe...
Alors si d’aventure, un soir de 1er Mai vous vous aventurez près du lavoir Saint Hilaire, vous entendrez, peut être les amours du petit peuple et les miens....



Bonne journée à toutes et tous
Le soleil brille et chauffe au firmament
Les oiseaux sont content et pépient
La pelouse un peu moins, elle fait la gueule
Le chat est alangui sur la terrasse
et moi je barjaque avec vous en sirotant mon café.



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Jeu 6 Juil - 10:36

et moi je barjaque avec vous en sirotant mon café


Connais  pas  ce  verbe  Auzelles!!!


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Jeu 6 Juil - 16:30

Définition du Larousse :


  • En Suisse et dans certaines régions (Savoie, Provence), bavarder, parler pour ne rien dire.
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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Ven 7 Juil - 6:33


Le sentier d'or de Carry le Rouet

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Raoul ainsi que les Aubierge et Ralph.
Demain, nous fêterons les Thibaut ainsi que les Edgar le Pacifique et Thiébaud.

Le 7 juillet est le 188e jour de l'année du calendrier grégorien, le 189e en cas d'année bissextile. Il reste 177 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 19e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la cerise.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 05
le soleil se couche à 21h 20
durée d'ensoleillement : 15h 14 (-1mn)



Citation du jour :
« La honte ça passe quand la vie est longue. »
Jean-Paul Sartre



Dicton du jour :
« Juillet c'est le mois des moissons, on met la faux au sillon. »


    
Proverbe du jour :
« Un héritage est une terre à labourer. »



Événement du jour :
1456 :
fin du procès de révision du premier procès de Sainte Jeanne d'Arc.
Le procès et la condamnation de Jeanne d'Arc de 1431 sont frappés de nullité par les envoyés pontificaux.
1492 : le Roi Charles VIII confirme les privilèges de la Bretagne.
1752 : naissance de Joseph Marie Jacquard, mécanicien français, inventeur du métier à tisser qui porte son nom.
1904 : les congrégations religieuses interdites d'enseigner, celles dont c'est la vocation sont interdites d'exister.
1941 : Beyrouth est occupé par les troupes de la France libre et les forces britanniques.
1971 : inauguration du pont de Noirmoutier.
2005 : Le jour de l'ouverture du sommet du G8 en Écosse, des bombes explosent dans trois rames de métro à Londres et dans un bus faisant 56 morts (dont les 4 kamikazes) et 700 blessés. Un groupe islamiste, s'identifiant comme "l'Organisation Al-Qaïda/Jihad en Europe", inconnu jusqu'ici, a revendiqué la responsabilité des attentats dans un communiqué sur internet.
2007 : publication par le pape Benoît XVI du motu proprio Summorum Pontificum.
Le motu proprio rappelle qu'un prêtre n'a besoin d'aucune autorisation pour célébrer la Sainte Messe selon le rite tridentin. Fait inhabituel, il est accompagné d'une lettre pastorale adressée aux évêques, destinée à mettre fin au conflit avec les Catholiques traditionalistes. L'Église réhabilite la messe de saint Pie V, la messe en latin d'avant Vatican II, sans remettre en cause la liturgie issue de Vatican II, la messe de Paul VI.



L'historiette :
Mauvaise plaisanterie de Aubry Françon

Le samovar est encore fumant. Sacha se sert une autre tasse de thé, de ce « Tchaï » noir et brûlant qui, plus sûrement que la vodka, permet de tenir durant les longues nuits d’astreinte.
Le poste d’aiguillage numéro quarante baigne dans le silence. Seul le vent qui s’engouffre au travers des planches disjointes du cabanon interrompt la quiétude de la froide et humide nuit muette. Au loin, les ombres des verdoyantes collines hérissées de bouleaux se détachent en dessous de la voûte du firmament qui domine la ville endormie de Sverdlovsk.

Lire la suite de l'historiette:
Sacha réajuste ses fines lunettes rondes sur son nez avant de feuilleter négligemment la dernière édition des Izvestia. Cette solitude ne lui pèse nullement. Au contraire, il n’a pas à supporter les sarcasmes de ses deux collègues, Anatoli et Yevgraf. Ces ivrognes invétérés ne lui laissent aucun répit : moqueries, surnoms dégradants, bourrades et autres tapes supposément viriles sur l’épaule, rien ne lui est épargné. Pour Sacha, c’est un pensum quotidien. Aussi, ces tours de garde nocturnes sont des oasis de tranquillité, de salutaires respirations, loin des beuglements avinés qui résonnent d'ordinaire, en journée, entre les quatre murs du poste.

Le prochain train à destination de Kazan ne devant dérouler son convoi que dans une heure, Sacha ne se presse pas. Eclairé par une chandelle vacillante, il époussette, restes de son frugal dîner, les quelques miettes éparpillées sur le bureau.

Soudain, événement inhabituel à cette heure-ci, la sonnerie stridente du téléphone retentit, le tirant de ses divagations intérieures. Y aurait-il un problème en amont ou en aval de la gare de triage ?

Sacha se saisit de l’écouteur et murmure un « oui ? » timide dans le micro de l’appareil fixé à la cloison.

— Alexandre Iorgueïvitch Kosgoulatov ?
— Oui.
— Quelqu’un t’appellera dans deux minutes. Sois prompt à décrocher camarade !
Le court dialogue prend fin sur cette sèche injonction. Sacha est livide. Des rumeurs courent dans l’oblast sur des coups de fils inopinés. Se pourrait-il que...?

La gorge nouée, il attrape l’exemplaire de « La mère » qui ne quitte jamais le fond de sa besace, l’accompagnant dans tous ses déplacements. Ce livre, dédicacé par Maxime Gorki en personne, est un peu un porte-bonheur pour Sacha, soit un péché matérialiste au paradis du socialisme mais, quoi qu’il en soit, une relique précieuse pour son propriétaire. Caresser la couverture de l’ouvrage rassure Sacha et le rassérène un peu.

L’instant fatidique survient.

Après avoir fébrilement décroché le téléphone et le plus vite possible, ainsi que l’ordre lui en a été intimé, Sacha attend que son interlocuteur décline son identité et lui expose les motifs de son appel. Étrangement, rien ne se passe et, dans son oreille, il ne perçoit qu’un souffle rauque. Il se risque à prononcer un « Allo ? » hésitant.

— Camarade Sacha ?

Le timbre de voix de son correspondant, bien qu’étouffé et noyé dans une friture de parasites, est puissant, martial, intransigeant.

— C’est moi.
— As-tu deviné qui je suis ou faut-il que je me présente telle une vulgaire babouchka ?

Sacha bégaie une réponse inintelligible et entrecoupée de claquements de dents :
— Euh, oui, non, enfin, je crois, euh...
— Je suis Joseph Vissarionovitch Djougachvili. Dois-je te préciser de quel métal on prétend que je suis fait ?

Sacha n’a pas le loisir de répliquer que, déjà, l’homme enchaîne :
— Connais-tu Ossip Mandelstam, camarade Sacha ?
— Oui. C’est un poète mais il est interdit de le lire. C’est un ennemi du peuple, un contre-révolutionnaire ! s’emporte un Sacha mort de trouille, dans un effort désespéré pour faire bonne impression.
— Oui, c’est un adversaire de notre chère patrie. Néanmoins, j’admire la hardiesse avec laquelle il m’a dépeint.

Il se met alors à réciter avec un rude accent géorgien :
— Nous vivons sourds à la terre sous nos pieds,
À dix pas personne ne discerne nos paroles.
On entend seulement le montagnard du Kremlin,
Le bourreau et l'assassin de moujiks.
Ses doigts sont gras comme des vers,
Des mots de plomb tombent de ses lèvres.
Sa moustache de cafard nargue,
Et la peau de ses bottes luit”
Je te laisse le soin de compléter avec la suite, camarade Sacha...
— Je ne la connais pas, camarade Président.
— Tu mens ! A l’instar de tout citoyen soviétique, je te surveille. Ne l’oublie pas. Maintenant, reprends ton travail.

La communication est coupée. Terrorisé, Sacha demeure aphone. Il sent un liquide chaud lui imbiber le bas-ventre tandis que des relents de pisse emplissent ses narines. Brutalement, une douleur fulgurante dans le thorax le précipite au sol. Son cœur malade n’a pas résisté au choc. Sacha tente de se redresser, puis s’effondre mollement sur le plancher. Définitivement.

À une cinquantaine de mètres de là, deux hommes sont allongés sur un talus. A leur côté, un téléphone de campagne est artisanalement branché à la ligne conduisant au poste d’aiguillage numéro quarante. Une bouteille vide atteste qu’il n’a pas vraiment été question de sobriété entre les deux compères.

Le plus bedonnant émet un rot sonore et s’esclaffe : « Tu crois que le petit Sacha nous a démasqués ? »

L’autre, un malingre dégingandé au crâne oblong et chauve lui rétorque, un grand sourire aux lèvres : « Penses-tu ! Ça lui apprendra à ce binoclard à nous snober ! On a dû lui coller la frousse de sa vie. Tiens, si on en buvait un autre pour fêter ça ? »

Joignant le geste à la parole, il agrippe le goulot d’une gourde qui émerge d’un panier à provisions et avale une longue rasade. A son tour, son acolyte s’inonde le gosier de l’âpre breuvage, s’écriant après, comme à une noce : « À la santé de ce pauvre con de Sacha ! »

Son complice de beuverie le corrige : « Non, Anatoli. A la santé du père des peuples. A la santé du camarade Staline ! »

____

À Ossip Mandelstam (1891-1938), poète et essayiste russe, mort de faim et de froid au goulag de la Kolyma.



Bonne journée à toutes et tous
Déjà vendredi et la fin de la semaine
un beau et chaud weekend s'annonce
Profitez bien de l'été, il passe vite
et l'hiver est long et froid.


Plage de Sainte Croix, Martigues

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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Ven 7 Juil - 14:11

 Auzelles.. Pour  l'épheméride et  pour  ton  explication  au  sujet  du verbe


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Sam 8 Juil - 6:45



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Thibaut ainsi que les Edgar le Pacifique et Thiébaud.
Demain, nous fêterons les Amandine ainsi que les Hermine, Irma et Marianne.

Le 8 juillet est le 189e jour de l'année du calendrier grégorien, le 190e en cas d'année bissextile. Il reste 176 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 20e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du parc.



à  Marseille :
le soleil se lève à 6h 06
le soleil se couche à 21h 20
durée d'ensoleillement : 15h 13 (-1mn)



Citation du jour :
« Par les airs du valet, on peut juger du maître. »
Destouches



Dicton du jour :
« À la Saint-Thiébaut sème tes raves arrache tes aulx. »


    
Proverbe du jour :
« Si tu marches vite, tu attrapes le malheur ; si tu vas lentement, c'est le malheur qui t'attrape. »



Événement du jour :
1621 :
naissance de Jean de La Fontaine.
Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.Il meurt le 13 avril 1695 à Paris. Voir la chronique du jour.
1789 : des troupes royales commandées par le duc de Broglie et le général Besenval se massent autour de Paris
1937 : sortie de prison de Charles Maurras.
60 000 parisiens rendent un hommage national à Charles Maurras à sa sortie de prison, où il a été mis par les socialistes et les communistes du Front populaire. C'est la maréchale Joffre qui préside au Vélodrome d'hiver, où 30 000 Parisiens l'ovationnent. Tous les dirigeants républicains ou monarchistes sont présents, seul manque le colonel de la Roque, président du PSF, le parti social français.
1943 : Jean Moulin, fondateur du Conseil national de la Résistance, succombe aux tortures de la Gestapo à l'âge de 44 ans. Il avait été arrêté le 21 juin à Caluire, près de Lyon, où il avait organisé une réunion secrète.    
1998 :Début de l’ "affaire Festina"
La voiture de l’équipe Festina est interceptée quelques jours avant le premier jour du Tour de France. À son bord, le soigneur belge Willy Voet n’a aucune possibilité de dissimuler les nombreux produits dopants (EPO) qu’il transporte. Immédiatement arrêté, il passera aux aveux avec Bruno Roussel, le directeur sportif de l’équipe. Un dopage organisé existait bel et bien au sein du groupe. Les coureurs, dont Richard Virenque, finiront eux aussi par avouer leur implication dans ce trafic. Les cyclistes sont mis hors course et devront attendre leur procès jusqu’en 2000.



L'historiette :
Le Costume sombre de Robert Pastor

Depuis trois jours, la température flirtait avec les trente degrés. Le soir, elle ne semblait pas vouloir fléchir. Sans une once de vent, l’air était devenu irrespirable. La météo n’annonçait aucune amélioration avant le début de la semaine suivante. J’avais laissé un message sur le répondeur de Maman pour qu’elle pense à s’hydrater. Dans l’appartement, les fenêtres étaient ouvertes et les volets montés.

Lire la suite de l'historiette:
J’ai pris une douche et je me suis allongé. Les rideaux ondulaient faiblement. J’ai fini par trouver le sommeil. Un peu avant minuit, j’ai senti les lèvres qui me brûlaient. Je me suis levé pour boire un verre d’eau. Des voix remontaient du parking en contre-bas. Je suis sorti sur le balcon pour fumer une cigarette. Dans les bacs, la terre que j’avais arrosée la veille était déjà desséchée. Des jeunes gens discutaient une bière à la main. J’ai pensé qu’un peu de compagnie éviterait de s’apitoyer sur son sort. Le ciel était noir, bien plus noir que les nuits précédentes. De temps en temps, une lune blafarde perçait au milieu des nuages. Un peu de pluie nous ferait beaucoup de bien.

En songe, une lande m’est apparue. Le vent couchait les herbes hautes. Au loin, je discernais une forme humaine, une femme qui errait le cheveu défait dans une large robe blanche. Ses bras brassaient l’air en formant de larges moulinets. J’ai pensé à ma mère. À la première heure, j’appellerai pour prendre de ses nouvelles. Ces images ont tourné en boucle dans ma tête. Une nuit précédente, j’avais vu cette même femme allongée au milieu d’un lit de pétales rouges.

Je n’ai pas retrouvé immédiatement le sommeil. Vers une heure du matin, il y eut ce coup de tonnerre. Le son rebondissait sur les façades des immeubles en s’amplifiant. Les vitres ont vibré. Un éclair a strié le ciel et la pluie s’est mise à tomber. Les gouttes de plus en plus grosses frappaient le toit de zinc. À partir de cet instant, j’ai su que la nuit était perdue. Le vent rabattait la pluie sur les fenêtres. Je me suis calfeutré malgré la chaleur qui régnait. J’ai saisi le dernier Vargas Llossa qui traînait sur le chevet et j’ai repris la lecture à l’endroit où je l’avais abandonnée la veille. À chaque page que je tournais, je voyais l’image de cette femme perdue dans la lande.

Un peu après cinq heures du matin, le téléphone a sonné. Au début j’ai pensé que la sonnerie faisait partie de mon rêve. J’ai eu juste le temps de décrocher pour entendre sa voix. C’était Maman. D’une voix nasillarde, elle me demandait de venir le plus rapidement possible. Je n’ai pas eu le temps de répondre, elle avait déjà raccroché. J’ai pensé à cette réunion à laquelle j’avais été convié. J’avais décliné la précédente. J’ai imaginé une autre excuse. Je me suis préparé un café. Je faisais des allers-retours pour choisir quels vêtements j’emporterai. Au fur et à mesure que la valise se remplissait, je comptais les jours que je resterais loin de chez moi.

Il y avait ce costume sombre que j’avais porté à la mort de mon père. J’ai hésité, je ne l’ai pas pris comme si je voulais en le laissant conjurer un sort. J’ai commandé un taxi. En sortant de l’appartement, j’ai sonné chez mon voisin de palier. Je crois que je l’ai réveillé. Il a accepté de prendre soin de mes plantes. Je m’absenterais quelques jours. À peine assis dans le taxi, la pluie est tombée à nouveau. J’ai dit « Gare de l’Est » et le taxi a démarré. À la gare, j’ai avalé un autre café. Il était sept heures quand le train a quitté la ville. J’ai dormi une bonne partie du voyage.

Ma cousine est venue me prendre. Les nouvelles n’étaient pas bonnes. Maman était aux urgences, en réanimation. Dans le courant de la matinée, son état s’est empiré. Maman s’est éteinte un peu avant midi. Je me suis fait des reproches. Sans ces atermoiements, je serais arrivé à temps. Ma présence aurait peut-être changé le cours des choses.

En retournant à l’hôtel, j’ai défait ma valise. Le costume sombre était là, au milieu de mes autres effets. J’étais persuadé de l’avoir laissé. J’ai rejoué dans ma tête les derniers instants juste avant de quitter le domicile. Je me suis vu à deux ou trois reprises sortir le costume du placard, le plier soigneusement et le poser dans la valise. J’avalai une gorgée de café et je changeai d’avis pour le remettre à sa place. Je me suis dit que la vie ne tenait à pas grand-chose : un manque de concentration et la mort vous happerait le temps d’une hésitation.



Bonne journée à toutes et tous
Le jour est levé, les entrées maritimes sont là
mais le soleil essaie de percer, la chaleur est là
Le coucou fait son show ainsi que le coq
les cigales ne sont pas encore en concert
mais ça va venir... patientons



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Sam 8 Juil - 11:02

 Auzelles.. Bonne  journée


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Dim 9 Juil - 8:40


Coucou les forumeurs

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Amandine ainsi que les Hermine, Irma et Marianne.
Prénoms fêtés autrefois : Procule.
Demain, nous fêterons les Ulrich.

Le 9 juillet est le 190e jour de l'année du calendrier grégorien, le 191e en cas d'année bissextile. Il reste 175 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 21e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la menthe.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 07
le soleil se couche à 21h 19
durée d'ensoleillement : 15h 12 (-1mn)



Citation du jour :
« La seule idée qu'apporte la philosophie est la simple idée de la raison, l'idée que la raison gouverne le monde et que, par conséquent, l'histoire universelle s'est elle aussi déroulée rationnellement. »
Friedrich Hegel



Dicton du jour :
« Après Saint-Procule arrive la canicule. »


    
Proverbe du jour :
« Qui n'empêche pas le mal, le favorise. »



Événement du jour :
1429 : victoire de jeanne d'arc à Troyes.
1590 : Henri IV prend St-Denis.
1789 : l'Assemblée se déclare Assemblée nationale Constituante.
1918 : consécration des armées alliées au Sacré-Cœur.
1944 : Les troupes alliées commencent à libérer la Normandie.
1960 : un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
1970 : la durée du service militaire français est ramenée à un an.
1995 : Le Rainbow Warrior II intercepté à Mururoa
2006 : La France en finale contre l’Italie. La coupe du monde de football.



L'historiette :
Il n'y a pas de sot métier de Bruno Teyrac

Nous sommes en 2025. Le taux de chômage est de 7%. Cependant, depuis une réforme du mode de calcul, le sens de ce pourcentage a changé : cela signifie que seulement 7% de la population active a du travail, et encore s'agit-il dans les deux-tiers des cas de métiers non pas sots puisqu'il n'y en a pas selon l'adage, mais carrément stupides, franchement absurdes, vraiment déconcertants.
Parmi ceux-ci : diseuse de mésaventure, baiseuse de bonne devanture, gratteuse de dos, renifleur de vestiaire, occupeuse de toilettes, rat de bibliothèque, chatte de librairie, coach en lâcheté, joueuse de mots, souffre-douleur, moulin à paroles, faux-jeton, vraie-jetée, brise-glace, casse-couilles, remueuse de cappuccino, esthète à chiennes, expert-coupable, démoralisatrice, boxeur non-violent... Si étant sans emploi vous refusez une offre de ce genre, promeneur de serpent ou laveuse de poules, par exemple, vous êtes radié des listes et vous allez vous faire voir ailleurs.
Dans ce contexte, on peut comprendre qu'Alain Proviste, soixante-trois ans, ait accepté sans hésiter le poste qu'on vient de lui proposer, à dix ans de la retraite ce n'est pas le moment de faire la fine bouche, d'autant qu'il n'a pas fini de rembourser son emprunt immobilier sur quarante ans – soit quatre-cent quatre-vingt mensualités.

Lire la suite de l'historiette:
Criminel factice, telle est la dénomination officielle de son nouveau job, qui consiste à jouer le rôle d'un délinquant, d'un dealer, d'un cambrioleur ou d'un terroriste – selon les besoins – pour l'entraînement des forces de l'ordre, qui entretiennent leurs aptitudes de façon régulière et assidue. Pas de gilet pare-balles, tout doit être aussi proche de l'authenticité que possible. Pour Alain, d'un côté, il s'agit de sauver sa peau, pour les policiers et les gendarmes, de l'autre, de le capturer, le neutraliser ou l'abattre, selon les circonstances et la dangerosité du criminel.
Dès le premier jour, Alain est mis en situation : il sera un serial killer pourchassé par le G.I.G.N.
— Mais je ne vais pas m'en tirer vivant ! proteste-t-il.
— Rassurez-vous, dans un premier temps, il vont chercher à vous neutraliser. Ils ne vont pas vous dézinguer tout de suite. Ce ne sont pas des brutes.
Pour Alain, le cauchemar se termine par une balle dans le bras gauche, un moindre mal, mais un mal de chien quand même ! Lorsqu'il se rend au chevet de notre héros, le chef lui dit en guise d'encouragement :
— C'est le métier qui rentre !
— J'aurais préféré qu'il rentrât moins fort et moins profond, lui confie Alain grimaçant de douleur.
Comme il n'a pas l'intention de se tuer au travail, Alain demande une dérogation pour un emploi plus calme, moins physique, et sans armes à feu si possible. Il ne reste plus de place d'employé fictif. Dommage.
— Quand je pense que ces veinards sont payés à ne rien faire ! se dit-il, envieux.
En revanche, on recherche un testeur de médecines occultes alternatives. Un charlat... un magicien du nom de Maurice Delille, dit Melchior Nabuchodonosor a besoin d'un volontaire sur lequel tester ses formules, ses potions, ses sortilèges et ses enchantements.
Le jour même, rendez-vous est pris. Alain se rend au cabinet de Melchior, lequel est heureux de l'accueillir. Une fois les présentations faites, on se met rapidement au travail.
— Installez vous. Je vais vous jeter un sort – bénéfique, rassurez-vous – et nous verrons s'il est suivi des fées.
— De quel effet ?
— Non, des fées ! Vous savez, ces petites créatures surnaturelles qu'on trouve dans les bois, généralement pourvues d'ailes et gentilles avec les humains.
— Ah, oui, les fées ! Les fées de serre, les fées de surprise, les fées Kiss Cool. D'accord, ça marche. Allez-y, balancez-le moi, votre sort !
Le mage exécute une sorte de chorégraphie mystérieuse en déclamant des incantations incompréhensibles. C'est d'un ridicule absolu. Une fois le rituel accompli, il s'approche d'Alain.
— Vous avez senti ? s'enquiert-il à voix basse.
— Quoi ? Votre haleine ? Ah oui ! Ça vous arrive de vous brosser les dents ?
— Mais non ! dit le charlatan, irrité. Avez vous ressenti quelque chose ?
— Euh... non.
— Les fées... Vous n'avez pas senti les fées vous effleurer de leurs petites ailes satinées ?
Alain juge préférable de lui faire plaisir ou tout du moins de ne pas le contrarier.
— Ah, c'était donc ça ! J'ai cru que c'était une saleté de mouche... C'étaient des fées ? Waouh !
Le druide déploie un large sourire.
— Ça n'est pas sorcier de lui faire plaisir, après tout, se dit Alain. Il décrète silencieusement que désormais, tout marchera ! Il est payé pour ça et, entre nous, ça vaut mieux que de se prendre des pruneaux dans le bide pour le même prix.
Semaine après semaine, le magicien prend confiance en ses pouvoirs, tant et si bien qu'il finit par se considérer comme le plus puissant des magiciens de tous les temps. Plus rien ne lui paraît impossible, pas même voler. C'est ainsi qu'un beau jour il se retrouve au bord d'une falaise, une cinquantaine de mètres au dessus des récifs, récitant une formule de son invention. Alain a pourtant tout fait pour l'en dissuader, en vain. Melchior s’élance et, bien sûr, retombe aussitôt. Ainsi s’achève son illustre existence et, du même coup, le contrat de travail qui le liait à Alain, lequel se retrouve une fois de plus au chômage.
Dès le lendemain, il se rend à l'agence pour l'emploi. Que va-t-on donc lui proposer – ou plutôt lui imposer – cette fois-ci ? Traducteur de SMS ? Quichaïolo ?
— J'ai quelque chose pour vous, lui dit son interlocutrice. Un poste d'employé fictif vient de se libérer. À moins que vous ne préféreriez rabat-joie ou banqueroutier ?
Le choix n'est pas difficile. Alain n'espérait pas mieux. Employé fictif, oui, et alors ? Il n'y a pas de sot métier.



Bonne journée à toutes et tous
Un dimanche bien reposant se prépare
ici pour le moment c'est sous la pluie
une pluie toute fine mais salvatrice
pour nos jardins et notre terre, ils apprécient.
Donc dimanche tranquille en famille ou entre amis.



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par marianne le Dim 9 Juil - 10:31

j adore!!!!! merci!!!
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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Dim 9 Juil - 11:11

2006 : La France en finale contre l’Italie. La coupe du monde de football.
Suis  pas  fan  de foot mais  ce  fût   un  grand  moment!!!


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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Auzelles le Lun 10 Juil - 7:25



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Ulrich.
Demain, nous fêterons les Benoît ainsi que les Olga.

Le 10 juillet est le 191e jour de l'année du calendrier grégorien, le 192e en cas d'année bissextile. Il reste 174 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 22e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du cumin.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 08
le soleil se couche à 21h 19
durée d'ensoleillement : 15h 11 (-1mn)



Célébrations de demain :
• Journée mondiale de la population



Citation du jour :

« La source de nos chagrins est d'ordinaire dans nos erreurs. »
Jean-Baptiste Massillon



Dicton du jour :
« Pluie du dix juillet, Pluie de sept semaines. »


    
Proverbe du jour :
« Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. »



Événement du jour :
1547 :
duel entre Jarnac et La Châtaigneraie.
1637 : enregistrement des lettres patentes portant création de l'Académie française.
1863 : Maximilien d'Autriche se voit offrir la couronne d'empereur du Mexique.
1900 : Inauguration du métro parisien.
1940 : abolition de la Troisième République, début de l'Etat français.
1976 : loi sur la protection des animaux.
Cette loi punit de 6000F et 6 mois d'emprisonnement quiconque détruit un œuf d'aigle. Par contre la loi du 31 décembre 1982 fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d'un œuf humain et oblige tout Français à y participer.
1985 : les services secrets français attaquent le Rainbow Warrior.
Le bateau de l'organisation écologiste Greenpeace coule dans le port d'Auckland en Nouvelle-Zélande : 1 mort.
1985 : Naufrage du navire Rainbow Warrior, appartenant au mouvement Greenpeace, à la suite d'un sabotage dirigé par les services secrets français.



L'historiette :
Vice versa de Francine

Les lumières tamisées ocrent les murs vides, les volets à claire-voie laissent entrevoir les fleurs de marronniers. La cour déserte somnole aux doux rayons du soleil de septembre.
La porte de la penderie largement ouverte, une douce odeur de lavande s’échappe du réduit. Sagement repassée, sur des cintres en bois, prête pour un défilée, toute une garde-robe me tend les bras. Nu face à ce spectacle, juché sur des escarpins, je tâte les matières fluides et soyeuses.

Lire la suite de l'historiette:
Face au miroir j’observe les traits de ce visage. Nez fin, le front large, les pupilles dorées sondent ce reflet. Un beau petit mec. Les filles s’agglutinent et ricanent bêtement quand je parcours le couloir du lycée pour prendre mes affaires dans mon casier.
Je baisse les yeux sur ce corps de jeune homme, le torse imberbe, le ventre plat ; puis descend le regard vers cet appendice qui pendouille entre mes cuisses. Je le prends à pleine main et le martyrise un peu.

Je regarde par la fenêtre de la Tour Rose la vie qui se promène sur les boulevards. Des hommes jeunes, vieux, déambulent tantôt à droite, tantôt à gauche. Les corps musculeux roulent sous les blousons. Les femmes sont pressées, jupe virevoltante, foulard au vent. Le soleil joue dans leur chevelure. Par mimétisme je caresse mes cheveux et glisse une boucle derrière l’oreille.

Seul dans la chambre, mon cerveau tangue et balance. Je m’allonge sur ce grand lit blanc, les yeux fixant le plafond. J’attends. Une boule d’angoisse me serre la gorge. Puis un immense espoir me submerge. Mes yeux pleurent, mon cœur sourit. J’ai peur. J’ai hâte. J’ai peur.

La honte n’existe plus. Je ris fort et haut d’un son cristallin, pur comme un torrent de glacier. Ma poitrine se soulève et hoquette nerveusement. Je suis sûre de moi. J’ai confiance. Les nappes immaculées attendent les invités. A ce colloque d’anciens élèves je vais faire sensation !
Mon cou de cygne majestueux s’incline légèrement, mon buste avenant s’empourpre quand je pense à ces jeunes années...

Le lit est froid. La lumière crue. Je suis impatient. Le cathéter sur ma main droite est le premier bijou de ma nouvelle essence. Ma langue est râpeuse, ma gorge sèche. Je jette un coup d’œil à la penderie pour m’assurer de ne pas rêver.

A l’angle de la pièce une psyché me renvoie l’image d’une femme belle et bien proportionnée. Mes mains caressent cette peau douce et ferme. Le tissu moiré de mon sarong jette un feu d’artifice comme mille petits éclats de rubis.
J’entends des bruits indistincts, les portes de l’ascenseur, des pas dans le corridor...

L’infirmière entre dans la chambre, elle me sourit. D’un geste professionnel elle vérifie le somnifère que l’on m’injecte dans les veines. Mon sang sera-t-il le même ou aura-t-il changé lui-aussi ?
Je pars vers l’inconnu. Vers mon destin. Vers ma vraie vie.

Déjà les premiers invités s’approprient les lieux. Souvent en couple, ils hésitent, se saluent, s’interpellent. Des groupes se forment. Le son monte. Les verres passent de mains en mains. Tout n’est qu’éclats et glapissements. Certains se reconnaissent comme s’ils s’étaient quittés la veille. D’autres se dévisagent, timides, mal à l’aise. Tous semblent chercher qui et où. Mon dieu, mais c’est bien lui, enfin « elle »...

Les couloirs se défilent. Mes paupières sont lourdes. Les ténèbres envahissent l’espace. Déjà je ne ressens plus rien. Dans mon cocon ouaté les bruits s’assourdissent en musique lente. Le brancard roule comme une île flottante. Je suis bien. Je ne pense à rien. Si peut-être au loin à un idéal avec deux petits seins dressés sous le corsage et le ventre tiède assoiffé de désir...
Des portes battantes. Le noir. L’oubli.

Je les vois tous réunis dans cette salle de restaurant. Ils n’ont pas changés. Hâbleurs, séducteurs virils. Grandes gueules et costards croisés !
Ils me regardent. Ils me voient enfin !
Je les observe. Ils me dévisagent. Je devine d’avance qui aura le regard dur et qui me fera un clin d’œil.
J’ai attendu ce moment si longtemps !
D’un léger mouvement d’épaule, je m’apprête à m’avancer. Une mèche de cheveux vivement rejetée vers l’arrière d’un coup de tête. Je lance un regard circulaire, souris. Je me racle la gorge, lève mon verre et déclare :
« Je suis heureuse de vous accueillir ! »



Bonne journée à toutes et tous
Une nouvelle semaine commence et juillet suit son train
Pour certains les vacances sont là, juillet est un beau mois
tout comme juin et aout, septembre est plus tendre
Passez une bonne semaine ici ou là.



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Re: Epheméride du mois de Juillet

Message par Scarlett le Lun 10 Juil - 11:37

 Auzelles, toujours  fidèle...


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